La Scientologie est-elle une religion ?
Qu’entendons-nous par religion ?
Cette consultation ne peut donner lieu à un débat de fond sur la définition de religion. On peut toutefois s’accorder comme l’a fait Bryan Wilson sur un nombre minimum de caractéristiques que l’on trouve dans la plupart des religions. Il s’agit en somme d’une définition utile. Nous n’ignorons pas que cette perspective écarte provisoirement le débat sur la définition de religion que les nouvelles formes de religion imposent.
Avec Bryan Wilson nous pouvons considérer qu’une religion comporte :
- Une cosmologie où l’univers prend un sens par rapport à une des forces surnaturelles. La conception de l’homme dépasse les limites de l’existence terrestre. Il a un « avant » et « un après ». La finitude de l’homme n’est pas acceptée.
- Une morale qui découle de cette cosmologie. Elle fournit des prescriptions et des lignes de conduite en accord avec les sens de l’univers qui est proposé.
- Des outils qui mettent en relation les hommes et le principe surnaturel : la prière, des cérémonies religieuses, des techniques de méditation.
- Une communauté de fidèles, aussi minime soit-elle qui permet de maintenir et de reproduire les croyances, de gérer les biens de salut.
La combinaison de ces divers éléments permet de distinguer les religions 1) des philosophies déistes qui livrent une cosmologie et fournissent un sens à l’existence mais qui n’ont pas pour but de relier les hommes aux forces surnaturelles, 2) de la magie individuelle qui vise à obtenir des résultats empiriques par l’utilisation de techniques empiriques, 3) des organisations déistes comme la Franc-maçonnerie qui reconnaissent l’existence d’un Grand Architecte de l’univers mais dont les cérémonies ne sont pas orientées vers la mise en relation de l’homme avec celui-ci.
