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16. décembre 2007

LE BUT DE LA SCIENTOLOGIE, SURVIE

Par Bryan Wilson

Le mot clé qui révèle le but des services donnés dans les églises de Scientologie, est « survie », un concept constamment souligné dans la littérature scientologue.
Néanmoins, la « survie » n’est pratiquement qu’un synonyme moderne de l’ancien concept religieux de « salut » et le salut représente le principal objectif du culte de toutes les religions.
L’établissement d’un rapport entre une déité toute puissante et des fidèles qui en dépendent, résultera en la diminution ou l’élimination des expériences défavorables et malheureuses et en la prolifération des bienfaits, pour aboutir au bienfait final de la vie éternelle.
La Scientologie se préoccupe du salut du thétan, de sa libération du fardeau de la matière, de l’énergie, l’espace et du temps et de façon plus rapprochée, elle se préoccupe de la capacité que celui-ci a, à surmonter les handicaps corporels et les vicissitudes de la vie de tous les jours.
Le thétan, en sa qualité d’essence transhumante ou âme, existe avant le corps physique et est supposé lui survivre.
Cette survie est au bout du compte, liée à la huitième dynamique, l’Être suprême et aux services scientologues d’audition et de formation, afin d’améliorer la conscience de cette ultime réalité. La pratique donne, par conséquent, l’occasion aux participants de renouveler et de renforcer leur connaissance du surnaturel.
Dans le cadre du contexte élargi de ce que nous venons d’explorer, il s’agit là d’une occasion de culte et d’illumination.

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15. décembre 2007

L’AUDITION ET LA FORMATION

Par Bryan Wilson

Le cœur des activités de la Scientologie est constitué par l’audition et la formation.
Elles représentent les voies du salut spirituel.
C’est seulement par ces moyens que le thétan – à savoir l’individu – peut être libéré et atteindre une condition spirituelle d’être « cause », par rapport à la vie et au monde matériel.
L’audition qui confronte l’individu avec les peines et les traumas de son propre passé, l’aide à contrôler sa vie et le libère des pulsions irrationnelles du mental réactif.
Ainsi, on peut dire que la procédure d’audition entraîne le préclair dans la quête spirituelle du salut. Les bienfaits de celle-ci s’accumulent et mènent, au bout du compte, à un état dans lequel le thétan cesse d’être « embourbé » dans la condition matérielle (MEST).
Une telle quête spirituelle, dont le but ultime est le salut, aussi divergente qu’elle soit des apparences et spécifications doctrinales, constitue la préoccupation primordiale et centrale de toutes les religions évoluées du monde.
La formation a pour but de communiquer la sagesse à toute personne cherchant la connaissance et à ceux qui aident les autres sur le chemin de l’obtention du salut.
Ces processus renferment le commandement implicite que l’individu ait à faire face à ses propres expériences passées et douloureuses et surmonte sa tendance à rendre les autres responsables de ses propres échecs.
A cette fin, une formation est accomplie au moyen d’une série de cours, de niveaux de plus en plus avancés, dans le cadre desquels l’étudiant apprend et perfectionne les techniques de l’audition et une fois obtenu le standard approprié, est considéré comme pouvant être efficacement appliqué â n’importe quel préclair.
La formation est organisée sous forme d’un programme intensif et toute personne ayant eu l’occasion de contempler la concentration de ceux qui suivent ces cours de formation, comme je l’ai eu lors de mes visites à l’Église de Scientologie à Saint Hill Manor, ne peut être qu’impressionnée par le sérieux d’esprit manifeste montré par les étudiants.
Il s’agit là, bien sûr, d’un engagement religieux.

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01. décembre 2007

LES CHANGEMENTS CONTEMPORAINS DANS LA RELIGION TOUT COURT

Par Bryan Wilson

Nous avons constaté que toutes les religions ont été soumises à un processus d’évolution elles changent au fil du temps.
Il arrive aussi que la religion par elle-même soit soumise à un changement.
En tant que produit social, la religion prend la couleur et le caractère de la société dans laquelle elle fonctionne, et les mouvements les plus récents révèlent des caractéristiques qui ne se trouvaient pas dans les plus anciens mouvements (tout du moins au moment de leur création).
De nos jours, de nouveaux développements dans la religion font ressortir qu’on se soucie beaucoup moins d’une réalité objective énoncée de l’au-delà, et qu’on s’intéresse plus à l’expérience subjective et au bien-être psychologique donc qu’on se soucie moins des formes traditionnelles du culte, et qu’on s’intéresse plus à l’obtention d’une promesse (qui est elle-même un type de salut) auprès d’autres sources qu’au prétendu réconfort donné par un sauveur – Dieu lointain.
Nous devons donc nous attendre à ce que l’insistance sur ce fait devienne apparente dans l’inventaire que nous avons utilisé comme modèle.
Le modèle montre que beaucoup de choses subsistent encore en religion, mais qu’elles proviennent d’une pratique ancienne.
Les religions les plus récentes – même les religions aussi anciennes que les principales confessions protestantes – ne seront pas d’accord avec ces arguments ils montrent les caractéristiques du stade d’évolution au cours duquel ils ont pris naissance.
Nous devons donc accepter le fait que les mouvements contemporains ne seront pas d’accord avec tous les points énoncés dans notre modèle (relativement éternel).
En tenant compte de tout cela, il est clair pour moi que la Scientologie est une religion sérieuse et qu’elle devrait être considérée comme telle.

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28. novembre 2007

LA SCIENTOLOGIE EST UNE RELIGION HIERARCHISEE ET DISCIPILINEE

Par Jacques Robert

Comme toutes les religions, la Scientologie est fondée sur un corps de doctrine qui a déjà été examiné. Mais la structure de l’Eglise repose d’une part sur des ministres du culte et d’autre part sur un code d’éthique, qui, comme le droit canon, comprend infractions et sanctions.

A. LES MINISTRES DU CULTE

Comme dans toutes les religions, le ministère est ouvert à ceux qui en ressentent la vocation. Mais cette condition, si elle est nécessaire, ne suffit pas dans la religion scientologique non plus que dans les autres religions. Le ministre doit recevoir une formation de caractère théologique dans une académie de Scientologie sanctionnée par des examens. Une fois sa formation achevée, le postulant reçoit l’ordination.
La cérémonie de l’ordination est prévue par le rituel de la Scientologie. Le postulant est ordonné par un pasteur officiant en présence de la communauté des fidèles. Le nouvel ordonné reçoit les insignes de son ministère : une croix de l’Eglise de Scientologie avec sa chaîne en même temps qu’il est investi des responsabilités d’un ministre du culte. Rien ne distingue cette cérémonie des ordinations qui se pratiquent dans la plupart des autres religions.
Ce rapprochement s’impose encore davantage dans la vie quotidienne des ministres du culte. On sait par exemple que les prêtres de l’Église catholique exercent souvent le ministère en groupe. De même, les ministres de l’Eglise de Scientologie forment un « Conseil pastoral » qui reflète les nécessités modernes de la collégialité.

B. LE CODE DE L’ETHIQUE

La religion scientologique — comme toute institution collective et toute religion — est dotée d’un code d’éthique. A cet égard, le « code des infractions » qui définit les prescriptions à ne pas enfreindre et la présence d’un « officier d’éthique » autorité investie du pouvoir disciplinaire, ne présente aucune singularité. C’est le propre de toute institution que de créer un code intérieur qui définisse les infractions disciplinaires et les sanctions dont elles sont assorties. L’ordre intérieur a des exigences spéciales, plus contraignantes d’ailleurs que l’ordre public. Dans leur maître livre Le pouvoir disciplinaire dans les Institutions privées ( 1938 ), les professeurs A. LEGAL et J. BRETHE de la GRESSAYE écrivent : « les fautes disciplinaires sont pour la plupart des manquements d’un caractère moral bien plutôt que juridique, et correspondent à des obligations en tout cas beaucoup plus strictes que les infractions pénales : des faits d’inconduite privée sont de nature, éventuellement, à entraîner la révocation d’un fonctionnaire, d’un magistrat par exemple, alors que nul ne songerait à les considérer comme susceptibles de faire l’objet d’une sanction pénale » (p.115). Aussi bien le Code d’éthique de l’Eglise de Scientologie énumère-t-il les infractions contre l’éthique scientologique qu’un officier d’éthique est chargé de réprimer. Rien ne sépare à cet égard cette église de toute autre institution privée.
D’ailleurs – et ce rapprochement est significatif — les mêmes auteurs font observer que : « Le Code de droit canonique contient dans son livre V. intitulé Des délits et des peines, une législation disciplinaire pour les clercs, les laïcs et les religieux dont la technique est absolument remarquable. Or, Si on l’examine en détail, on s’aperçoit que ce « Droit disciplinaire n’est pas autre chose que le Droit pénal particulier à l’Eglise catholique, approprié à sa nature de société religieuse. Il est tout entier conçu en fonction du but de l’Église qui est le salut des âmes des fidèles, c’est ce qui explique de nombreuses incriminations particulières (hérésie, sacrilège etc.) et aussi la nature des peines qui privent le coupable principalement de biens spirituels » (op. cit. p.114).
A cet égard existe-t-il vraiment une différence de nature entre le comportement de l’Eglise scientologique qui déclare « suppressif » un de ses membres et celui de l’Eglise catholique qui « excommunie » un de ses fidèles ?
Dans l’un et l’autre cas, il s’agit de discipline et de sanctions internes aux Eglises ; le principe de la séparation interdit à l’autorité publique séculière de s’immiscer dans le fonctionnement des cultes.

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11. novembre 2007

L’organisation

Par Régis Dericquebourg

L’Église de Scientologie a une organisation complexe, typique à la civilisation moderne, établie avec un grand nombre d’entités. Chaque religion emprunte le mode de fonctionnement du siècle où elle est apparue. Récemment, les Témoins de Jéhovah ont emprunté les méthodes d’organisation de l’ère industrielle, tandis que la Scientologie a adopté le style de l’ère post-industrielle.

Le but de l’organisation est de gérer et de reproduire les biens du salut. Elle est vouée à une expansion internationale.

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29. octobre 2007

Conclusions

Par Régis Dericquebourg

La Scientologie présente les caractéristiques d’une religion. Elle possède une théodicée, un ensemble d’exercices qui permettent d’atteindre la partie spirituelle de chaque être humain, une structure d’église très « bureaucratisée », des rites religieux. Plusieurs auteurs avant nous, même les plus critiques, n’ont pas douté de son caractère religieux : Michel de Certeau, Roy Wallis, Bryan Wilson, Harriet Whitehead, Lonnie D. Kliever, Frank. K. Flinn.
Nous trouvons les caractéristiques suivantes :

1)    Elle comporte des techniques qui visent à tracer un chemin vers la liberté vu comme « une âme saine dans un corps sain ».
Ron Hubbard et ses disciples poussent très loin la rationalité instrumentale au service d’une vie religieuse, d’une transformation de soi et d’une transformation du monde. Le plus souvent on a apparenté la Scientologie au Bouddhisme. Certains l’ont qualifiée de « Bouddhisme technologique ». D’autres ont vu une ressemblance avec le Méthodisme à cause du caractère systématique de l’audition (appelée : conseil pastoral).

2)    Elle permet au fidèle de donner un sens aux évènements cosmiques, historiques et personnels, elle offre au croyant la conviction qu’il détient la solution du salut personnel et du salut de l’humanité, elle promet à l’individu d’être cause sur la vie et non pas effet de causes externes.

3)    Ron Hubbard n’est pas un prophète qui a proclamé une voie de salut en fonction d’une révélation. Il apparaît comme un chercheur spirituel qui a mis progressivement au point une méthode de salut qui représente un « accomplissement ».

4)    Elle repose sur une expérience individuelle de type mystique qui permet à chacun d’atteindre sa propre nature spirituelle. Elle implique une « virtuosité religieuse », un engagement personnel important et ne peut donc être une religion de masse.

5)    La Scientologie a un caractère de religion « matérielle » qui évoque la Sokka Gakkaï où le succès dans les affaires honnêtement obtenu est considéré comme une évolution spirituelle favorable. Nous pouvons faire un parallèle entre l’éthique scientologique et l’éthique protestante. Dans le premier cas, la réussite dans le monde est le signe d’un état de grâce, dans le second cas, elle est la manifestation d’un travail sur soi-même que fait la personne, d’une ascèse personnelle où domine les techniques psychologiques de la libération comme dans le Bouddhisme et l’application d’un système concret de morale.

6)    Elle n’est pas non plus une secte dans la mesure où elle n’est pas exclusive, le fidèle pouvant continuer à fréquenter une autre religion, bien que la majorité ne pratique que la Scientologie.

7)    Le caractère religieux de l’Eglise de Scientologie a été affirmé depuis le début des années 1950 comme en témoigne la plaquette que l’Eglise Internationale de Scientologie a publié à l’occasion de son quarantième anniversaire. L’Eglise Internationale de Scientologie de Los Angeles y est décrite comme l’Eglise-Mère (comme celle de Boston chez les Scientistes Chrétiens), on y parle de fidélité et de fraternité religieuse, de l’association pastorale, d’œuvres caritatives affiliées à l’Eglise, de paroissiens.
De plus, au cours des derniers entretiens que nous avons enregistrés avec des scientologues, la dimension religieuse est de plus en plus revendiquée. En proclamant de plus en plus son caractère religieux, la Scientologie attire des personnes en quête de religion alors que dans ses débuts, elle conduisait vers elle plus de personnes cherchant à résoudre des problèmes personnels. À mesure que la Scientologie s’est développée, la Dianétique s’est intégrée dans le cheminement scientologique.

8)    La Scientologie comporte des éléments utopiques : Ron Hubbard a conçu un projet utopique de « clarifier la planète », qui envisage une société sans démence, sans criminalité, sans guerre, où les individus capables pourront prospérer, les êtres honnêtes avoir des droits et où l’homme pourra s’élever à des niveaux supérieurs. L’éthique spontanément appliquée (morale ouverte Bergsonienne) éliminerait toutes les erreurs de l’existence et, la perfection des thétans étant retrouvée, l’efficacité serait accrue. Le monde devrait s’améliorer à mesure que les effectifs des scientologues s’accroîtraient.

9)    La Scientologie est née dans un contexte moderne. Elle y puise certains éléments (technicité, approche méthodique affirmée, importance de la communication, du bien-être, compréhension de l’organisation, expérience personnelle) qu’elle a mêlée à des traditions spiritualistes anciennes.

Ron Hubbard et ses disciples poussent très loin la rationalité instrumentale au service d’une voie mystique, d’une transformation de soi et d’une transformation du monde. C’est sans doute pour cette raison qu’elle apparaît comme particulière au sein des religions.

Régis Dericquebourg

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25. octobre 2007

La question de la préservation de la connaissance sacrée

Par Michael Sivertsev

1- La connaissance ésotérique et la technologie de Scientologie

Il y a deux systèmes de connaissance ésotérique. Le premier implique des méthodes permettant d’écrire les choses de manière codée. La communication de cette connaissance cachée à tous ceux qui la souhaitent la transforme alors en connaissance profane qui a perdu tout pouvoir sacré de manière irréversible.

Le second système autorise l’accès et la mise à disposition de la connaissance. Mais la structure particulière de cette connaissance est telle que l’élève ne peut la comprendre s’il n’a pas suivi les étapes précédentes. En d’autres termes, le caractère ésotérique de cette connaissance provient du fait qu’il est nécessaire d’avoir suivi tous les niveaux de l’échelle précise menant à l’accomplissement personnel. Chaque étape comprend en elle-même toutes celles qui l’ont précédée, et n’est pas ésotérique par suite d’un quelconque désir de cacher et de coder cette connaissance, mais simplement parce que posséder le plus haut niveau de celle-ci ne suffit pas à la communiquer à quelqu’un qui n’airait pas vécu toutes les transformations internes de conscience. La seule chose que celui qui possède les plus hauts niveaux de connaissance puisse faire est de faire passer l’élève à travers toutes les étapes indispensables.

La connaissance ésotérique de la Scientologie est de la seconde essence. Lorsque l’on voit le mot « confidentiel » sur les documents d’une étape de la connaissance de Scientologie, c’est qu’il s’agit d’une connaissance qui ne peut être communiquée qu’à celui qui a suivi les étapes précédentes.

La Scientologie est fondamentalement un système religieux ouvert. Tous ceux qui ressentent le besoin intérieur d’accepter la voie et le message spirituel de la Scientologie peuvent compter sur l’attention et le soutien de celle-ci. Et le travail effectué avec l’élève le sera en réponse à ses propres recherches d’identité spirituelle. Il faut cependant rappeler que c’est l’expérience personnelle de la découverte de sa propre identité spirituelle, d’un soi spirituel infini, qui est au centre de la démarche de la Scientologie. C’est pourquoi l’ « histoire », le « récit » de cette expérience n’est possible que de manière assez limitée. Non parce que les instructeurs cachent cette expérience, mais parce qu’elle est pratiquement impossible à verbaliser, à exprimer. Il y a bien entendu une manière de « vérifier » la démarche et les transformations dans lesquelles la personne est engagée, en particulier lorsque les plus hauts niveaux de conscience d’un soi éternel sont atteints. Mais cette « vérification » (très importante et indispensable) ne remplace pas la connaissance sacrée. En lisant ou en écoutant ces témoignages, vous comprenez que cette personne veut décrire son expérience, mais ne peut communiquer la connaissance.

C’est de là que naît l’exigence d’une préservation et d’une reproduction de la technologie de la Scientologie, comme celle qui veut que l’on ne puisse passer à une étape ultérieure sans avoir entièrement compris la précédente. C’est la raison pour laquelle a été développée la procédure particulièrement pertinente consistant à clarifier le sens de chaque mot. Cette attention portée à la compréhension des mots rapproche également la Scientologie des grandes traditions religieuses et permet de considérer la connaissance de la Scientologie comme sacrée.

On peut considérer que cette insistance sur la clarification des mots pour l’acquisition de la connaissance sacrée fait partie du but général de la Scientologie : clarifier et recevoir (comprendre) la véritable nature spirituelle de l’être infini.

2- Les procédures d’acquisition de la connaissance : une technologie permettant d’atteindre les plus hauts niveaux de conscience. Les niveaux de découvertes de soi : du pré-clair au plus haut niveau d’existence spirituelle.

La nécessité d’atteindre une conscience claire et une conscience de soi (d’un réveil par rapport à l’endormissement habituel), d’atteindre la raison, organisée d’une manière telle qu’il est impossible d’accéder au plus haut niveau de conscience de soi sans être passé par, et avoir pris conscience, des niveaux inférieurs a amené d’une part à structurer la connaissance elle-même, et d’autre part à structurer la manière d’accéder à la connaissance sacrée. Dans un contexte de formation religieuse où on s’attend à des changements de conscience chez l’élève, mais où ces derniers sont impossibles à communiquer, cette structuration est essentielle. De là découle l’un des traits caractéristiques de la culture sacrée de la Scientologie : les textes, les Ecritures de l’Eglise (rédigés par Hubbard) constituent un moyen de transformation de la conscience de l’élève. Et, à cet égard, une partie axiomatique de ces textes est particulièrement importante. Il y a des textes courts, classiques, destinés à être étudiés de manière intense et longue, provoquant par là même des changements dans la conscience de l’élève. Grâce à des tentatives répétées de comprendre en profondeur les textes de Hubbard, l’Eglise permet à des groupes, à des équipes de deux élèves ou à des élèves seuls (solo) de pratiquer la contemplation. Cet aspect rapproche également la Scientologie des autres religions et, plus particulièrement, des religions structurées de manière ordonnée, au sein desquelles l’étude réfléchie des textes sacrés ne consiste pas simplement à glaner des informations, mais à changer en profondeur (pour l’élève) ou à clarifier (pour l’instructeur), restaurant par là grâce à un travail intense la conscience et la conscience de soi.

Ainsi, lorsque nous disons qu’il n’est pas possible de transmettre la connaissance et la conscience de soi, nous parlons de la nécessité d’une procédure grâce à laquelle on peut aider l’élève à atteindre cette connaissance et cet accomplissement. Cela signifie qu’il est nécessaire de développer un système de transitions d’un niveau à l’autre. Il faut souligner qu’on ne peut « informer » l’élève, mais seulement lui donner accès à la connaissance. Au terme d’un tel processus, il atteint véritablement la connaissance et un plus haut niveau de conscience.

Grâce à un enseignant (à part quelques niveaux qu’il passe seul), l’élève passe ainsi tous les niveaux d’initiation de pré-clair à OT.

Si l’on tient compte des paramètres de la connaissance ésotérique inhérente à la Scientologie, en particulier la hiérarchie, la rigueur, l’exactitude, l’impossibilité de sauter quelque niveau que ce soit, on se rend compte que la Scientologie a développé un système tout à fait impressionnant ainsi qu’une voie spirituelle qui est également le symptôme d’une culture spirituelle stable et en pleine expansion.

« Un Pont vers la Liberté Totale » au centre du système théologique de la Scientologie

Rarement un mouvement religieux spirituel a eu un système de doctrines lorsqu’il a atteint le stade où il pouvait devenir une véritable église organisée. L’existence d’un système de doctrines est l’indicateur de la maturité d’un mouvement religieux et donc cela montre que ce mouvement va durer très très longtemps dans le temps. Comme nous l’avons observé dans l’histoire des mouvements religieux, c’est pourtant très rapidement que la Scientologie s’est donné un Credo et un système de formation religieuse. Une telle maturité spirituelle et organisationnelle a pu être atteinte grâce à un système de niveaux de transformation et d’identité spirituelle développé de manière très formelle et détaillé. Ce système peut à peine se comparer aux systèmes d’édification et de purification spirituelles qui ont été au cœur des structures des nombreux ordres qui ont « nettoyé » et sauvé les églises traditionnellement reconnues.

Il existe deux types de systèmes théologiques : le système stafatitjesk et le système spofatitjesk.

Le premier considère que l’on peut et doit exprimer les expériences religieuses les plus élevées par les mots. Le second considère en revanche ces dernières comme inexprimables. Le premier système fournit donc une description large et détaillée d’un être divin et d’une structure divine du monde et de l’au-delà. Le second système ne donne aucune description de l’être suprême, car il considère que ceci est impossible. Mais il fournit un système permettant à celui qui suit les enseignements du maître d’accéder à la plus haute connaissance.

La Scientologie s’inspire certainement des deux systèmes, mais avec une nette prédominance du second. Pour la Scientologie, la description de la nouvelle condition en elle-même vaut moins que la description du parcours permettant d’atteindre la plus haute condition.

« Le Pont vers la Liberté totale » est une métaphore pour la voie vers la transformation spirituelle. Une telle voie existe dans la plupart des cultures religieuses et des systèmes théologiques. Mais c’est dans les structures les plus ordonnées qu’on insiste de manière aussi centrale sur une séquence formelle de changements de conditions de conscience de soi organisée de manière hiérarchique.
C’est avec ce message, littéralement le Pont vers la liberté totale, que l’Eglise s’adresse au monde et à ses adeptes.

On retrouve dans ce message quelques thèmes fondamentaux de la structure d’un pont. Tous les concepts théologiques principaux (relatifs aux absolus, aux états d’une personne, au salut), la mission d’un clergé et la structure organisationnelle suivent la structure d’un Pont compris comme la voie de la transformation personnelle et de la compréhension de son propre rôle et destin universels.

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20. octobre 2007

La structure du message spirituel de la Scientologie

Par Michael Sivertsev

La structure du message spirituel est développée à partir de plusieurs thèmes dont l’élève devra prendre conscience le plus possible pour s’imaginer en faire partie. Ce message s’adresse à tous et, à chaque étape du Pont, ses thèmes prendront une pus grande profondeur et une plus grande consistance.

La pratique des membres des ordres religieux se fonde sur la contemplation profonde de thèmes de messages spéciaux. Certains ordres chrétiens pratiquent par exemple la méditation sur des événements de la vie de Jésus-Christ. Cette méditation sur des thèmes et épisodes séparés de la souffrance du Christ vise la transformation interne et la purification du méditant, le plaçant ainsi dans les mains du Christ. Une pratique personnelle similaire existe dans certains ordres Soufis. On peut trouver de tels exemples dans de nombreuses cultures religieuses. La structuration du message spirituel en thèmes rendant possible la transformation et la purification internes constitue un trait commun fréquent.

Il nous faut étudier deux caractéristiques du message spirituel et des thèmes de la Scientologie.

  1. L’effondrement, la conscience de l’effondrement (catastrophe), la transformation personnelle : la voie héroïque

On veut parler d’une catastrophe universelle qui a fait que la personne a perdu la conscience de sa véritable puissance infinie. L’être infiniment fort et puissant, celui qui avait créé l’espace et le temps, s’est piégé dans ses propres créations. Le thème central, repris avec quelques variations en Scientologie, est celui-ci : « le créateur qui est devenu esclave de ses créations a perdu sa liberté ». La conscience d’une telle perte constitue la première étape de la libération. De là la nécessité de connaître toutes les catastrophes vécues au cours des millions d’années de l’existence, et voici ce qu’il faut pour prendre conscience de son existence au cours de ces millions d’années.

La seconde caractéristique de ce thème effondrement – conscience – libération dans le message de la Scientologie est son aspect héroïque. Cela signifie que la recherche d’un soi nouvellement puissant et éternel ne peut être que le résultat d’une quête et d’efforts personnels – le Pont. La personne est bonne à l’origine – il s’agit là d’un des enseignements fondamentaux de la Scientologie. On peut d’ailleurs souligner que cette position clairement exprimées est à l’opposé du message chrétien qui insiste sur le pêché et le mal qui existent dès l’origine en l’homme, et dont il ne peut se libérer par des efforts humains : souvenons-nous des formules : « comme il est impossible à un animal taché de modifier toute tache de sa peau, ou à l’arbre de se redresser, il est impossible à l’homme de se libérer par lui-même du pêché originelle et de sa nature pervertie ».
Considérer l’homme de manière héroïque, c’est-à-dire le croire originellement bon et capable de se débarrasser du pêché originel par ses propres efforts et l’aide humaine de maîtres, ainsi que les pratiques spéciales permettant de retrouver sa condition de puissance originelle a toujours été considéré par la chrétienté comme un signe de paganisme. Sans vouloir procéder à une étude détaillée des différences entre le message chrétien et celui de la Scientologie, il faut toutefois souligner cette divergence qui peut expliquer certaines des difficultés rencontrées par la Scientologie pour pénétrer des cultures dominées par des Chrétiens.

Pour notre analyse en tout cas, cette comparaison est importante : effondrement, conscience et libération sont les étapes par lesquelles doit passer le héros franchissant le Pont vers la liberté totale. L’idée d’une pratique longue permettant de prendre conscience de la durée de son existence personnelle, au cours de millions d’années, et de la marche du héros vers sa liberté s’oppose à la conception du salut chrétien. Lors du service religieux, on réfléchit également sur les thèmes du message de la Scientologie.

  1. La confession, la compréhension de soi, le salut : la voie du service religieux

En Scientologie comme au sein de n’importe quelle culture religieuse forte ou de n’importe quel ordre religieux, le sermon est également un moment important du service religieux. Nous ne rencontrons pas cependant en Scientologie le prosélytisme qu’il peut exister dans les services religieux de nombreuses religions traditionnelles. La Scientologie est au contraire l’une des rares religions permettant à ses membres de rester membres d’une autre religion. Il s’agit d’une religion complète, et ses membres la pratiquent à l’exclusion de toute autre pratique religieuse, même s’ils peuvent rester membres de leur religion d’origine pour des questions familiales, sociales ou culturelles. Un membre de l’Eglise de Scientologie peut être membre d’une autre église. C’est pourquoi le service de Scientologie, s’adressant au monde extérieur, utilise une confession distincte, fondée sur l’expérience personnelle, et insiste toujours sur les aspects rationnels de cette expérience personnelle.

La rationalité de la confession implique une technique de compréhension de soi développée avec précision et – plus important encore – appliquée. Comprendre que l’on possède en soi l’expérience de sa propre destinée, telle qu’elle dure depuis des millions d’années. Se comprendre éternel et immensément puissant.

La confession et la compréhension de soi sont la voie du salut. Le salut est conçu comme une conscience stable de sa propre identité spirituelle, et l’élimination de toute barrière spirituelle interne (engramme), gênant la conscience correcte du soi puissant et éternel, c’est-à-dire le salut de la conscience qui trouve son identité spirituelle.

On ne peut comprendre correctement le message de n’importe quelle culture religieuse que si l’on étudie la compréhension de l’absolu. C’est pourquoi il nous faut entrer dans le concept d’absolu, essentiel en Scientologie.

   Entrees precedantes