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13. février 2008

LES DOCTRINES DU BOUDDHISME HINAYANA (OU PETIT VEHICULE)

Par Bryan Wilson

Le Bouddhisme Hinayana est souvent considéré comme représentant la tradition bouddhique la plus proche des enseignements originels du Bouddha Gautama. Ces doctrines ressemblent très peu à celles établies par le Christianisme ou par les autres religions monothéistes. Aucun des enseignements du Bouddhisme Theravada n’indiquent l’existence d’un Être suprême ou d’un Dieu – créateur. Plutôt que d’être le résultat d’un Dieu – créateur, le monde phénoménal est perçu comme n’ayant pas de substance, et l’homme est considéré comme tout aussi non permanent et sans âme immortelle. Toute forme d’existence est caractérisée par la souffrance, et la raison d’être des enseignements bouddhiques vise à libérer l’homme de cette condition. Les circonstances présentes de l’homme sont la conséquence de son karma, la loi de cause à effet, suivant laquelle les actions des vies antérieures déterminent pratiquement toujours les conditions de vie future. Les vies étant comme les maillons d’une chaîne de causalité, il existe une origine conditionnelle à chaque renaissance. Ainsi, l’homme n’est pas amené à la vie par un Dieu – créateur et il n’existe aucun concept de Dieu – sauveur, puisque seule la connaissance permet à l’homme de pouvoir se libérer de la souffrance de la chaîne des naissances renouvelées. Chaque homme, guidé par l’instruction religieuse, doit tracer sa propre voie sur le chemin de la connaissance. Le Bouddhisme ne nie pas l’existence des Dieux en tant que tels, mais ces êtres ne constituent pas des objets de vénération et ils ne remplissent pas de rôles spécifiques. (Ils sont en fait les restes et les accumulations d’autres traditions religieuses que le Bouddhisme a incorporés.) Même si les concepts de Dieu – créateur ou de Dieu – sauveur, d’immortalité de l’âme et de punition ou de gloire éternelles ne sont pas présents dans le Bouddhisme Hinayana, il n’en reste pas moins que le Bouddhisme s’est vu accordé aisément et universellement, le statut d’une religion.

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17. janvier 2008

LA DOCTRINE SCIENTOLOGUE RÉINCARNATION ET « KARMA »

Par Bryan Wilson

Il est dit des thétans qu’ils ont occupé d’innombrables corps depuis l’éternité des temps.
Ainsi la Scientologie embrasse une théorie, qui si elle en diffère sur certains points, partage les principales hypothèses de la théorie de la réincarnation telle que maintenue dans l’Hindouisme et le Bouddhisme.
L’importance donnée par la Scientologie aux conséquences présentes et futures des actions passées, ressemble au concept du karma.
De fâcheux résultats découlent des actes néfastes qui constituent un aspect de l’implication dans l’univers matériel.
L’idéal pour un thétan est de n’effectuer que des actions rationnelles et d’être cause : c’est-à-dire qu’il doit déterminer le cours des événements dans son environnement immédiat.
Cette idée est une analogie évidente avec le concept oriental de la création de bon karma par les actions salutaires, pour le futur, même si les scientologues n’utilisent ni ces termes, ni ces concepts.
Les événements des vies antérieures affectent le présent, mais au moyen des techniques développées par la Scientologie, il est possible de se les rappeler, de les confronter et les sources spécifiques des problèmes actuels peuvent ainsi être localisées.
Ceci est à la base de la guérison spirituelle – à savoir qu’on a l’opportunité de modifier les effets « karmiques » des actions passées.

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11. janvier 2008

LA DOCTRINE SCIENTOLOGUE : LES ÉTAPES DU SALUT

Par Bryan Wilson

Les conditions respectivement décrites comme « clair » et « thétan opérant » sont les deux principales étapes de la guérison et du processus sotériologique.
Le préclair qui découvre pour la première fois la Scientologie, est troublé par les impedimenta de la souffrance des expériences passées et émotionnelles.
L’audition a pour but de faire prendre conscience de ces choses afin que l’individu puisse communiquer avec son passé et confronter les événements ayant suscités une décharge émotionnelle, pour ainsi l’amener à un point où il puisse transcender cette décharge et passer en revue ces troubles oubliés, en toute sérénité et avec une conscience rationnelle.
Les effets néfastes se dissipent ainsi. Les blocages mentaux, les sentiments de culpabilité ou d’inadaptation, la fixation sur des traumatismes du passé ou sur les événements consécutifs aux bouleversements émotionnels, sont dépassés.
L’individu est amené dans le temps présent, à savoir qu’il est libéré des effets négatifs des événements qui se sont présentés sur la « piste du temps » du thétan, dans le passé de sa vie présente ou dans les vies antérieures.
En améliorant la communication, l’audition amène le thétan dans un état où les entraves du passé ont été éliminées. Il est défini comme étant un clair, c’est-à-dire un être qui ne possède plus de mental réactif et qui est autodéterminé, au moins en ce qui concerne sa propre personne.
Le Thétan opérant se trouve à un niveau supérieur du même processus, puisqu’il a aussi acquis le contrôle de son environnement. Il ne dépend plus du corps qu’il occupe pour le moment : il est en fait, considéré n’étant plus dans un corps.
En d’autres mots, on peut dire que le Thétan opérant est un être qui a réalisé son plein potentiel spirituel, qui a atteint le salut. Dans la dernière édition du livre Qu’est-ce que la Scientologie ? (p. 222) il est dit « qu’au niveau du thétan opérant, on s’occupe de l’immortalité de l’individu en tant qu’être spirituel. On s’occupe du thétan lui-même en relation avec l’éternité…il existe des états supérieurs à celui de l’homme mortel »

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06. janvier 2008

L’EVOLUTION DES IDÉES SCIENTOLOGUES : LES VIES ANTÉRIEURES

Par Bryan Wilson

Au milieu des années cinquante, Hubbard avait déjà pressenti que les vies antérieures pouvaient avoir de l’importance dans l’explication des problèmes de l’homme.
La fondation qu’il établit à Elizabeth dans le New Jersey se consacrait, à cette époque, à l’étude des avantages potentiels « du souvenir » des « circonstances du décès dans les précédentes incarnations » [Joseph A Winter, A Doctor’s Report on Dianetics: Theory and Therapy, New York : 1951, p. 1891.
Cet intérêt aboutit en un engagement positif, à propos de l’idée que les expériences néfastes des vies antérieures (et celles de tout début de la vie présente), étaient responsables de la création d’ « engrammes » (impressions ou images mentales formant le mental réactif, associées à la souffrance et à la non conscience et qui sont à l’origine des maladies, des inhibitions et donc du comportement irrationnel).
La Dianétique et la Scientologie devaient donc inclure l’élimination de tels « engrammes ».

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01. janvier 2008

LES SIMILITUDES AVEC LE BOUDDHISME ET L’ECOLE DU SANKHYA

Par Bryan Wilson

Les mécanismes de la vie, tels que caractérisés par la Scientologie, sont considérablement similaires à ceux embrassés, à la fois par le Bouddhisme et l’école Sankhya de l’hindouisme.
L’accumulation d’une banque réactive dans l’esprit est en quelque sorte similaire à l’idée du karma.
Le concept des vies antérieures a beaucoup de choses en commun avec les théories de la réincarnation, présentes dans les religions orientales.
L’idée de pouvoir accéder à des niveaux de conscience se trouve dans le Yoga (l’école du Yoga est très proche de celle du Sankhya), et il est dit du yogin qu’il peut parvenir à une puissance surnaturelle.

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30. décembre 2007

LA MORALITÉ DANS LA SCIENTOLOGIE

Par Bryan Wilson

Il est parfois suggéré qu’une des caractéristiques de la religion est de prescrire un code moral, même si la force avec laquelle les religions s’engagent vis-à-vis d’un code spécifique de morale, varie considérablement.
La Scientologie commença avec l’expression de buts généraux d’amélioration du potentiel de chaque individu. Quand elle se mit à insister sur la liberté, elle adopta une approche de la moralité, plus permissive que celle exprimée par les églises chrétiennes traditionnelles. Cependant, dès le tout premier exposé sur la Dianétique, Hubbard établit clairement que l’individu était responsable de ses propres limitations : qu’un thétan était fondamentalement bon et qu’il diminuait ses propres pouvoirs en se permettant de commettre des actions néfastes.
L’audition oblige l’individu à confronter ses problèmes et à assumer la responsabilité de son propre bien-être. Il doit reconnaître les actions néfastes qu’il a commises dans sa vie présente et dans ses vies antérieures.
Dans une importante publication, Introduction à l’éthique de la Scientologie, L. Ron Hubbard établit les standards éthiques requis d’un scientologue et dit clairement qu’un engagement vis-à-vis des valeurs morales, est fondamental à la foi.
Le but de l’individu est la survie – à savoir la survie dans l’ensemble des huit dynamiques, partant de la préoccupation de soi-même et de la famille et finissant avec la préoccupation afférente à l’aspiration ardente à une existence sous forme d’infini, la dénommée dynamique de Dieu [voir le paragraphe «la doctrine de Scientologue : les huit dynamiques »].
La survie, en tant que concept scientologue, se conforme à la préoccupation principale de toutes les religions le salut. Une action éthique est sensée refléter un comportement rationnel servant ce dessein. En conséquence, Hubbard insiste sur le besoin que l’individu a de se conduire suivant des standards éthiques et de se comporter rationnellement, s’il veut obtenir son propre salut et faciliter celui de l’humanité.
Ainsi, d’une manière analogue à celle que les bouddhistes ont de s’engager personnellement à faire des bonnes actions, car c’est là le moyen d’améliorer leur futur karma, le scientologue apprécie un comportement rationnel – à savoir éthique – relatif à l’obtention de la survie, pour lui-même et pour les groupes embrassés par les huit dynamiques.
Hubbard déclara dans ses écrits : « L’éthique est l’ensemble des actions que s’impose l’individu pour amener les autres et lui-même à la survie optimale sur toutes les dynamiques. Les actions éthiques sont des actions de survie. Sans éthique nous ne survirons pas. [p. 17].
La survie n’est pas seulement une survie. Il s’agit plutôt d’une survie dans une condition d’à propos. « La survie se mesure par le plaisir» [p. 301. Ainsi, comme dans le Christianisme, le salut entraîne un état de bonheur. Mais «seuls un coeur pur et des mains propres sont le moyen de survivre et d’être heureux [p. 29] en conséquence et en pratique, parvenir à survivre demande le maintien de standards moraux.
Hubbard écrit : «Quant aux idéaux, à l’honnêteté, à l’amour du prochain, ce sont des choses sans lesquelles une bonne survie n’est pas possible. [p. 23].
Les valeurs morales de la Scientologie intègrent les codes moraux, mais vont plus loin en affirmant la rationalité essentielle des valeurs morales scientologiques. L’application de celles-ci est considérée comme la seule possibilité de redressement et de rédemption de la dégradation de la moralité contemporaine et des activités des personnalités anti-sociales.
En 1981, Hubbard formula un ensemble de préceptes moraux, soi-disant basés sur le sens commun. Il décrivit la brochure dans laquelle ils furent présentés « comme un travail individuel … ne faisant pas partie d’une quelconque doctrine religieuse et voulut que ceux – ci fussent largement diffusés car ils représentaient une solution au déclin des standards moraux de la société moderne. Ce code fait largement écho au Décalogue et aux autres préceptes de la moralité chrétienne, mais il est exprimé dans une langue moderne et renferme une justification sociale, fonctionnelle et pragmatique de la plupart des principes présentés.
Le code interdit le meurtre, le vol, le mensonge, les actes illégaux, les mauvaises actions envers les gens de bonne volonté. De plus, il implique également la fidélité envers les partenaires sexuels, le respect des parents, l’aide aux enfants, la modération, le soutien d’un juste gouvernement ; la réalisation des obligations le respect des autres croyances religieuses, le soin de la santé et de l’environnement, le travail et la compétence. Il renferme en termes positifs et négatifs une version de la règle d’or qui est souvent traduite dans la tradition chrétienne comme ne faites pas aux autres ce que vous ne voulez pas qu’ils vous fassent.
La brochure recommande avec insistance à ses lecteurs de la faire connaître aux personnes dont le bonheur et la survie les préoccupent.

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11. décembre 2007

LA SCIENTOLOGIE EST-ELLE UNE RELIGION ? PROFESSEUR FLINN

Par Bryan Wilson

Dans le cadre d’une compilation de traités universitaires, édité par le sociologue jésuite, le Professeur Joseph H. Fitcher, S.J., de Loyola Université à la Nouvelle Orléans, [Alternatives to American Mainline Churches, New York : Rose of Sharon Press, 1983], Frank K. Flinn, maintenant Professeur auxiliaire des études religieuses à l’Université Washington de Saint Louis dans le Missouri, aborde en détail, la question du statut religieux de la Scientologie. Il se penche pour commencer sur le statut de la Dianétique :

« Nombre de commentateurs déclarent que la Scientologie est une thérapie mentale déguisée en religion. Le coeur de la question est de savoir s’il est possible de séparer la “thérapie” de la “religion” ou même de la “philosophie”, au moyen d’une règle claire et nette. Le mot therapeuo (“guérir, soigner, restaurer”) revient fréquemment dans le Nouveau Testament et se réfère sans discriminer, aux guérisons spirituelles et physiques de Jésus de Nazareth… »

« Même si la Dianétique a des tendances religieuses et spirituelles, il ne s’agit pas encore, d’une religion au plein sens du terme… La Dianétique ne promet pas ce que l’on peut appeler des récompenses transcendantales, comme l’aboutissement normal de sa thérapie. Elle promet néanmoins des récompenses “transnormales”.
… Deuxièmement, au stade Dianétique du mouvement, les engrammes remontaient, au plus tôt, à l’état foetal… troisièmement, la Dianétique ne se composait que de quatre “dynamiques” ou “aspirations à la survie” – le Soi, la sexualité, le groupe et l’humanité… Quatrièmement, les techniques d’audition appliquées dans la phase Dianétique [n’utilisait pas] l’électromètre. »

« Il a largement été discuté du moment où la Scientologie est devenue une religion. On pourrait considérer l’enregistrement officiel de la “Hubbard Association of Scientologistes” à Phoenix, en Arizona, en 1952 ou considérer l’établissement de la “Founding Church of Scientology”, en 1954. Cependant, l’enregistrement officiel et légal ne nous indique pas quand les concepts spécifiquement religieux se développèrent dans la propre conscience de l’Église. Pour autant, ces débats rappellent la réminiscence des disputes du XIXème siècle, sur la naissance du Christianisme : Pendant la vie de Jésus ? A la Pentecôte ? Au travers du ministère de Paul et des Apôtres ? » (pages 96-97)

Flinn considère ensuite les quatre facteurs mentionnés ci-dessus, lors du passage de la Dianétique à la Scientologie et note que le premier facteur, le passage aux buts transcendantaux, est marqué par le passage du but de « clair » au but visant à la reconnaissance d’un «thétan opérant » et ajoute : « Le concept de “thétan” n’indique plus une condition mentale, mais est désormais analogue au concept chrétien “d’esprit” ou “d’âme” qui est immortelle et supérieure au cerveau et à l’esprit. «(p. 98). Deuxièmement, les engrammes remontent désormais aux vies antérieures. Troisièmement, de nouvelles dynamiques furent ajoutées, pour inclure la survie des animaux, l’univers matériel, l’esprit et l’infinité. Et quatrièmement, l’électromètre fut introduit. Il en dit «De la perspective que je suggère,… il est préférable de considérer l’utilisation de l’électromètre comme un “sacrement technologique”. Tout comme ce qui poussent les chrétiens à définir un sacrement (par exemple le baptême) en tant que “signe extérieur et visible d’une grâce intérieure et invisible”, les scientologues considèrent l’électromètre comme l’indicateur externe et visible d’un état interne et invisible (“clair »).» (p. 99).
Et Flinn ajoute ce commentaire supplémentaire :

«Le mot religion vient de religare qui veut dire “ramener ensemble”. Cela me conduit à élargir la définition de la religion à un système de croyances exprimé en symbole qui ramène ensemble les vies d’individus et/ou de groupes, qui établit un ensemble de pratiques religieuses (rituels) et qui est soutenu par un mode de vie organisé. Les croyances, les pratiques et le mode de vie lient les vies des gens, de façon à donner à leurs existences, une justification ultime. Si toutes les religions renferment des éléments rudimentaires affiliés à ces trois aspects, certaines insistent, par exemple, sur le système d’organisation, ou mode de vie plutôt que sur le système de croyances ou pratiques rituelles. Avec la Scientologie, on a l’exemple d’un groupe qui commença avec les pratiques religieuses (les techniques d’audition), puis qui développa très vite, une solide structure ecclésiastique et qui seulement après cela, formalisa son système de croyance en credo. Cela ne veut pas dire que le système de croyances n’était pas latent lors des phases précédentes de l’évolution de l’Église. Simplement, il n’était pas codifié de manière formelle [de la façon dont) la technologie de l’organisation l’était, dès le début. » (pages 104, 105)

Par « solide structure ecclésiastique », Flinn fait allusion à l’organisation générale de la Scientologie, à son système de cours et de procédures d’audition, progressivement plus avancés.

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08. décembre 2007

ÉLÉMENTS EXOTÉRIQUES ET ÉSOTÉRIQUES DE LA SCIENTOLOGIE

Par Bryan Wilson

L’image publique de la Scientologie ne se conforme pas aux stéréotypes habituels des religions.
Sa littérature se divise en une littérature exotérique très connue, offrant surtout des conseils pratiques aux gens sur la façon de résoudre leurs problèmes de communication, de relations humaines et de conserver une vision intelligente, rationnelle et positive de la vie, et une littérature ésotérique.
Cette littérature explique la métaphysique de la Scientologie. Elle présente la théorie du thêta sa dégradation suite à son implication avec MEST et le processus des vies antérieures, et explique un moyen par lequel l’Homme peut acquérir — autrement dit, regagner — des aptitudes spirituelles.
C’est dans cette littérature que les éléments de la croyance scientologique sont expliqués, et sont exprimés en termes se rapprochant plus des théories en vigueur dans les mouvements religieux que celles qui sont présentées dans la littérature exotique du mouvement.
La Scientologie n’est pas une religion unique parce qu’elle fait la distinction entre l’enseignement ésotérique et exotérique.
Au sujet du principe énoncé par Jésus «J’ai encore bien des choses à vous dire mais elles ne sont pas à votre portée maintenant » (Jean 16 :12) et par Paul qui faisait la distinction entre l’aliment solide pour les adultes et le lait pour les enfants (1 Cor. 3 :1-3 et Hébreux 5 :12-14), plusieurs mouvements chrétiens ont toujours fait la distinction entre les pratiques et les doctrines élémentaires et avancées.
La tradition gnostique générale en marge du Christianisme fut catégoriquement engagée envers la préservation des doctrines ésotériques, et les mouvements contemporains, parfois identifiés par les érudits comme des cultes « de type gnostique », ont souvent fait ces distinctions.
La Science chrétienne constitue un bon exemple car ceux qui aspirent à devenir pratiquants, reçoivent un enseignement général rehaussé de su jets enseignés par des enseignants spécialisés dans des cours particuliers, dont le contenu demeure confidentiel.
Ces cas mis à part, l’église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours n’admet à ses cérémonies spécifiques que les Mormons dont la réputation est sans tâche et qui reçoivent une permission de leur évêque : cela signifie, inter alia, qu’ils ont payé leur dîme correspondante à 10 pour cent de leurs revenus : personne d’autre ne pouvant assister à ces rituels.
Plus près du courant protestant, les Pentecôtistes ne divulguent la signification entière de leur enseignement et de leur pratique des « dons de l’esprit » que durant les services spécifiques et non durant les réunions organisées pour attirer un auditoire non-Pentecôtiste.
La justification de cette différence est également un principe d’enseignement : les ouvrages de référence ne sont disponibles qu’à ceux qui ont suivi antérieurement des cours élémentaires leur permettant d’assimiler un enseignement de niveau supérieur.
La Scientologie a adopté cette ligne de pensée, car son enseignement exige des efforts concentrés et systématisés de la part des étudiants.

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23. novembre 2007

Scientologie : les caractéristiques d’une religion – système de croyance

En ce qui concerne le système de croyances de la Scientologie, il existe un matériel religieux très vaste dans lequel un universitaire intéressé doit s’orienter. De plus, la Scientologie, tout comme les autres traditions religieuses de l’histoire, se développe, a évolué et continue de le faire. On peut mentionner des ouvrages clés écrits par L. Ron Hubbard tels que « La Dianétique : la puissance de la pensée sur le corps « , « Scientologie, les Fondements de la pensée« , « Les conférences de Phoenix« , tout comme les volumineux manuels de formation et de gestion. Mais cela ne serait que la partie visible de l’iceberg représenté par les écritures de la Scientologie. À la base de tout, on trouve les écrits de L. Ron Hubbard qui constituent la seule source d’inspiration de toutes les doctrines scientologues concernant l’audition et la formation.

Suite aux interviews que j’ai effectués auprès de scientologues et d’après les études que j’ai faites de leurs Écritures, j’ai pu conclure que les membres de cette Église adhèrent à un credo de base, dans lequel ils reconnaissent que l’Homme est fondamentalement bon, que l’esprit peut être sauvé et que la guérison des souffrances à la fois spirituelles et physiques vient de l’esprit. In extenso, le credo affirme :

Nous, les membres de l’Église, croyons :

  • Que tous les hommes, quelle que soit leur race, couleur ou croyance, ont été créés avec des droits égaux ;
  • Que tous les hommes ont le droit inaliénable d’avoir leurs propres pratiques religieuses et de les exercer ;
  • Que tous les hommes ont le droit inaliénable de vivre leur propre vie ;
  • Que tous les hommes ont le droit inaliénable à leur santé mentale ;
  • Que tous les hommes ont le droit inaliénable d’avoir leur propre défense ;
  • Que tous les hommes ont le droit inaliénable de concevoir, choisir, assister ou soutenir leurs propres organisations, églises et gouvernements ;
  • Que tous les hommes ont le droit inaliénable de penser librement, de parler librement, d’écrire librement leurs propres opinions et de s’opposer, de se prononcer ou d’écrire sur les opinions des autres ;
  • Que tous les hommes ont le droit inaliénable de créer leur propre espèce ;
  • Que les âmes des hommes ont les droits des hommes ;
  • Que l’étude du mental et la guérison de maladies d’origine mentale ne devraient pas être séparées de la religion, ni tolérées dans les domaines non religieux ;
  • Et qu’aucun agent autre que Dieu n’a le pouvoir de suspendre ou de négliger ces droits, de façon ouverte ou couverte ;
  • Et nous, membres de l’Église, croyons : Que l’homme est fondamentalement bon ;
  • Qu’il cherche à survivre ;
  • Que sa vie dépend de lui-même, de ses semblables et de l’accomplissement de sa fraternité avec l’univers ;

Et nous, membres de l’Église, croyons que les lois de Dieu interdisent à l’homme :

  • De détruire sa propre espèce ;
  • De détruire la raison des autres ;
  • De détruire ou d’asservir l’âme d’un autre ;
  • De détruire ou de réduire la survie de ses compagnons ou de son groupe.
  • Et nous, membres de l’Église, croyons que l’esprit peut être sauvé et que seul l’esprit peut sauver ou guérir le corps.

Ce credo élabore et complète l’enseignement de la Scientologie sur les Huit Dynamiques. Une dynamique est un désir, une recherche ou une impulsion de survie, au niveau du Moi, du sexe (incluant la procréation en tant que famille), du groupe, de l’ensemble de l’humanité, de l’ensemble des choses vivantes, de tout l’univers physique, de l’esprit et pour finir, au niveau de l’Infini et de Dieu. Contrairement à certaines présentations publiques de la Scientologie, l’Église a toujours affirmé une croyance dans la dimension spirituelle et en particulier la croyance en un Être suprême. Les premières éditions de « Scientologie, les Fondements de la pensée » affirment expressément : « La Huitième Dynamique constitue le désir d’une existence en tant qu’Infini. Cela est également identifié comme l’Être suprême » (Fondements de la pensée, 1956). Il est attendu de la moyenne des croyants qu’ils se réalisent aussi complètement que possible, dans l’ensemble des huit dynamiques et obtiennent par là, une compréhension de l’Être suprême, ou comme les scientologues préfèrent le dire, de l’Infini.

Les scientologues définissent l’essence spirituelle de l’Homme comme un « thétan », ce qui est l’équivalent de la notion traditionnelle de l’âme. Ils croient que ce « thétan » est immortel et a habité différents corps au cours de « vies antérieures ». La doctrine scientologue de vies antérieures a de nombreuses affinités avec l’enseignement bouddhiste sur le samsara ou sur la transmigration de l’âme. J’en dirai plus sur l’âme, plus loin au paragraphe 16 (a).

Le credo de la Scientologie peut être comparé au credo classique chrétien de Nicaea (325 ap. J-C.), à la Confession luthérienne d’Augsburg (1530 ap. J.-C.) car, comme ces tout premiers credos, il définit à l’intention du croyant l’ultime propos de la vie et forme et détermine des codes de conduite et de culte conformes à ce credo. Il définit ainsi un ensemble d’adhérents qui souscrivent à ce credo. Tout comme les credos classiques, le Credo de l’Église de Scientologie donne un sens aux réalités transcendantales : l’âme, l’aberration spirituelle ou péché, le salut, la guérison par l’intermédiaire de l’esprit, la liberté du croyant et l’égalité spirituelle de tous.

D’après leur credo, les scientologues distinguent entre l’esprit « réactif » ou passif (inconscient) et l’esprit « analytique » ou actif. L’esprit réactif enregistre ce que les adhérents appellent des « engrammes ». Ce sont les traces spirituelles des maux, des blessures ou des chocs.

Il est dit que l’esprit réactif garde trace d’engrammes remontant à l’âge foetal et appartenant mêmes aux vies antérieures. La notion théologique des « engrammes » est très proche de la doctrine bouddhiste de la « trame d’enchevêtrement » remontant aux précédentes incarnations et entravant l’obtention de la connaissance totale. Les scientologues pensent qu’à moins de n’être libérés de ces engrammes, la capacité de survie de chacun aux niveaux des « huit dynamiques », joie, intelligence et bien-être spirituel est sérieusement atteinte. C’est en se fondant sur cette croyance ou cette connaissance spirituelle que les adhérents trouvent leur motivation pour passer par les nombreux niveaux d’audition et de formation, qui constitue la pratique religieuse centrale de la Scientologie. Je parlerai de l’audition et de formation avec de plus amples détails au paragraphe 16. On appelle « pré-clair » , le néophyte ou la personne qui commence le processus de l’audition/formation, et la personne qui n’a plus ses propres engrammes est appelée « clair ». Cette distinction peut être comparée à la distinction chrétienne entre le péché et la grâce et à la distinction bouddhiste entre la non-connaissane (sanskrit: avidya) et l’état de connaissance totale (bodhi).

Les scientologues ne parlent pas de l’état de clair simplement en termes de bien-être individuel. Ils pensent que l’audition et la formation ont un effet bénéfique sur la famille, le groupe, l’environnement et la sphère d’influence de la personne. En d’autres termes, l’effet bénéfique rejaillit sur l’ensemble des huit dynamiques. Les scientologues pensent également qu’il est de leur responsabilité d’améliorer le monde les entourant et qu’ils doivent aider leurs prochains à attendre l’état de « clair ». Ils pensent que lorsque suffisamment de personnes auront atteint l’état de clair, le propos central de la Scientologie, tel qu’énoncé par L. Ron Hubbard, sera réalisé : « Une civilisation sans démence, sans criminels et sans guerres où les individus compétents puissent prospérer, où les personnes honnêtes puissent exercer leurs droits et où l’homme soit libre de s’élever à des niveaux transcendants. » (Scientologie : Les Fondements de la pensée, 1956). Dans le cadre de cette quête visant à se défaire des conditions débouchant sur la non-confiance, la guerre d’auto-destruction, la Scientologie n’est pas différente de toutes les autres religions missionnaires ou évangélistes, à savoir le bouddhisme, le judaïsme, la chrétienté et l’Islam.

Trois des aspects des buts de la Scientologie visant à rendre la planète claire pour l’obtention d’une civilisation meilleure prouvent que le système de croyances de l’Église est pleinement fondé sur le modèle des autres grandes religions historiques, passées et contemporaines. Ces trois aspects sont a) son caractère missionnaire, b) son universalité et c) la notion de responsabilité et d’engagement ultime.

a) Premièrement, la quête religieuse de la Scientologie est envisagée en termes de mission sacrée, qui s’adresse à tous. Ainsi, les prophètes de la Bible tels qu’Amos, Isaïe et Jérémie eurent la révélation que leur mission était d’aller prêcher la paix, la justice et l’amour dans les nations du monde entier. De même, les missionnaires bouddhistes du deuxième siècle avant J.-C. ressentirent intérieurement un appel les poussant à aller répandre la parole de Bouddha en Extrême-Orient, à savoir en Chine, en Indochine, en Indonésie, en Corée et au Japon. Aujourd’hui, les missionnaires bouddhistes japonais répandent leur message en Europe et aux Amériques. Et, Jésus de Nazareth considérait son évangile comme ayant un but missionnaire ; en conséquence, il envoya ses disciples dans tous les pays. L’aspect missionnaire de l’Islam est si considérable qu’il représente à l’heure actuelle la religion historique se propageant le plus rapidement dans le monde, particulièrement en Afrique et en Asie orientale. Dans son effort de « mise au clair » de la planète dans le but d’une civilisation renouvelée, les efforts missionnaires de la Scientologie se conforment parfaitement au modèle des grandes religions.

b) Deuxièmement, la Scientologie considère sa mission en des termes universels. En conséquence, elle a décidé d’ouvrir des missions dans le monde entier, de façon à mettre la technologie d’audition et de formation à la disposition du monde entier. Le parallèle historique le plus évident avec une religion historique et traditionnelle, se trouve dans les instructions de Jésus à ses disciples: « Allez et enseignez à toutes les nations, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit » (Matthieu 28-19). Au huitième siècle avant J.-C., le prophète israélite Amos fut poussé à répandre la parole de Dieu, non seulement à Judas et à Israël mais aussi à Damas, Gaza, Ashkelon, Tyre, Sidon et Edom qui étaient tous des états-villes ne partageant pas les croyances d’Israël dans le Dieu des Pères (Amos, chapitre 1-2). Aujourd’hui, les musulmans établissent des mosquées complètement opérationnelles dans des villes telles que Londres, Los Angeles, Toronto et même Séoul, car ils croient en la valeur universelle de la parole du Prophète Mohammed. De même, les chefs spirituels bouddhistes et hindous védantistes amènent en nos lieux leurs enseignements sacrés et leurs façons de vivre car ils sont convaincus de l’application universelle de leurs enseignements. Une fois encore, sous cet aspect, la Scientologie suit le modèle des religions historiques, en ce qui concerne la propagation mondiale de sa technique d’audition et de formation qui, selon les missionnaires scientologues, sera bénéfique à l’ensemble de l’humanité.

c) Troisièmement, le but avoué de la Scientologie est d’aider suffisamment de personnes à atteindre l’état de « clair », pour que la destinée de la civilisation en soit améliorée. Ce but a le caractère d’une préoccupation et d’un engagement ultimes. Chacune des grandes religions historiques possède un noyau d’enseignements qui est à la source de l’irrésistible motivation de ses fervents, les poussant à remplir leur mission religieuse à l’échelle du monde entier, avec un sentiment d’urgence et de finalité.

Pour le bouddhiste, ce noyau d’enseignements se résume en la notion religieuse de « libération » (moksa) des liens emmêlés du désir insatiable et dans l’octroi de la béatitude par la pensée non égoïste (nirvana). L’écrit bouddhiste, le Dbammapada, voit le Bouddha déclarer : « Tous les chevrons (de ma vieille maison) sont cassés, la poutre maîtresse est brisée ; mes pensées sont pures d’illusions ; j’ai conquis l’extinction de mon désir insatiable » (section 154). Le caractère ultime de ce réveil est ce qui a motivé dans le passé et ce qui motive aujourd’hui chaque moine ou missionnaire bouddhiste.

Comme je l’ai mentionné plus haut, la croyance scientologue dans les vies antérieures et dans la réincarnation est très proche de l’idée bouddhiste de samsara ; de même, la notion scientologue de « mise au clair » a de sérieuses affinités avec la croyance bouddhiste dans le « moska ». À l’image des missionnaires bouddhistes qui tentèrent dans le passé d’offrir à tous les êtres sensibles, la «libération des désirs insatiables de l’existence, le missionnaire scientologue tente d’offrir à tout un chacun l’opportunité de se débarrasser des engrammes entravant la survie universelle, la paix et l’abondance, en devenant « clair ».

Les Bouddhistes Zen au Japon, cherchent à atteindre le satori ou « l’éclairement soudain », pour l’ensemble de l’humanité et la force de leur croyance les a amenés à fonder des monastères aux Amériques et en Europe. La conviction musulmane dans le caractère ultime de la parole du Prophète Mohammed (résumée dans le grand « shahada » : « Il n’y a de Dieu autre qu’Allah, et Mohammed est son prophète »  fournit aux missionnaires de l’Islam la conviction nécessaire pour procéder à des conversions à l’échelle mondiale. Dans la tradition biblique, le noyau de croyance le plus fort qui motiva et continue à motiver l’activité missionnaire, se trouve dans la profonde croyance en l’idée que Dieu désire le salut ultime et la Rédemption universelle de toute l’humanité. Ainsi le prophète Isaïe voyait le salut divin de toutes les nations, dans la création d’une Jérusalem céleste sur terre, où tout le vivant vénérerait l’unique et véritable Dieu (Isaïe 66, 22-23).
Dans le Nouveau Testament, la Rédemption forgée par Dieu en Jésus-Christ est considérée par l’apôtre Paul, non seulement comme le salut des Chrétiens ou même comme celui de toute l’humanité, mais comme une promesse de libération universelle, de restauration et de re-création du cosmos lui-même (Romain 8,19-23). Dans ce contexte, la croyance scientologue en la mission de « mise au clair de la planète », visant à déboucher sur une civilisation renouvelée, correspond dans l’ensemble au caractère ultime de la conviction qui caractérise la motivation et la foi des plus grandes religions historiques du monde.

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14. novembre 2007

L’audition

Par Régis Dericquebourg

La Scientologie est surtout connue par sa méthode d’audition. Pour les scientologues, elle est une voie spirituelle méthodique.
De quoi s’agit-il ?
L’audition a pour but de retrouver tous les événements de la vie présente ainsi que toutes les vies antérieures – sur la piste du temps. Parmi les faits retrouvés, les plus intéressants sont les épisodes traumatisants auxquels est aliénée une quantité d’énergie qui réduit les capacités car elle entrave l’action et la pensée rationnelle. Le travail de remémoration de ces événements et leur parcours (2) libère, par l’abréaction, l’énergie liée aux incidents qui se trouve ainsi disponible. Il s’ensuit un sentiment de bien-être. D’autre part, les incidents du passé sont considérés comme la source de maladies physiques ou psychiques. Leur reconnaissance et le travail que l’audité opère sur eux est sensé les effacer. Par exemple, une personne qui éprouve de l’angoisse retrouvera peut-être pendant l’audition qu’elle a été étranglée dans une vie antérieure. En parcourant l’incident traumatique, elle se libérera de l’angoisse qui a accompagné l’événement passé.
On ne peut s’empêcher d’évoquer à ce propos la construction d’un mythe personnel dans la cure chamanique dont parle Levi-Strauss dans l’Anthropologie structurale (4).
Dans la terminologie hubbardienne, l’audition de Scientologie utilise les capacités du mental analytique pour vider le mental réactif de ses engrammes nocifs qui entravent les aptitudes pour retrouver la puissance du thétan incarné.
L’audition produit deux choses :
1)    par l’exploration du passé, elle montre rapidement à l’adepte qu’il est un esprit tout-puissant incarné limité par sa condition d’homme,
2)    l’effacement d’engrammes conduit à l’état de « Clair » (5).

L’élimination des engrammes aide à régénérer l’être. Elle se traduit par l’accroissement de la force vitale, avec une plus grande capacité à survivre, un sentiment de puissance et de meilleures aptitudes qui se mesurent sur l’échelle des tons.

Pour les scientologues, l’audition est une forme de conseil pastoral. Brian Wilson partage ce point de vue (dans « Scientologie », écrit en 1994) en considérant que la Scientologie manifeste la systématisation de la relation avec l’esprit, une orientation que l’on retrouve dans le méthodisme.
Pour nous c’est une forme de rationalisation de la vie religieuse.

Les scientologues insistent sur le fait que l’audition est d’abord et avant tout une aventure spirituelle qui permet d’accéder à la partie spirituelle et immortelle de l’homme, comme dans les religions orientales.

C’est à travers l’audition que le thétan devient certain de son immortalité et qu’il est capable de grandir spirituellement. À travers l’audition l’homme acquiert une plus grande compréhension de sa spiritualité et de sa relation avec l’Etre Suprême. L’audition permet également à l’homme de devenir plus compréhensif et capable tout au long des huit dynamiques.

Certains détracteurs de la religion ont comparé la Scientologie à une forme de psychothérapie.  Cependant les méthodes et les rituels ne sont pas les mêmes, et ils ont des buts totalement différents : la psychothérapie s’occupe du mental ; le but de la Scientologie est le salut de l’esprit.

1) La personne auditée comprendra la dualité de l’homme et, en découvrant les vies passées, elle comprendra la permanence d’un principe unique présent tout au long de ses vies ;
2) La Scientologie traite aussi du thétan. En soulageant le thétan des masses mentales et corporelles, il retrouvera sa puissance initiale ; L’individu que représente le thétan deviendra une espèce de « libéré-vivant » (jivan mukti).

(2) – Parcourir consiste à se remémorer, à le raconter autant de fois qu’il le faut pour qu’il ne produise plus d’émotion. L’auditeur peut le repérer par le va et vient de l’aiguille sur l’électromètre jusqu’à ce qu’il ne provoque plus de réactions émotives.
(3) – Régis Dericquebourg : Religions de guérison, Paris, Cerf, 1988.
(4) – Levi-Strauss : Anthropologie structurale, Paris, Plon, 1958.
(5) – un « Clair » est une personne qui a effacé tous ses engrammes.

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