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19. septembre 2010

Que retire-t-on de l’audition ?

L’audition de Scientologie est donnée dans un ordre défini et conçu pour éliminer les principaux obstacles que l’on rencontre lorsqu’on essaie d’atteindre ses buts.

Après avoir reçu de l’audition, on s’aperçoit progressivement qu’on est en train de changer, que son point de vue sur la vie s’améliore et qu’on fait preuve d’une plus grande compétence.

En Scientologie, on ne dit pas à la personne qu’elle a terminé un niveau d’audition ; elle le saura par elle-même, puisqu’elle est la seule personne à savoir exactement ce qu’elle éprouve. Cela lui donne la certitude d’avoir effectivement retiré tout ce qu’elle désirait de chaque niveau.

Il se produira aussi, sans aucun doute, des changements physiques et visibles : la personne se sentira mieux et plus heureuse. Il est possible que d’autres gens remarquent que la personne est plus calme ou de meilleure humeur ou qu’elle obtient de meilleurs résultats dans son travail.

Nous ne promettons pas de résultats spécifiques avec la Dianétique et la Scientologie. Quand vous en aurez fait l’expérience, c’est vous qui pourrez parler de ces résultats.

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13. septembre 2010

Qu’est-ce que l’état de Clair ?

Le mot Clair désigne un état atteint grâce à l’audition et décrit un être qui n’a plus son propre mental réactif, source cachée de comportements irrationnels, de peurs irraisonnées, de troubles et d’insécurité. Sans mental réactif, les personnes retrouvent leur personnalité d’origine, leur autodétermination et deviennent davantage eux-mêmes.

Notre civilisation ne possède aucun écrit décrivant un état comparable à celui de Clair dans toute sa splendeur. C’est un objectif que l’Homme a rêvé d’atteindre depuis plus de 2500 ans, mais l’état de Clair est de loin supérieur à tout ce que l’on a pu concevoir auparavant. En effet, que l’on puisse devenir, personnellement et en une seule vie, quelque chose de beaucoup plus élevé et de meilleur qu’un être humain est un tout nouveau concept.

L’état de Clair existe réellement aujourd’hui et tous les hommes peuvent l’atteindre. Des milliers de scientologues dans le monde ont atteint l’état de Clair, et chaque jour, d’autres le deviennent.

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10. septembre 2010

Lorsqu’une personne atteint l’Etat de Clair, perd-elle ses émotions ?

Non, au contraire.
Un Clair est capable d’utiliser et de ressentir toutes les émotions. Seules les émotions douloureuses, réactives et incontrôlables ne font plus partie de sa vie. Les Clairs sont des êtres chaleureux et sensibles. Lorsqu’une personne a atteint l’état de Clair, elle est davantage elle-même.

Seul l’aspect négatif de sa personnalité a disparu — le mental réactif — qui l’empêchait d’être elle-même en premier lieu.

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09. septembre 2010

Qu’est-ce qu’un Clair peut faire ?

Un Clair est capable d’être la cause des changements de sa vie plutôt que d’y réagir ou de les subir. Le Clair est un individu dépourvu d’aberrations. Il est rationnel et trouve la meilleure des solutions possibles avec les données dont il dispose à partir de son point de vue. Un Clair est une personne productive et qui accomplit plus de choses qu’avant qu’elle ne le devienne.

Quel que soit son niveau de compétence avant que l’on soit Clair, il sera fortement augmenté après que l’on a atteint cet état.

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27. août 2010

Que sont les services dominicaux de Scientologie ?

Les services dominicaux constituent un point de ralliement d’une communauté religieuse unie. Les services de Scientologie offrent des principes utiles que les scientologues et toute personne intéressée peuvent ensuite appliquer pour améliorer leur vie. En participant à ces services, une personne peut ainsi mieux percevoir son existence en tant qu’esprit immortel. C’est le message d’inspiration et d’espoir que chaque personne retire après avoir assisté à un service dominical de Scientologie.

Le service dominical de l’Église de Scientologie se compose d’une lecture du Credo de l’Église de Scientologie, d’un sermon basé sur les écrits du fondateur de la Scientologie, L. Ron Hubbard, ou de l’écoute d’une de ses conférences enregistrées. Les Églises proposent également des services de conseil spirituel de Scientologie auxquels tous les membres participent et leur transmettent les dates des futures célébrations, activités et programmes de l’Église. Ces services se terminent toujours par une prière.

Le Credo de l’Église de Scientologie

Chaque service dominical commence par la lecture du Credo de l’Église de Scientologie. Ce document confirme les objectifs spirituels de l’Église, réaffirme sa mission sociale et offre aux membres une nouvelle occasion de se consacrer à leur religion.

Le sermon

La Scientologie considère que l’Homme détermine son avenir spirituel avec les principes et pratiques contenus dans les Écritures de la religion, ses actions envers les autres et son respect des règles de conduite énoncées dans le Credo de l’Église de Scientologie. Par conséquent, le sermon du dimanche présente généralement un sujet lié à une pratique ou à un principe important de Scientologie et la façon de l’appliquer dans la vie quotidienne. Le but ultime du ministre est que chaque membre quitte l’Église avec un plus grand niveau de conscience spirituelle grâce aux vérités partagées durant le service et avec une meilleure compréhension de la façon d’appliquer ces vérités à sa vie.

Les conférences de L. Ron Hubbard

La Scientologie, qui a été fondée au XXe siècle, est unique en tant que grande religion du monde, car l’ensemble de ses Écritures est fidèle aux discours originaux, écrits et parlés par le fondateur. Ces discours ont été conservés exactement comme l’auteur les a transmis — et le seront toujours — grâce à la technologie disponible dans ce domaine. L. Ron Hubbard a donné plus de 3000 conférences dans le monde entier. Dans ces conférences, il a présenté ses découvertes et le cheminement de sa recherche, ainsi que les principes fondamentaux de la Scientologie. Souvent, l’une de ces conférences est sélectionnée et écoutée durant le service dominical.

L’audition de groupe

Le conseil spirituel, connu sous le nom d’audition (du latin audire, « entendre ou écouter »), est la pratique religieuse majeure de la Scientologie. Il est donc naturel que l’audition constitue une partie intégrante de chaque service dominical. Le ministre agit à titre d’auditeur pour le groupe, administrant des services d’audition particulièrement adaptés aux groupes et correspondant au sermon de la journée. L’audition de groupe se compose d’un commandement (instruction) ou d’une série de commandements d’audition qui peuvent accroître le niveau de conscience d’une personne et la mettre en meilleure communication avec son environnement. Plus important encore, ces personnes s’aident elles-mêmes à se libérer des influences négatives de l’univers physique et deviennent ainsi plus capables de retrouver leur propre conscience spirituelle.

Les annonces

Comme les scientologues se vouent activement à la pratique de leur religion, et à réaliser l’objectif de la Scientologie, de faire de ce monde un endroit meilleur, beaucoup de personnes qui assistent au service dominical participent aussi aux activités de bienfaisance pour lesquelles les Églises de Scientologie sont connues. Une des fonctions du ministre de Scientologie est d’informer l’assemblée des programmes caritatifs en cours dans lesquels les membres de l’Église participent et s’engagent à contribuer.

La prière

Le service dominical se termine par la lecture de la prière pour la liberté totale.

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23. août 2010

Cérémonie de reconnaissance et de baptême

Que tous ceux qui sont maintenant

réunis ici se rapprochent.

Le but de cette assemblée

est

de reconnaître cet enfant

et de lui attribuer un nom.

Né dans cet univers

par l’interaction de deux êtres

(nom du père) et

(nom de la mère).

De par sa naissance,

il est héritier d’un patrimoine qui, une fois

attribué

légitimement, lui apportera

la connaissance et

le droit d’agir comme il le souhaite.

Suprême

et inviolable sera ce qu’il décide

dans les années à venir.

Il est de coutume dans notre race,

cette race appelée l’humanité,

lorsque le bébé est

encore petit et ignorant

des us et coutumes

en usage dans le groupe et dans le lieu

où il fait son entrée,

que d’autres personnes,

des adultes plus expérimentés

quant aux voies et chemins,

pièges et traquenards

que cette vie peut tendre,

endossent la

responsabilité d’être là et

d’aider, dans la mesure du

possible, à l’éducation

de l’enfant.

En temps normal,

on ne s’attend pas à ce que cette charge soit

pénible.

Pourtant il est un facteur

dont il serait bon de

souligner l’importance.

C’est simplement celui-ci :

S’il advenait que les

deux parents abandonnent

le chemin qu’ils

se proposent actuellement de suivre (car les corps ne sont

que des choses fragiles et des erreurs peuvent être commises dans

de nombreuses facettes du jeu)

donc, si cela arrivait, il serait alors

du devoir de ces

personnes de tenir lieu et de

remplacer ces

deux parents,

pour

entreprendre,

de par la promesse ici donnée

et bien qu’elles n’aient pas

de lien de sang avec l’enfant,

l’instruction complète et soigneuse

de cet enfant, jusqu’au jour où il aura

pleine connaissance

de ses droits.

Y a-t-il ici des personnes

qui se sont ainsi engagées ?

Bien !

Vous m’avez entendu définir,

devant l’enfant, ses parents

et tous ceux réunis ici,

quels sont les devoirs dont vous

(nom du parrain)

et (nom de la marraine)

aurez à vous acquitter.

Je vous demande à présent de

me répondre directement.

Vous engagez-vous, toi (nom du parrain)

et toi (nom de la marraine),

à accorder toute

aide raisonnable afin de vous assurer

que cet enfant encore

sans nom recevra toute

l’instruction nécessaire

à la réalisation de son patrimoine ?

Vous engagez-vous ?

Bien.

Et vous, parents,

(nom du père)

et (nom de la mère),

consentez-vous

à ce qu’ils vous remplacent ?

Vous engagez-vous ?

Bien.

Alors, qu’il en soit ainsi.

L’accord est passé.

Donnons maintenant un nom

à l’enfant.

Vous quatre

qui êtes les

plus concernés,

vous de par le sang,

et vous de par votre promesse,

vous êtes-vous entendus sur un nom ?

Veuillez alors me le dire.

Puis-je prendre l’enfant ?

Bonjour à toi !

Sois le bienvenu ici !

Le nom que tu vas recevoir

ici est à toi. Tu pourras l’utiliser

ou y renoncer,

comme il te plaira.

C’est un cadeau que nous t’offrons.

À vous tous ici présents, je déclare

que l’on s’est porté garant

de cet enfant et qu’un engagement

a été pris

à la fois par les parents

et par ces deux personnes,

qui ont accepté volontairement

de prendre

la responsabilité

d’assurer que le (la) jeune

(nom de l’enfant)

ici présent(e) aura, comme c’est son droit,

tout ce dont nous

pouvons le (la) doter, nous qui sommes semblables de par notre race, notre forme

et notre nature.

Et vous, les témoins,

devez également savoir,

en résumé,

de quelle dotation il s’agit.

En bref, elle implique :

qu’il lui soit donné la

chance de comprendre

les règles qui président au jeu que nous jouons

et qu’on appelle la vie ;

de plus,

que nous tous ici présents

ferons en sorte de procurer dans la limite de nos possibilités

les conseils et le

savoir

que nous avons déjà acquis,

chemin faisant.

Néanmoins, n’oubliez jamais ceci :

la vie du (de la) jeune (nom de l’enfant)

est LA SIENNE,

et en fin de compte

c’est à lui (elle) de choisir

quel chemin suivre,

quel jeu jouer.

Si, plus tard,

il (elle) décide de

se détourner

du jeu qui nous semble

être le seul

valable, là encore

ce sera son droit.

Notre rôle est d’enseigner

et d’assurer

qu’il (elle) atteindra

dans l’avenir la liberté

d’exercer de lui-même (d’elle-même)

son jugement

juste et légitime pour disposer de son sort.

Nous aidons, nous enseignons,

et, de par nos compétences,

nous apportons

à un autre être

la capacité de comprendre.

ET VOILÀ TOUT.

Que personne ne dise :

« Vous devez faire ceci ou cela,

nous l’avons décidé. »

Qu’il en soit donc ainsi.

En étant témoins de ce baptême,

vous signifiez que vous

accueillez la personne

de (nom de l’enfant),

comme il (elle) est à présent nommé(e),

en le (la) reconnaissant comme membre de

notre groupe.

Et maintenant,

pour finir, que nous tous ici présents disions « Bonjour » et souhaitions

la bienvenue à (nom de l’enfant).

Bien.

Mère, prends ton enfant,

dorénavant reconnu et accueilli

ici.

Et que chacun de nous poursuive

son chemin tout en se souvenant,

lorsqu’il reverra

(nom de l’enfant),

que nous l’avons accueilli

aujourd’hui.

Merci.

L. Ron Hubbard

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22. août 2010

Qu'est-ce que l'office funèbre de Scientologie ?

Étant donné le principe de Scientologie selon lequel le corps est mortel, mais l’esprit est immortel, le rôle du ministre est de réconforter les personnes affligées par la perte d’un être cher. Une cérémonie funèbre permet de terminer le cycle de vie que la personne vient de passer et à se tourner vers l’avenir. Plus significatif encore, un service funèbre de Scientologie aide l’être qui est parti à clore ce chapitre de sa vie et à en entamer un autre.

La Scientologie est riche en connaissance et peut aider une personne à mener une vie plus heureuse et plus riche. Lorsque qu’un cycle de vie arrive à sa fin, les principes de la religion de Scientologie peuvent aussi aider l’être à partir dans les meilleures conditions possibles et à recommencer une nouvelle vie.

Il est vrai que les corps s’usent et disparaissent. Mais il est aussi vrai que les êtres ne le font jamais. Les offices funèbres de Scientologie reconnaissent cette vérité et transmettent une compréhension profonde de la nature de l’Homme.

L’office funèbre de Scientologie rend hommage à la vie de la personne qui a quitté son corps. Les amis et la famille de la personne ont l’occasion de lui dire au revoir, de reconnaître ses bonnes actions, de la remercier pour ce qu’elle a fait dans cette vie et de lui souhaiter bonne chance pour la prochaine. Cet office confirme que nous sommes des êtres spirituels immortels.

Lisez l’un des offices funèbres de Scientologie.

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09. mai 2008

Scientologie, les caractéristiques d’une religion

Consultation de Frank Flynn

Scientologie, les caractéristiques d\'une religionFrank K. Flynn, docteur es lettres, est professeur auxiliaire en études religieuses à l’Université de Washington à Saint Louis, Missouri, USA.

Voici ce qu’il déclare:

« En ma qualité d’universitaire spécialisé dans la religion comparative, j’affirme qu’un mouvement, pour être qualifié de religion et qu’un groupe pour constituer une église, doivent posséder trois des caractéristiques ou indices, présents dans toutes les religions de ce monde. Ci-après je définis ces 3 caractéristiques.

a) Premièrement, une religion doit posséder un système de croyances ou de doctrines qui mettent les croyants en relation avec le sens ultime de la vie (Dieu, l’Être suprême, la Lumière intérieure, l’Infini, etc.)

b) Deuxièmement, le système de croyances doit déboucher sur des pratiques religieuses pouvant être divisées en 1) norme de comportement (commandements positifs et interdictions ou tabous négatifs) et en 2) rites et cérémonies, ordinations, sermons, prières, funérailles pour les défunts, mariages, méditation, purifications, études des écritures, bénédictions, etc.)

c) Troisièmement, le système de croyances et de pratiques doit unifier un ensemble de croyants et/ou de membres, de façon à constituer une communauté identifiable qui a une administration soit hiérarchique, soit de congrégation et qui possède un mode de vie fondé sur la spiritualité en harmonie avec l’ultime propos de la vie, tel que perçu par ses adhérents.

Toutes les religions n’attacheront pas le même degré d’importance à chacune de ces caractéristiques mais toutes les possèdent de façon perceptible. Me fondant sur ces trois indices et sur mes recherches concernant l’Église de Scientologie, je suis en mesure d’affirmer sans hésitation que l’Église du Scientologie est une religion sincère et authentique (bona fide). Elle possède toutes les indications essentielles des religions présentes dans le monde :

  1. un système de croyances bien défini ;
  2. qui débouche sur des pratiques religieuses (normes positives et négatives de comportement) et,
  3. qui maintient un ensemble de croyants au sein d’une communauté religieuse identifiable, distincte des autres communautés religieuses. « 

Télécharger la consultation de Frank Flynn

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18. février 2008

LES PRINCIPALES CARACTÉRISTIQUES D’UNE RELIGION

Par Bryan Wilson

Conformément aux précédentes considérations, nous allons maintenant indiquer, en termes abstraits et généraux, les principales caractéristiques religieuses. Ce qui suit n’a pas la prétention de constituer une définition applicable universellement, mais plutôt l’énumération des caractéristiques et des fonctions fréquemment trouvées dans les religions et qui sont identifiées comme telles. Il s’agit :

(a) de la croyance en une entité (ou déités) qui transcende(nt) la perception normale des sens, croyance qui peut même inclure le principe d’un ordre entier d’êtres ;

(b) de la croyance qu’une telle entité affecte non seulement le monde naturel et l’ordre social mais opère directement sur lui et fut même éventuellement l’origine de sa création ;

(c) de la croyance qu’à un certain point dans le passé, une intervention surnaturelle explicite s’est produite dans les affaires humaines ;

(d) du fait que les entités surnaturelles sont regardées comme ayant dirigé l’histoire et la destinée humaine ; lors de la représentation anthropomorphe de ces entités, on leur accorde généralement des propos définis ;

(e) de la croyance entretenue que la fortune d’un homme, au cours de sa vie et au cours de sa ou ses vies futures, dépend des relations établies, avec ou en conformité avec de telles agences transcendantales ;

(f) du fait qu’il est souvent (mais pas toujours) cru qu’alors que les agences transcendantales dirigent éventuellement la destiné d’un individu, celui-ci peut, en se comportant suivant les normes prescrites, influencer les événements qu’il rencontre dans cette vie ou dans sa ou ses vies futures ou dans les deux ;

(g) du fait qu’il y a des actions prescrites pour les performances individuelles, collectives et représentatives ou, autrement dit, des rituels ;

(h) du fait que des éléments d’actions d’apaisement persistent (même dans les religions développées), au travers desquels des individus ou des groupes peuvent implorer l’assistance spéciale des entités surnaturelles ;

(i) des expressions de dévotion, de gratitude, d’hommage et d’obédience sont offertes par les croyants ou dans certains cas, leur sont imposées, généralement en présence des représentations symboliques de l’agence ou des agences surnaturelles de la foi ;

(j) du fait que le langage, les objets, les endroits ou les saisons, particulièrement identifiés avec le surnaturel, deviennent sacralisés et peuvent devenir en eux-mêmes des objets de vénération ;

(k) du fait que, régulièrement, des rites ou expositions, des expressions de dévotion, des célébrations, des jeûnes, des pénitences collectives, des pèlerinages et des reconstitutions ou commémorations d’épisodes de la vie terrestre des divinités, des prophètes ou des guides spirituels sont accomplis ;

(1) du fait que les situations de vénération et d’exposition aux enseignements aboutissent à l’établissement d’un sens communautaire et de relations de bienveillance, de camaraderie et de commune identité;

(m) du fait que des règles morales sont souvent en vigueur parmi les croyants, même si les domaines de leur préoccupation varient ; il se peut qu’elles soient formulées en des termes légalistiques ou ritualistes ou qu’elles soient plutôt exprimées en tant que conformité à l’esprit d’une plus haute moralité moins spécifique ;

(n) du fait qu’il soit requis de façon normative un sérieux de propos, un engagement maintenu et une dévotion à vie ;

(o) du fait que suivant leur conduite, les croyants accumulent des mérites ou des blâmes auxquels un système économique moral de récompenses ou de punitions, est rattaché. Le lien précis entre l’action et la conséquence va des effets automatiques de causes données, à la croyance que l’on peut annuler un démérite personnel par des actes de dévotion ou des actes rituels, par la confession et le repentir ou par une intervention spéciale des agents surnaturels ;

(p) du fait qu’il existe généralement une classe spécifique de fonctionnaires religieux en charge de la garde des objets, des écritures et des endroits sacrés ; des spécialistes dans la direction doctrinale, rituelle et pastorale ;

(q) du fait que de tels spécialistes sont habituellement payés pour leurs services, que ce soit par tribut, par récompense pour des services spécifiques ou par traitement institutionnel ;

(r) du fait que lors de la dévotion des spécialistes à la systématisation de la doctrine, il est régulièrement prétendu que la connaissance religieuse apporte une solution à tous les problèmes et une explication à la signification et au propos de la vie, incluant souvent des explications aux buts précis sur l’origine et le fonctionnement de l’univers physique et de la psychologie humaine ;

(s) du fait que la connaissance et les institutions religieuses sont déclarées légitimes, par référence à la révélation et à la tradition : l’innovation est habituellement justifiée sous forme de restauration ; et

(t) du fait que la prétention à la vérité de l’enseignement et de l’efficacité des rituels est en dernière analyse transcendante, et que la foi est requise en ce qui concerne à la fois des buts et des moyens arbitraires recommandés à cause de leurs résultats.

Les points mentionnés ci-dessus ne doivent pas être considérés comme des conditions sine qua non, mais comme des probabilités. Ils constituent un phénomène fréquemment identifié empiriquement. Il convient de les considérer comme un inventaire de probabilités.

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10. février 2008

LE CARACTÈRE NON THÉISTE DU SANKHYA

Par Bryan Wilson

Le Sankhya inclut une forme de dualisme qui ne dépend pas de l’existence d’un Dieu ou de Dieux.
On ne parle pas ici du dualisme chrétien du bien et du mal mais d’une distinction radicale entre l’âme et la matière. Elles sont toutes deux non créées et existent infiniment.
Le monde est le résultat de l’évolution de la matière. Mais l’âme ne change pas. L’âme souffre à cause de son emprisonnement dans la matière, alors que cet emprisonnement n’est en fait qu’une illusion. Une fois que l’on réalise qu’elle ne fait pas partie du monde matériel, celui-ci cesse d’exister pour cette âme en particulier et elle est libérée.
Suivant la théorie du Sankhya, la matière évolue, se dissout et stagne. En évoluant, celle-ci produit l’intelligence, l’individualité, les sens, le caractère moral, la volonté et un principe qui survit à la mort et transmigre. À cause de sa connexion avec l’âme, l’organisme physique se transforme en être vivant.
C’est seulement lors de cette connexion qu’un état de conscience est obtenu : que ce soit la matière ou l’âme, ni l’une ni l’autre ne sont seules conscientes. Même si l’âme représente l’élément animateur, elle ne constitue pas par elle-même la vie qui se termine par la mort ou la vie qui est transmise d’une existence à une autre. Même si elle n’agit ni ne souffre en elle-même, l’âme reflète la souffrance qui a lieu, au même titre qu’un miroir. li ne s’agit pas de l’intelligence mais d’une entité infinie et vide de passion. Les âmes sont innombrables et distinctes les unes des autres.
Le but de l’âme est d’arriver à se libérer de l’illusion et donc de l’emprisonnement. Une fois libérée, l’âme est dans un état équivalent au Nirvana du Bouddhisme.
Une telle libération peut se produire avant la mort et la tâche de celle qui est libérée est d’enseigner aux autres.
Après la mort, une totale libération sans menace de renaissance est possible. Le Sankhya ne s’oppose pas aux croyances dans les divinités populaires mais celles-ci ne font pas partie de son ordre de fonctionnement. C’est la connaissance de l’univers qui aboutit au salut. En ce sens, le contrôle des passions est central et non la conduite morale. Les bonnes actions ne peuvent aboutir qu’à une forme de bonheur inférieur. Les sacrifices ne sont pas non plus efficaces.
Ni l’éthique morale, ni les rituels n’ont de grande importance dans l’ordre des choses du Sankhya.

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