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09. mai 2008

Scientologie, les caractéristiques d’une religion

Consultation de Frank Flynn

Scientologie, les caractéristiques d\'une religionFrank K. Flynn, docteur es lettres, est professeur auxiliaire en études religieuses à l’Université de Washington à Saint Louis, Missouri, USA.

Voici ce qu’il déclare:

« En ma qualité d’universitaire spécialisé dans la religion comparative, j’affirme qu’un mouvement, pour être qualifié de religion et qu’un groupe pour constituer une église, doivent posséder trois des caractéristiques ou indices, présents dans toutes les religions de ce monde. Ci-après je définis ces 3 caractéristiques.

a) Premièrement, une religion doit posséder un système de croyances ou de doctrines qui mettent les croyants en relation avec le sens ultime de la vie (Dieu, l’Être suprême, la Lumière intérieure, l’Infini, etc.)

b) Deuxièmement, le système de croyances doit déboucher sur des pratiques religieuses pouvant être divisées en 1) norme de comportement (commandements positifs et interdictions ou tabous négatifs) et en 2) rites et cérémonies, ordinations, sermons, prières, funérailles pour les défunts, mariages, méditation, purifications, études des écritures, bénédictions, etc.)

c) Troisièmement, le système de croyances et de pratiques doit unifier un ensemble de croyants et/ou de membres, de façon à constituer une communauté identifiable qui a une administration soit hiérarchique, soit de congrégation et qui possède un mode de vie fondé sur la spiritualité en harmonie avec l’ultime propos de la vie, tel que perçu par ses adhérents.

Toutes les religions n’attacheront pas le même degré d’importance à chacune de ces caractéristiques mais toutes les possèdent de façon perceptible. Me fondant sur ces trois indices et sur mes recherches concernant l’Église de Scientologie, je suis en mesure d’affirmer sans hésitation que l’Église du Scientologie est une religion sincère et authentique (bona fide). Elle possède toutes les indications essentielles des religions présentes dans le monde :

  1. un système de croyances bien défini ;
  2. qui débouche sur des pratiques religieuses (normes positives et négatives de comportement) et,
  3. qui maintient un ensemble de croyants au sein d’une communauté religieuse identifiable, distincte des autres communautés religieuses. « 

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29. février 2008

ÉLEMENTS DE DEFINITION DE LA RELIGION

Par Bryan Wilson

Il n’existe pas d’unique définition de la religion acceptée en général par les intellectuels. Parmi les nombreuses définitions qui furent données, on peut néanmoins identifier un nombre d’éléments fréquemment invoqués, et on peut identifier diverses combinaisons de ces éléments. Ils comprennent :

(a) Des croyances, pratiques, affiliations et institutions afférentes

  1. aux forces, êtres et buts surnaturels ;
  2. à la (aux) puissance(s) spirituelle(s) et non visible(s) ;
  3. à la préoccupation ultime de l’être humain ;
  4. aux choses sacrées (choses mises à l’écart et interdites) ;
  5. à un objet de dévotion spirituelle ;
  6. à une entité contrôlant la destinée de l’homme ;
  7. à la raison d’être ;
  8. à une source de connaissance et de sagesse transcendante ;

(b) Des pratiques reflétant l’obédience, le respect ou la vénération ;
(c) Le caractère collectif ou de groupe, de la vie religieuse.

Même s’il est rarement fait mention de causalité dans la définition de la religion, un « contact avec le monde du spirituel » est parfois mentionné. Les conséquences et les fonctions de la religion sont considérées comme :

(a) un maintien de la morale communautaire ;
(b) l’octroi d’une identité individuelle et/ou de groupe ;
(c) un cadre d’orientation ;
(d) un univers d’explications humainement élaboré ;
(e) un réconfort et un bien-être respectant des perspectives d’aide et de secours.

La religion est toujours normative, mais les religions différant les unes des autres, les personnes actuellement spécialisées dans la sociologie de la religion et dans la religion comparative cherchent plutôt à débattre du normatif, sans pour autant s’y engager eux-mêmes. Cependant la diversité des croyances, rituels et organisations est telle que toute définition de la religion tente malgré tout de couvrir toutes les manifestations des religions connues.

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26. février 2008

L’EMPLOI CONTEMPORAIN DU CONCEPT DE RELIGION

Par Bryan Wilson

Aujourd’hui, les scientifiques sociaux, suivis de plus en plus par les théologiens, emploient le concept comme une expression neutre n’impliquant plus aucun a priori sur la plus grande véracité d’une religion par rapport à une autre. Il n’est plus assumé que la croyance en une seule divinité représente nécessairement une forme de religion plus élevée que celle de la croyance en plusieurs divinités ou en aucune d’entre elles. Il est admis qu’une religion puisse reposer sur le principe d’un Dieu anthropomorphe, d’une autre forme quelconque de divinité, d’un Être suprême, d’un ensemble d’esprits ou d’ancêtres, d’un principe ou loi universelle ou d’une quelconque autre expression de croyance ultime. Certains théologiens chrétiens tels que Blutant, Taillis, van Buren et Robinson ont abandonné la représentation traditionnelle des divinités et préfèrent mentionner la « raison d’être » ou la « préoccupation ultime ».

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06. février 2008

LA PREUVE DE L’ATHEISME CHRETIEN ROBINSON

Par Bryan Wilson

Les extraits qui suivent prouvent combien l’évêque et ses associés se sont éloignés des hypothèses traditionnelles visant au respect du monothéisme, tel qu’accepté à la fois par les laïcs et la loi.

L’évêque, pour soutenir ses arguments, cita Bonhoeffer comme suit :

« L’homme a appris à faire face à toutes les questions d’importance, sans prendre Dieu comme hypothèse de travail. Dans les domaines concernant la science, l’art et même l’éthique morale, il s’agit maintenant d’une chose acquise que plus personne n’ose contester. Et au cours des cent dernières années, c’est devenu également de plus en plus vrai pour les questions religieuses : Il devient évident que, sans Dieu, tout fonctionne aussi bien qu’avant. » (p. 36)

L’évêque cite Taillis, comme suit :

« … il vous faut oublier toutes les choses traditionnelles que vous avez apprises concernant Dieu et même peut-être le mot en lui-même. » (p. 47)

À ceci l’évêque ajoute :

« Quand Taillis parle de Dieu « en profondeur », il ne parle pas du tout d’un autre être. Il parle de cette profondeur infinie et inépuisable de l’être dans son entièreté »… (p. 46)

Par lui-même, l’évêque déclare :

« … comme il (Taillis) le dit, le théisme, tel qu’ordinairement perçu, a fait de Dieu une personne céleste et absolument parfaite qui dirige le monde et l’humanité » (p. 39) « … Je suis convaincu que Taillis a raison quand il affirme que la protestation de l’athéisme dirigée à l’encontre de la personne la plus élevée est correcte. » (p. 41)

L’évêque cite en l’approuvant, le théologien laïque John Wren-Lewis :

« Il ne s’agit pas seulement du fait que le Vieil Homme dans le Ciel n’est rien d’autre qu’un symbole mythologique de l’Esprit Infini, opérant dans les coulisses ou que cet être est toute bonté plutôt que menaces : la vérité est que cette façon de voir les choses, est mauvaise et que si un tel être existait, il s’agirait en réalité du démon. »(p. 42 et 43)

Soulignant ce point, l’évêque déclare :

«Éventuellement, il devrait nous être aussi difficile de convaincre les hommes de l’existence d’un Dieu dans « l’au-delà » auquel ils doivent se référer pour organiser leur vie que de les convaincre de prendre au sérieux les Dieux de l’Olympe » (p. 43) … «Dire que « Dieu est personne » revient à dire que cette personnalité est d’une ultime importance dans la constitution de l’univers, que dans le cadre des relations personnelles on touche, comme nulle part ailleurs, à l’explication ultime de l’existence. (p. 48 et 49)

À la manière des théologiens, l’évêque fit la distinction entre la réalité et l’existence en affirmant que Dieu est en fin de compte réel mais n’existe pas, exister impliquant une finalité dans l’espace et le temps, et permettant de faire partie de l’univers.

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30. janvier 2008

LA RELIGION CONTEMPORAINE ET L‘AMÉLIORATION DE LA VIE

Par Bryan Wilson

Au sein de certains nouveaux mouvements religieux, fournir aux individus un sens et une explication à leur vie est devenu un but en soi. Ces mouvements établissent généralement un système de points métaphysiques, complet mais souvent complexe, au sein duquel les personnes ferventes identifient les réponses intellectuelles aux questions relatives à leur préoccupation ultime.
Parmi ces mouvements, on trouve la Théosophie, l’Anthroposophie, le Gurdjieffisme, la Foi Kosmone et les mouvements de la Nouvelle Pensée.
Au fur et à mesure que la préoccupation de la société contemporaine s’est éloignée de la notion de vie future, de nouveaux mouvements (et dans une certaine mesure les églises établies de longue date) ont commencé à porter l’accent sur les activités et les propos « temporels » et sur des buts génériques « d’amélioration de la vie ». L’ascétisme des religions qui apparaissent dans un monde caractérisé par la raréfaction des ressources et par les désastres naturels, est moins approprié à une société où l’on trouve une large affluence et une beaucoup plus large planification sociale, visant à l’élimination des calamités sociales et naturelles.
La circulation contemporaine des valeurs hédonistes au sein d’une société séculière, se reflète dans la religion et les nouvelles religions cherchent explicitement à fournir aux gens une meilleure expérience de la vie.
L’accent porté sur la pensée positive s’est largement répandu en Amérique au cours des années quarante.
Des techniques psychologiques d’amélioration de la maîtrise de soi, de progrès personnels, de renouvellement de la motivation et d’une possibilité accrue d’un enrichissement spirituel, font maintenant partie du répertoire de nombreux mouvements religieux, au fur et à mesure que la société adhère de moins en moins aux théologies chargées de l’idée de péché, telles qu’autrefois affirmées par les églises chrétiennes traditionnelles.

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10. janvier 2008

LES RÔLES RELIGIEUX DANS LA SCIENTOLOGIE – L’AUDITEUR

Par Bryan Wilson

Le ministère religieux, dans le cadre de la Scientologie existe au travers de trois personnes dont les rôles proches sont complémentaires, et parfois même se chevauchent. Ce sont l’auditeur, le « superviseur » de cours et le chapelain. Le rôle de l’auditeur est fondamental, l’audition étant la technique vitale d’acquisition ultime de cette forme d’illumination qui sauve l’individu, L’auditeur est formé à aider les autres et il les aide s’aider eux-mêmes.
«Tous les auditeurs de Scientologie doivent devenir des ministres ordonnés » [Qu ‘est-ce que la Scientologie ? p. 5571. Chaque auditeur doit suivre des cours de formation qui le prépare au ministère, même s’il n’assume pas réellement ce rôle.
L’auditeur apprend à s’occuper des préclairs qui lui demandent son aide de la façon la plus neutre et dépassionnée possible.
Contrairement au confesseur catholique romain, l’auditeur ne propose pas sa propre compréhension spirituelle et ne préjuge pas des besoins du préclair.
Au contraire, il suit dans le détail les procédures écrites.
L’intégrité de la Scientologie procède de l’élimination des éléments fortuits, accidentels et excentriques au sein de son ministère thérapeutique et spirituel.
Tous les efforts sont faits pour s’assurer que les émotions indésirables ne dérangent pas les procédures standards et les techniques de l’audition.
Le conseil pastoral est donc vu, particulièrement dans le cadre de la situation d’audition per se, comme une technique bien plus exacte qu’elle ne l’est considérée dans le cadre des églises traditionnelles.
Il lui est consacré une attention beaucoup plus grande et beaucoup plus précise. Pour les scientologues, le conseil pastoral ne consiste pas à donner des conseils au hasard ou de sa propre initiative ou selon les compétences de chacun, mais il s’agit plutôt d’une tentative systématique et contrôlée de faire atteindre l’illumination et la connaissance spirituelle.

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02. janvier 2008

LA SOTERIOLOGIE DE LA SCIENTOLOGIE

Par Bryan Wilson

Ce procédé est en lui-même une sotériologie, une doctrine de salut.
Si l’état final semble dépasser le salut normalement énoncé par la religion chrétienne, c’est parce que les sotériologues se préoccupent plutôt souvent du salut proche que de l’ultime.
Le Christianisme renferme également des concepts qui considèrent l’homme comme co-héritier avec le Christ.
Même l’Église et la laïcité furent fréquemment satisfaites par la perspective plus limitée qui permet à l’âme de finalement atteindre le paradis.
Dans certains mouvements – le Mormonisme par exemple – l’idée que l’homme atteigne un statut déiste est explicitement reconnue.
Les termes suivant lesquels le salut doit être accompli sont différents dans la Scientologie, mais l’idée à long terme du salut de l’âme est facilement identifiable dans ses enseignements.
Il est souligné que les proches desseins de sauvegarde de la santé mentale d’un individu passent par la guérison de sa détresse psychique et par la l’acceptation d’une aide pour qu’il puisse surmonter sa dépression. Mais ils sont justifiés en référence à la sotériologie décrite ci-dessus.

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31. décembre 2007

LE SALUT EN TANT QUE POSSIBILITÉ GLOBALE ET INDIVIDUELLE

Par Bryan Wilson

Pour les thétans, la perspective ultime de salut passe par l’idée de survie de l’humanité et des univers matériel et animal, par l’intermédiaire de la Scientologie.

Cet élément de préoccupation envers la société et le cosmos existe avec certitude dans la Scientologie.

L’idée de « clarification de la planète » (produire des « clairs » – des personnes qui se sont entièrement libérées de leur mental réactif) fut établie comme un but. Mais Hubbard en a cependant parfois atténué l’accent ; ainsi, il écrivit : « Ce n’est pas « sauver le monde » qui intéresse la Scientologie, mais c’est faire en sorte que des individus capables deviennent encore plus capables par une application exacte de la technique à l’individu lui-même, c’est-à-dire l’esprit » [Character of Scientology 1968, p51].
Néanmoins, ce qu’il s’agit de souligner ici, c’est que le mot salut est lui-même subordonné au salut des thétans individuels – un accent typiquement évangélique.

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28. décembre 2007

L RON HUBBARD EN SA QUALITÉ DE LEADER RELIGIEUX

Par Bryan Wilson

Il est souvent déclaré (par leurs disciples si ce n’est par eux-mêmes) que les fondateurs des mouvements religieux sont des représentants spéciaux de la révélation, par l’intermédiaire desquels un Être suprême s’exprime.
Le mode prophétique des dirigeants religieux est caractéristique des mouvements présents dans le cadre de la tradition judéo – chrétienne – islamique. Mais dans la tradition hindoue – bouddhiste, le leader religieux est souvent considéré comme un maître qui montre la voie de l’illumination qu’il a lui-même pris et qui en fait profiter ses disciples.
Hubbard est une personnalité beaucoup plus en conformité avec ce dernier modèle. Il est représenté comme un enseignant qui, au lieu d’avoir eu révélation des vérités religieuses, est considéré comme avoir découvert à la suite de recherches scientifiques des faits lui indiquant certaines pratiques thérapeutiques et un ensemble métaphysique de connaissances qui expliquent la supériorité de l’Homme et sa destinée ultime.
Les travaux contemporains de la Scientologie donnent une image d’Hubbard où il est volontiers décrit comme un génie, tout à fait similaire dans le style à celles des biographies panégyriques produites dans le but d’augmenter la réputation et de faire l’éloge de l’expérience unique des prophètes, gourous, et fondateurs de mouvements religieux [par exemple, Qu’est-ce que la Scientologie ?, pages 83-137].
Dans la tradition chrétienne, les leaders religieux dont les rôles et les éloges ressemblent le plus à ceux d’Hubbard dans la Scientologie sont Mary Baker Eddy, la fondatrice de la science chrétienne, et les leaders des divers mouvements de Nouvelle Pensée apparus à la fin du XIXème siècle et au début du XXème.

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23. décembre 2007

LES DIFFÉRENCES DANS LA NOTION DE CULTE – LE BOUDDHISME HINAYANA

Par Bryan Wilson

Premièrement le Bouddhisme Hinayana – dans la pureté de sa forme – et certaines autres religions, posent le principe non pas d’une déité suprême, mais d’un principe ou d’une loi ultime qui ne commande pas le respect, les louanges ou le culte des croyants, ni n’en dépend.
Il est généralement accepté que la présence d’une déité ne constitue pas une condition sine qua non de religion, et donc – si l’on retient ce concept – il faut adopter une plus large définition du culte que celle donnée dans la tradition chrétienne.