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26. janvier 2008

LES CHANGEMENTS DANS L’ATTITUDE CHRÉTIENNE VIS-A-VIS DU PÉCHÉ

Par Bryan Wilson

C’est seulement au cours du XIX ème siècle que la préoccupation chrétienne vis-à-vis du péché a commencé à se calmer. De façon constante, tout au long de ce siècle, les chrétiens se virent moins préoccupés par l’enfer et la damnation mais en retour la moralité séculière acquit une influence autonome sur la vie publique.
Au cours du XX ème siècle, la sévérité de la morale victorienne s’atténua sérieusement jusqu’à ce que dans les années soixante, de fortes demandes, particulièrement dans le domaine du comportement sexuel, ouvrent la porte de la permissivité morale. Ainsi, il est évident que le modèle formulé à l’égard de la relation entre l’église et la moralité, fut loin d’être constant, même dans le cas du Christianisme. Et cette variété n’existe pas seulement dans le temps. Elle peut être également identifiée parmi les dénominations contemporaines.
Les attitudes morales identifiées parmi les évangélistes de notre époque (que l’on trouvent au sein de plusieurs dénominations, y compris au sein de l’Église anglicane) continuent à apporter la preuve d’une forte préoccupation, vis-à-vis du péché personnel, dans de nombreux domaines de conduite. En contraste, l’idée de péché est presque dépassée pour de nombreux hommes d’église libéraux, certains d’entre eux allant même jusqu’à complètement rejeter les obligations présentées par un code de morale absolue, tel que traditionnellement adopté par les églises chrétiennes, y préférant un engagement envers une situation de valeurs morales dont les implications n’entrent pas radicalement en conflit avec les préceptes chrétiens et moraux précédemment reçus. Une autre attitude, totalement différente, est adoptée par la science chrétienne. Le péché y est simplement considéré comme une erreur découlant d’une mauvaise perception de la réalité qui. de même que la maladie, peut éventuellement être éliminée, en passant d’une perception matérielle à une perception spirituelle des choses.

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21. janvier 2008

GUÉRISON MENTALE ET RELIGION

Par Bryan Wilson

Cependant, la pratique thérapeutique a souvent manifesté un potentiel d’acquisition à connotations métaphysiques et religieuses, tel qu’on peut le constater sous différents aspects, dans la science chrétienne, le mouvement de la Nouvelle Pensée et les techniques du yoga. D’un autre côté, les religions établies ont de temps à autre développé des activités spécialisées dans la guérison, particulièrement en ce qui concerne la guérison mentale.
Les principales églises renferment parfois en leur sein des départements organisés à cet effet. Au commencement, la Dianétique n’invoquait aucun principe religieux, mais au fur et à mesure que la légitimité théorique de la pratique s’est élaborée, il lui fut de plus en plus reconnue une dimension métaphysique et certaines des idées exposées en vinrent à être décrites en des termes dont l’implication était clairement religieuse.

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12. janvier 2008

LA DOCTRINE SCIENTOLOGUE : L’AUDITION, UN CONSEIL PASTORAL

Par Bryan Wilson

Les moyens employés par la Scientologie constitue une forme de conseil pastoral, plus spécifiquement organisée en techniques d’audition (du Latin audire, écouter).
Les techniques spécifiques et le mécanisme de l’audition sont organisés sous forme d’une technologie qui constitue le noyau central de la pratique religieuse scientologue.
Ce schéma de pratique est essentiel à tous ceux qui désirent connaître les bénéfices salutaires de la foi et l’effort d’Hubbard a consisté à condenser le processus d’illumination spirituelle, en un ensemble de procédures ordonnées permettant systématiquement d’atteindre de plus profonds niveaux de conscience.
Cette méthode, comme celle de l’affirmation de la Science chrétienne, prétend éliminer à la fois la sensation de péché et les effets des souffrances et des actes néfastes passés.

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07. janvier 2008

LES MOYENS TECHNIQUES DES BUTS SPIRITUELS : UNE RELIGION ET NON PAS UNE SCIENCE

Par Bryan Wilson

Afin de comprendre comment fonctionne la Scientologie et ses ministres, il est nécessaire de reconnaître que la Scientologie unit aux buts spirituels des moyens techniques.
Elle met l’accent sur la technique, elle emploie un langage technique et le fait qu’elle insiste sur une procédure systématique et un ordre détaillé, ne doit pas obscurcir la nature spirituelle et sotériologique de ses préoccupations ultimes. La Scientologie est une religion qui a émergé dans des temps dominés par la science.
Ses méthodes portent la marque de l’ère qui l’a vu naître.
Une partie de son engagement fondamental réside en l’idée que l’homme a besoin de penser rationnellement et de contrôler la puissance – mais aussi le désordre – de ses propres émotions. C’est seulement de cette manière que l’homme atteindra la pleine liberté de choix et d’auto-détermination que les scientologues considèrent comme un droit et une nécessité.
Pour obtenir le salut, l’individu doit appliquer, de façon constante et stable une formule parfaitement exprimée.
Tout comme la Science chrétienne, la Scientologie vise à la certitude.
Les buts ultimes de la Scientologie sembleraient transcender la preuve empirique, même si la religion souligne l’expérience personnelle comme le chemin de la conviction et de la certitude personnelle. En effet, les croyances de ses disciples sont transcendantales, métaphysiques et spirituelles.
Le style scientifique du discours scientologue ne déroge pas à son statut et à ses préoccupations religieuses.

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28. décembre 2007

L RON HUBBARD EN SA QUALITÉ DE LEADER RELIGIEUX

Par Bryan Wilson

Il est souvent déclaré (par leurs disciples si ce n’est par eux-mêmes) que les fondateurs des mouvements religieux sont des représentants spéciaux de la révélation, par l’intermédiaire desquels un Être suprême s’exprime.
Le mode prophétique des dirigeants religieux est caractéristique des mouvements présents dans le cadre de la tradition judéo – chrétienne – islamique. Mais dans la tradition hindoue – bouddhiste, le leader religieux est souvent considéré comme un maître qui montre la voie de l’illumination qu’il a lui-même pris et qui en fait profiter ses disciples.
Hubbard est une personnalité beaucoup plus en conformité avec ce dernier modèle. Il est représenté comme un enseignant qui, au lieu d’avoir eu révélation des vérités religieuses, est considéré comme avoir découvert à la suite de recherches scientifiques des faits lui indiquant certaines pratiques thérapeutiques et un ensemble métaphysique de connaissances qui expliquent la supériorité de l’Homme et sa destinée ultime.
Les travaux contemporains de la Scientologie donnent une image d’Hubbard où il est volontiers décrit comme un génie, tout à fait similaire dans le style à celles des biographies panégyriques produites dans le but d’augmenter la réputation et de faire l’éloge de l’expérience unique des prophètes, gourous, et fondateurs de mouvements religieux [par exemple, Qu’est-ce que la Scientologie ?, pages 83-137].
Dans la tradition chrétienne, les leaders religieux dont les rôles et les éloges ressemblent le plus à ceux d’Hubbard dans la Scientologie sont Mary Baker Eddy, la fondatrice de la science chrétienne, et les leaders des divers mouvements de Nouvelle Pensée apparus à la fin du XIXème siècle et au début du XXème.

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20. décembre 2007

LES DIFFÉRENCES DANS LA NOTION DE CULTE – LA SCIENCE CHRÉTIENNE

Par Bryan Wilson

Quatrièmement : au sein du Christianisme, l’idée de Dieu a tendance à être exprimée en termes de plus en plus abstraits, aussi bien par les églises traditionnelles que par une variété de groupes apparus relativement récemment.
Certains fameux théologiens modernes ont redéfini les concepts divins, éliminant souvent l’idée que Dieu est une personne, les anciennes conceptions relatives au culte apparaissent à certains, comme anachroniques.
Les sondages d’opinion révèlent qu’une proportion de plus en plus grande des personnes croyant en Dieu, ne croient pas pour autant que Dieu est une personne : elles déclarent plutôt croire que Dieu est une force.
Dans le cadre des mouvements religieux récemment apparus, on trouve parfois des formes de culte adaptées à ces perceptions plus modernes et abstraites de la déité. On peut prendre en exemple la science chrétienne.

Ce mouvement est antérieur à la Scientologie de plus de soixante dix ans, et a de nombreuses caractéristiques en commun avec elle mais comme la science chrétienne a été reconnue depuis un certain temps comme une religion, la pratique de son culte fut étudiée plus en profondeur.

Dans la science chrétienne, Dieu est défini en tant que « Principe », « Vie », « Vérité », « Amour », « Esprit», « Âme ». Ces abstractions impersonnelles ne nécessitent pas d’attitudes de soumissions ou de vénération et il n’est accordé à ces attitudes, lors des services de l’église de science chrétienne, qu’une expression limitée.
L’opinion de Mary Baker Eddy (la fondatrice de la science chrétienne) sur le culte peut être trouvée dans les extraits suivants tirés, de son manuel, Science and Health with Key to the Scriptures ;

« La prière à haute voix ne peut jamais égaler le travail de la compréhension spirituelle…. Les longues prières, les superstitions et les credos érodent la puissance de l’amour et donne à la religion des formes humaines. Tout ce qui matérialise le culte entrave la croissance spirituelle de l’Homme et l’empêche de faire preuve de sa puissance sur l’erreur. »[pages 4-5]

Aimez-vous « le Dieu tout puissant de tout votre cœur et de toute votre âme et de tout votre esprit » ? Ce commandement recouvre tant de choses, même le don de toute sensation, affection et vénération, purement matérielles. » [p. 9]

« L’histoire de Jésus aboutit à la création d’un nouveau calendrier que nous appelons l’ère chrétienne ; mais elle n’a pas établit de culte rituel. » [p. 20]

« Il est triste que l’expression service divin en soit venue à signifier si généralement, vénération publique, au lieu d’actions journalières. » [p. 40]

« On ne vénère spirituellement que lorsque l’on cesse de vénérer matériellement. La dévotion spirituelle est l’âme de la chrétienté. Vénérer au travers du matériel constitue du paganisme. Les rituels judaïques et autres sont les traces et les ombres de la vraie vénération. » [p140]

« Les israélites concentrèrent leur pensée sur le matériel dans leur tentative de vénération du spirituel. Pour eux, la matière était substance et l’Esprit était ombre. Ils pensèrent à vénérer l’Esprit à partir d’un point de vue matériel, mais c’était impossible. Ils peuvent plaire à Jéhovah, mais leurs prières ne leur donnèrent pas la preuve d’avoir été entendus car ils n’avaient pas une compréhension suffisamment grande de Dieu pour être capables d’en reconnaître son pouvoir d’apaisement. » [p. 351]

Même si les scientistes chrétiens prient Dieu en communauté, ce rite de prières est traduit en un nombre d’affirmations, en conformité aux enseignements d’Eddy. La prière silencieuse dans la science chrétienne est une affirmation de « vérité » et non pas une supplication : Dieu est un « Principe » devant être démontré, et non pas un « Être » devant être apaisé. En conséquence, le culte de la science chrétienne diffère en forme, en ambiance et en expression du culte établit par les églises traditionnelles.

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12. décembre 2007

LE STATUT RELIGIEUX DE LA SCIENTOLOGIE TEL QU’ESTIME PAR LES UNIVERSITAIRES

Par Bryan Wilson

Les sociologues universitaires qui se préoccupent de l’étude objective des mouvements religieux reconnaissent en général la Scientologie comme une religion.
Un traité sur la Scientologie est inclus dans Religious Moverments in Contemporary America, édité par Irving I. Zaretsky et Mark P. Leone, (Englewood Cliffs, N.J. : Prentice-Hall, 1973), ouvrage dans lequel l’auteur qualifie la Scientologie de religion.
Dans un ouvrage édité par le sociologue anglais, Eileen Barker, 0f Gods and Men : New Religious Movements in the West, (Macon, Georgie : Mercer University Press, 1983), la Scientologie est qualifiée de religion, sans problème, dans trois ou quatre traités qui réservent leur attention à ce mouvement en particulier.
Dans un quatrième traité, (Participation Rates in New Religious and Para-Religious Movements, écrit par Frederick Bird et William Reimer de l’Université Concordia de Montréal), la Scientologie est mentionnée, en passant, comme étant un nouveau mouvement thérapeutique et d’une manière implicite, comme étant un mouvement para-religieux. Néanmoins, les auteurs déclarent avoir inclus la Scientologie et d’autres mouvements « car dans le cadre de leur symbolisme et de leurs rites et d’une manière si similaire, ils désirent donner naissance un réservoir de puissance sacrée, en chaque personne… » (p. 218).
Dans un autre ouvrage, également édité par Eileen Barker, New Religious Movements : A Perspective for Understanding Society, (New York : Edwin Mellen Press, 1982), la Scientologie n’est que brièvement mentionnée par un ensemble d’auteurs divers, mais on n’y trouve nulle part une suggestion quelconque que la Scientologie ne soit autre chose qu’un mouvement religieux et elle est incluse dans le glossaire des Nouveaux mouvements religieux qui se trouve à la fin de la publication en question.
Dans une courte étude dédiée au sectarisme et menée par le présent auteur, [Bryan Wilson, Religious Sects, (Londres : Weidenfeld ; et New York, MacGraw Hill, 1970)] qui donnait une classification des types de cultes, la Scientologie fut incluse : je l’avais considérée (et la considère toujours), sans équivoque possible, comme un corps religieux. Dans cette étude, la Scientologie fut classée au même titre que la science chrétienne, la théosophie, la société Aetherius et que divers mouvements de Nouvelle Pensée (tels que l’Église de la science religieuse, l’École unitaire du Christianisme et la science divine),
En 1990, j’ai publié un livre, The Social Dimension of Sectarianisme, (Oxford : Clarendon Press), qui rassemble plusieurs études sur diverses cultes et nouveaux mouvements religieux. Un chapitre, intitulé « Scientologie : Une religion sécularisée », fut spécifiquement consacré à la question de savoir si la Scientologie pouvait être reconnue ou non, comme une religion. Il y était conclu que la Scientologie devait être reconnue comme telle et qu’elle embrassait des concepts et des préceptes en harmonie avec les sociétés contemporaines, sécularisées et rationalisées.

Des études sociologiques plus récentes, adoptent la même position. Ainsi, le Dr Peter Clarke, le directeur du « Center for New Religions » du King’s College de Londres, lors de l’estimation, dans son livre The New evangelists (Londres : ethnographica, 1987), de la taille et de la croissance des nouveaux mouvements religieux en Europe, n’hésite pas à inclure la Scientologie parmi les religions. Dans son livre, Cult Controversies: Societal Responses to the New Religions Movements, (Londres : Tavistock, 1985) le Professeur James A. Beckford, maintenant Professeur de sociologie à l’Université de Warwick, emploie – comme un geste envers les idées préconçues du public – le terme de « secte », mais il ne le fait qu’après avoir désavoué toutes les connexions péjoratives de cet usage.
Il est plus important malgré tout, de remarquer que sans autre qualification, il reconnaît la Scientologie comme une religion. Il écrit (p. 12) : « Les sociologues ne sont pas d’accord sur la désignation appropriée de certains groupes religieux tels que l’Église de l’unification, la Scientologie, les enfants de Dieu et la société internationale pour la conscience Krishna… ». Ce désaccord porte sur la désignation de tels mouvements en tant que sectes, cultes ou simplement nouveaux mouvements religieux – mais Beckford ne laisse aucun doute à son lecteur sur le fait que l’on parle néanmoins toujours de religions.
La personnalité qui a le plus d’autorité sur la question, le Professeur Eileen Barker de la Faculté de Sciences économiques de Londres qui est aussi la fondatrice et l’ancien directeur de INFORM (Information Network Focus on New Religious Movements), une organisation subventionnée directement par le Home Office, a écrit un livre New Religious Movements : A Practical Introduction (Londres : Her Majesty’s Stationery Office, 1989) spécialement dans l’intention d’apporter au public (et spécialement aux parents de personnes nouvellement converties) des informations exactes sur les nouvelles religions et sur l’attitude à adopter à leur égard.
Dans cet ouvrage, elle considère comme un fait établi que la Scientologie fasse partie de son sujet en tant que religion (p. 147) et inclut l’Église de Scientologie dans un appendice où vingt-sept nouveaux mouvements religieux sont décrits.

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08. décembre 2007

ÉLÉMENTS EXOTÉRIQUES ET ÉSOTÉRIQUES DE LA SCIENTOLOGIE

Par Bryan Wilson

L’image publique de la Scientologie ne se conforme pas aux stéréotypes habituels des religions.
Sa littérature se divise en une littérature exotérique très connue, offrant surtout des conseils pratiques aux gens sur la façon de résoudre leurs problèmes de communication, de relations humaines et de conserver une vision intelligente, rationnelle et positive de la vie, et une littérature ésotérique.
Cette littérature explique la métaphysique de la Scientologie. Elle présente la théorie du thêta sa dégradation suite à son implication avec MEST et le processus des vies antérieures, et explique un moyen par lequel l’Homme peut acquérir — autrement dit, regagner — des aptitudes spirituelles.
C’est dans cette littérature que les éléments de la croyance scientologique sont expliqués, et sont exprimés en termes se rapprochant plus des théories en vigueur dans les mouvements religieux que celles qui sont présentées dans la littérature exotique du mouvement.
La Scientologie n’est pas une religion unique parce qu’elle fait la distinction entre l’enseignement ésotérique et exotérique.
Au sujet du principe énoncé par Jésus «J’ai encore bien des choses à vous dire mais elles ne sont pas à votre portée maintenant » (Jean 16 :12) et par Paul qui faisait la distinction entre l’aliment solide pour les adultes et le lait pour les enfants (1 Cor. 3 :1-3 et Hébreux 5 :12-14), plusieurs mouvements chrétiens ont toujours fait la distinction entre les pratiques et les doctrines élémentaires et avancées.
La tradition gnostique générale en marge du Christianisme fut catégoriquement engagée envers la préservation des doctrines ésotériques, et les mouvements contemporains, parfois identifiés par les érudits comme des cultes « de type gnostique », ont souvent fait ces distinctions.
La Science chrétienne constitue un bon exemple car ceux qui aspirent à devenir pratiquants, reçoivent un enseignement général rehaussé de su jets enseignés par des enseignants spécialisés dans des cours particuliers, dont le contenu demeure confidentiel.
Ces cas mis à part, l’église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours n’admet à ses cérémonies spécifiques que les Mormons dont la réputation est sans tâche et qui reçoivent une permission de leur évêque : cela signifie, inter alia, qu’ils ont payé leur dîme correspondante à 10 pour cent de leurs revenus : personne d’autre ne pouvant assister à ces rituels.
Plus près du courant protestant, les Pentecôtistes ne divulguent la signification entière de leur enseignement et de leur pratique des « dons de l’esprit » que durant les services spécifiques et non durant les réunions organisées pour attirer un auditoire non-Pentecôtiste.
La justification de cette différence est également un principe d’enseignement : les ouvrages de référence ne sont disponibles qu’à ceux qui ont suivi antérieurement des cours élémentaires leur permettant d’assimiler un enseignement de niveau supérieur.
La Scientologie a adopté cette ligne de pensée, car son enseignement exige des efforts concentrés et systématisés de la part des étudiants.

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05. décembre 2007

L’INDICE RELIGIEUX APPLIQUE A LA SCIENTOLOGIE

Par Bryan Wilson

Nous comparons maintenant les qualités de la Scientologie à un inventaire possible des caractéristiques et des fonctions d’une religion, telles qu’énoncées au paragraphe « élimination du préjugé culturel ».
Nous avons noté les aspects correspondant à la Scientologie comme étant Accord ou Accord limité ; et ceux ne correspondant pas comme étant Désaccord, ou Désaccord limité et les autres aspects comme étant Indéterminé.

(a) Les thétans sont des entités qui transcendent la perception normale des sens, Il est à noter également que la Scientologie affirme l’existence d’un Être suprême. D’accord.

(b) La Scientologie considère comme admis que les thétans ont créé l’ordre naturel. D’accord.

(c) Les thétans occupent des corps humains, ce qui entraîne une intervention continue dans le monde matériel. D’accord.

(d) Les thétans opéraient déjà avant le cours de l’histoire humaine. On dit qu’ils ont créé l’univers physique et qu’ils occupent les corps pour leur propre plaisir, pour avoir une identité, et que pour eux il s’agit d’un jeu. Toutefois, le but en est indéfini, et l’Être suprême en Scientologie n’est pas représenté comme ayant des buts définis. Accord limité.

(e) L’activité des thétans et l’activité des êtres humains sont identiques. Les vies futures du thétan seront profondément affectées dans la mesure où il se libère du mental réactif, de plus il sera profondément affecté par le même processus au cours de sa vie actuelle. D’accord.

(f) Un individu peut influencer sa destinée, au cours de cette vie et au cours des vies ultérieures, grâce à l’audition et à la formation. D’accord.

(g) Les cérémonies symboliques dans le sens traditionnel du culte (par exemple, la Messe Catholique) sont minimales et rudimentaires en Scientologie, telles qu’elles le sont chez les Quakers, mais elles existent. Néanmoins, pour adopter une position prudente, nous pouvons considérer ce point comme étant Indéterminé.

(h) Les actions propitiatoires (comme le sacrifice ou la pénitence, par exemple) ne figurent pas dans la Scientologie. L’individu recherche la sagesse et la connaissance spirituelle. En désaccord.

(i) Les manifestations de dévotion, de gratitude, de révérence et d’obéissance à l’égard d’entités surnaturelles sont pour ainsi dire non existantes, sauf dans les rites de passage prescrites en Scientologie. En désaccord.

(j) Bien que la Scientologie ait un langage distinctif lui donnant les moyens de renforcer les valeurs internes au groupe, et bien que l’écriture ou les enseignements de L. Ron Hubbard soient considérés comme sacrés dans le sens général du terme, on ne peut pas dire que ce soit conforme au sens technique de sacré en tant que choses à part et défendues . En désaccord.

(k) Les cérémonies à l’occasion d’une célébration ou d’une pénitence collective ne sont pas une caractéristique importante de la Scientologie, mais au cours des dernières années le mouvement a créé un nombre de fêtes commémoratives, telles que la célébration de l’anniversaire de la naissance d’Hubbard, la date de la fondation de l’Association Internationale des Scientologistes, et une journée célébrant le ministère des auditeurs. Accord limité.

(1) Les scientologues se livrent à relativement peu de rites collectifs, mais les enseignements du mouvement fournissent une conception philosophique du monde, et ainsi attirent des membres leur donnant un sentiment de camaraderie et d’identité commune. Accord limité.

(m) La Scientologie n’est pas une religion très moraliste, mais le souci des convenances morales s’est amplifié à mesure que la portée de ses conclusions métaphysiques est devenue apparente. Depuis 1981, les attentes des scientologues sur le plan moral ont été clairement énoncées : ces dernières ressemblent aux 10 Commandements, et réaffirment le besoin formulé depuis longtemps de réduire les « actes néfastes ». Les doctrines relatives au mental réactif et à la réincarnation adoptent des orientations morales semblables à celles du Bouddhisme. D’accord.

(n) La Scientologie insiste sur le caractère sérieux du but, l’engagement continu et la loyauté envers l’organisation et ses membres. D’accord.

(o) En Scientologie, les enseignements relatifs à la réincarnation sont entièrement conformes à ces critères. Un mental réactif en accroissement dessert le thétan, et cela peut être résolu en appliquant les techniques de la Scientologie. D’accord.

(p) La Scientologie a des permanents qui ont principalement le rôle de ministres (auditeurs), certains d’entre eux sont également aumôniers et remplissent essentiellement le rôle de superviseur et de pasteur. Les auditeurs, les responsables des cours et les aumôniers (en fait tous les membres du personnel) cherchent à protéger la théorie et la pratique de la Scientologie de toute déviation et, en ce sens, ils en sont les gardiens. D’accord.

(q) Les auditeurs, les responsables des cours et les aumôniers sont rémunérés. D’accord.

(r) La Scientologie a un fond de doctrine métaphysique qui offre une explication sur le sens de la vie et sur son but, et une théorie élaborée sur la psychologie humaine, ainsi que sur l’origine et le fonctionnement de l’univers physique. D’accord.

(s) La légitimité de la Scientologie se présente sous forme d’une révélation de L. Ron Hubbard. Les propres sources d’Hubbard font mention de l’ancienne sagesse de l’Orient, mais prétendent être presque entièrement les résultats de recherches. Ce mélange d’attraction vers la tradition, le charisme, et la science se retrouve dans d’autres mouvements religieux contemporains, comme, la Science Chrétienne. Accord limité.

(t) Les prétentions à la vérité de certaines des doctrines de la Scientologie ne peuvent pas être soumises à un test empirique, mais l’efficacité de l’audition est dit être démontrable pragmatiquement. Les buts de la Scientologie dépendent de la foi dans les aspects métaphysiques de la doctrine, même si toutefois les moyens sont dits susceptibles d’être soumis à un test empirique. Accord limité.

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03. décembre 2007

RÉVISION DE LA COMPARAISON

Par Bryan Wilson

En tenant compte de l’inventaire des probabilités de la religion, l’évaluation de la Scientologie a donné les résultats suivants : onze points sur lesquels il y a accord ; cinq points sur lesquels l’accord est limité ; trois points sur lesquels il y a désaccord et un point qui est indéterminé.
On ne peut pas présumer que ces diverses caractéristiques et fonctions relatives à la religion ont la même importance, et leur nombre ne devrait pas établir une base trop mécanique pour l’évaluation.
Certains points – comme l’existence d’un corps rémunéré de spécialistes, par exemple – bien que communs aux religions, ne se limitent pas aux religions, et il est donc possible qu’ils soient considérés comme ayant moins de portée que certains autres points. De même, il se peut que l’élément propitiatoire qui est commun en religion soit considéré comme étant simplement un reste des anciens modèles ne dépendant que de la magie, et duquel les organisations religieuses les plus récemment instituées se sont peut-être libérées.
Alors qu’une grande partie des religions traditionnelles feraient face à la plupart de ces probabilités, plusieurs confessions bien établies seraient en désaccord avec certaines d’entre elles.
Nous avons constaté ce fait chez les Quakers en ce qui concerne le culte, et au sein de la Science Chrétienne en ce qui concerne la légitimation. Les unitariens ne seraient pas à la hauteur en ce qui concerne plusieurs points – culte, sacralisation, idée générale sur le péché et la vertu, et peut-être l’importance de l’enseignement métaphysique.
Ni les christadelphiens ni les quakers ne satisferaient aux critères relatifs aux spécialistes religieux ou à leur rémunération.

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