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13. février 2008

LES DOCTRINES DU BOUDDHISME HINAYANA (OU PETIT VEHICULE)

Par Bryan Wilson

Le Bouddhisme Hinayana est souvent considéré comme représentant la tradition bouddhique la plus proche des enseignements originels du Bouddha Gautama. Ces doctrines ressemblent très peu à celles établies par le Christianisme ou par les autres religions monothéistes. Aucun des enseignements du Bouddhisme Theravada n’indiquent l’existence d’un Être suprême ou d’un Dieu – créateur. Plutôt que d’être le résultat d’un Dieu – créateur, le monde phénoménal est perçu comme n’ayant pas de substance, et l’homme est considéré comme tout aussi non permanent et sans âme immortelle. Toute forme d’existence est caractérisée par la souffrance, et la raison d’être des enseignements bouddhiques vise à libérer l’homme de cette condition. Les circonstances présentes de l’homme sont la conséquence de son karma, la loi de cause à effet, suivant laquelle les actions des vies antérieures déterminent pratiquement toujours les conditions de vie future. Les vies étant comme les maillons d’une chaîne de causalité, il existe une origine conditionnelle à chaque renaissance. Ainsi, l’homme n’est pas amené à la vie par un Dieu – créateur et il n’existe aucun concept de Dieu – sauveur, puisque seule la connaissance permet à l’homme de pouvoir se libérer de la souffrance de la chaîne des naissances renouvelées. Chaque homme, guidé par l’instruction religieuse, doit tracer sa propre voie sur le chemin de la connaissance. Le Bouddhisme ne nie pas l’existence des Dieux en tant que tels, mais ces êtres ne constituent pas des objets de vénération et ils ne remplissent pas de rôles spécifiques. (Ils sont en fait les restes et les accumulations d’autres traditions religieuses que le Bouddhisme a incorporés.) Même si les concepts de Dieu – créateur ou de Dieu – sauveur, d’immortalité de l’âme et de punition ou de gloire éternelles ne sont pas présents dans le Bouddhisme Hinayana, il n’en reste pas moins que le Bouddhisme s’est vu accordé aisément et universellement, le statut d’une religion.

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08. février 2008

L’EVOLUTION DES IDÉES RELIGIEUSES

Par Bryan Wilson

Le cas du taoïsme illustre bien le fait que les religions n’apparaissent pas sous la forme de systèmes de croyance, de pratiques et d’organisations, complètement formés.
Sous tous ces aspects, elles passent par des processus d’évolution, en venant parfois à inclure des éléments différant complètement des différentes positions d’origine.
Par exemple, pendant des dizaines d’années, certains évêques de l’Église anglicane n’avaient pas les mêmes croyances en ce qui concerne certaines doctrines de base de la foi, comme l’immaculée conception, la résurrection de Jésus et le second avènement du Messie.
Un autre exemple de cette sorte sont les changements survenus dans la conception déiste, tels que pouvant être relevés dans les Saintes Écritures judéo-chrétiennes, partant de la déité tribale de l’antiquité israélite, pour aboutir à un Être universel conçu d’une manière beaucoup plus spirituelle, tel que décrit par la suite, par les prophètes et dans le Nouveau Testament. La réconciliation des descriptions divergentes de la déité a donné naissance à des disputes, au sein des églises et des mouvements du Christianisme, il existe des divergences entre ces églises et ces mouvements.
Et les hypothèses fondamentales ont constamment changé au cours de l’histoire chrétienne.
De même, à l’heure actuelle, des changements fondamentaux continuent à avoir lieu à propos du concept de Dieu chrétien.

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03. février 2008

LE CHRISTIANISME AFFIRME NE PAS ÊTRE UNE RELIGION

Par Bryan Wilson

Ces divers courants d’argumentation théologique : le rejet précédemment exposé, du concept d’un Dieu personne ; l’abandon du théisme ; la nouvelle considération du relativisme de la Bible ; et le défi lancé pour l’acceptation des concepts concernant la nature du Christ et de sa relation par rapport à la divinité, tous aboutissent à un sérieux changement en ce qui concerne la compréhension de la foi chrétienne telle que reçue.

Le Christianisme qui fut pendant si longtemps le modèle implicite en Europe de ce à quoi devait ressembler une religion, déclarait désormais ne pas en être une. En cela, le critère suivant lequel les religions étaient précédemment définies, était désormais remis en question.

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02. février 2008

LA RELIGION CONTEMPORAINE ET LE CHANGEMENT DES FONCTIONS SOCIALES

Par Bryan Wilson

Ignorant pour un moment les éléments concrets provenant de la conception chrétienne traditionnelle mais apparemment dépassée, de ce qui pouvait constituer une religion, nous allons brièvement nous en référer aux caractéristiques de religion, soulignés dans les études sociologiques non normatives qui furent effectuées sur le sujet. Tout en ignorant les préoccupations indépendantes en provenance du surnaturel (ou sur-empirique), les sociologues soulignent les fonctions devant être remplies par les religions. La religion est à l’origine de la création, de la consolidation et de la promotion de la solidarité sociale à l’intérieur d’un groupe et fournit à celui-ci, un sens de l’identité. Comme l’a dit Peter Berger, elle fournit un « univers d’explications élaboré par l’homme » qui se transforme en cadre de travail moral et intellectuel, à la lumière duquel les idées et les actions peuvent être jugées. Si la religion doit nécessairement abandonner, face au développement de la science, des théories spécifiques ayant trait à la création et à la cosmologie, elle continue à offrir des explications sur le propos inhérent de l’univers et de la vie de l’homme.

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01. février 2008

LA RELIGION CONTEMPORAINE ET L’ÉTHIQUE DE RESPONSABILITÉ

Par Bryan Wilson

Au fur et à mesure que le grand public du monde occidental s’est sophistiqué, les religions modernes ont tenté de moins mettre l’accent sur les doctrines afférentes à Dieu, à la création, au péché, à l’incarnation, à la résurrection, etc., et de placer davantage l’accent sur l’éthique de responsabilité sociale et personnelle. Donner un sens à l’intention et au but ultime est la source d’une direction et d’un accomplissement personnel en ce monde.

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30. janvier 2008

LA RELIGION CONTEMPORAINE ET L‘AMÉLIORATION DE LA VIE

Par Bryan Wilson

Au sein de certains nouveaux mouvements religieux, fournir aux individus un sens et une explication à leur vie est devenu un but en soi. Ces mouvements établissent généralement un système de points métaphysiques, complet mais souvent complexe, au sein duquel les personnes ferventes identifient les réponses intellectuelles aux questions relatives à leur préoccupation ultime.
Parmi ces mouvements, on trouve la Théosophie, l’Anthroposophie, le Gurdjieffisme, la Foi Kosmone et les mouvements de la Nouvelle Pensée.
Au fur et à mesure que la préoccupation de la société contemporaine s’est éloignée de la notion de vie future, de nouveaux mouvements (et dans une certaine mesure les églises établies de longue date) ont commencé à porter l’accent sur les activités et les propos « temporels » et sur des buts génériques « d’amélioration de la vie ». L’ascétisme des religions qui apparaissent dans un monde caractérisé par la raréfaction des ressources et par les désastres naturels, est moins approprié à une société où l’on trouve une large affluence et une beaucoup plus large planification sociale, visant à l’élimination des calamités sociales et naturelles.
La circulation contemporaine des valeurs hédonistes au sein d’une société séculière, se reflète dans la religion et les nouvelles religions cherchent explicitement à fournir aux gens une meilleure expérience de la vie.
L’accent porté sur la pensée positive s’est largement répandu en Amérique au cours des années quarante.
Des techniques psychologiques d’amélioration de la maîtrise de soi, de progrès personnels, de renouvellement de la motivation et d’une possibilité accrue d’un enrichissement spirituel, font maintenant partie du répertoire de nombreux mouvements religieux, au fur et à mesure que la société adhère de moins en moins aux théologies chargées de l’idée de péché, telles qu’autrefois affirmées par les églises chrétiennes traditionnelles.

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29. janvier 2008

LA RELATION ENTRE LA RELIGION ET LA MORALITÉ

Par Bryan Wilson

Nombre de religions recommandent à leurs adhérents l’observation de règles plus ou moins spécifiques. Leur nature, la vigueur avec laquelle celles-ci sont recommandées et la rigidité des sanctions leur étant attachées, varient largement. Dans le Judaïsme, on identifie des règles dirigeant la minutie du rituel et de nombreux aspects de la vie de tous les jours. Dans l’Islam, les règles religieuses affectent de nombreuses situations de la vie et fournissent un système de réglementation légale pour la société. Ailleurs, le règlement moral n’a pas explicitement de racines religieuses, comme dans le cas de la société japonaise. Il n’existe pas de relation normale entre un système de doctrine religieuse et un code de moralité. La conjonction de la religion et de la moralité, présente dans le Christianisme, constitue un exemple de relation, mais celui-ci n’est pas typique des autres systèmes religieux et ne doit pas être considéré comme le modèle nécessaire d’une telle relation.

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25. janvier 2008

LES ASPECTS SACRAMENTELS ET SACERDOTAUX DU CHRISTIANISME

Par Bryan Wilson

Les croyances et les valeurs religieuses trouvent fréquemment leur expression dans les symboles, les procédures et les institutions établies. La forme de ces symboles, procédures et institutions varient largement mais cependant et une fois de plus, le modèle fourni par les églises chrétiennes – un modèle si facilement adopté dans la société chrétienne – ne constitue pas un guide adéquat pour les autres fois.
Le Christianisme par lui-même présente une large variété de formes d’expression. Il ne s’agit pas là seulement de différences fortuites, relevant du hasard et dictées par l’esthétique ou par une pure facilité. Les différences relèvent souvent en elles-mêmes d’une profonde conviction, touchant le coeur même de la foi religieuse.
Les principales traditions religieuses du monde révèlent des orientations largement divergentes, allant du sacerdoce, d’une volonté de sacrifice et de sacrements, d’une profusion d’auxiliaires sensuels relatifs à la foi (tels que l’encens, la danse et l’imagerie), à l’ascétisme et à une sujétion particulière à l’expression verbale et la prière.
On rencontre ces deux extrêmes au sein de l’Hindouisme, du Bouddhisme et du Christianisme alors que dans son expression orthodoxe, l’Islam est plus uniformément ascétique – ses manifestations d’extase se produisant en marge. Il peut suffire d’illustrer la diversité qui prévaut au sein de la tradition chrétienne. L’Église romaine, dans son développement traditionnel, est l’illustration de l’utilisation élaborée d’un auditoire, des sensations visuelles et olfactives, au service de la foi.
La liturgie catholique – bien qu’abjurant l’emploi de danses et de drogues, utilisées dans d’autres traditions – a élaboré des rituels, des vêtements sacerdotaux et des sacrements dans le cadre d’une profusion de cérémonies, destinées à marquer le calendrier et la hiérarchie de l’Église et les rites de transition des individus.
Le Quakerisme est en total contraste avec le catholicisme romain. Le concept de la prêtrise, le déroulement des rituels (même en ce qui concerne les rites commémoratifs et non sacramentaux, communs au sein des Églises protestantes) et l’utilisation de l’imagerie et des vêtements sacerdotaux, y sont rejetés. L’accent mis sur la suffisance des célébrations laïques, le rejet du sacré, qu’il s’agisse de bâtiments, d’endroits, de saisons ou de cérémonies et celui des accessoires de la foi, comme les rosaires et les talismans, constituent, dans une plus ou moins grande mesure, une caractéristique commune à la plupart des religions protestantes. Les évangélistes (des différentes dénominations) rejettent l’idée de prêtrise et les Quakers, les Brethrens, les Christadelphiens et les chrétiens scientistes rejettent même le concept d’un ministère rémunéré. Les Baptistes ont gardé le baptême et la plupart des autres dénominations ont conservé une cérémonie de partage du pain mais souvent, seulement en tant qu’acte commémoratif de respect des Saintes Écritures et non en tant que célébration chargée d’un mérite intrinsèque. La religion protestante insiste beaucoup plus sur les Écritures Saintes que la foi catholique, même parfois au risque de tourner la Bible en un objet de fétichisme. Des coutumes et pratiques persistent dans toutes les religions mais elles sont d’importance minime, les Quakers n’insistant par exemple que sur le choix d’un lieu et d’une heure pour leur réunion et les Christadelphiens essayant d’éviter tous les titres et positions au sein d’une communauté où ils sont tous supposés être, à titre égal, au service de Dieu.

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21. janvier 2008

GUÉRISON MENTALE ET RELIGION

Par Bryan Wilson

Cependant, la pratique thérapeutique a souvent manifesté un potentiel d’acquisition à connotations métaphysiques et religieuses, tel qu’on peut le constater sous différents aspects, dans la science chrétienne, le mouvement de la Nouvelle Pensée et les techniques du yoga. D’un autre côté, les religions établies ont de temps à autre développé des activités spécialisées dans la guérison, particulièrement en ce qui concerne la guérison mentale.
Les principales églises renferment parfois en leur sein des départements organisés à cet effet. Au commencement, la Dianétique n’invoquait aucun principe religieux, mais au fur et à mesure que la légitimité théorique de la pratique s’est élaborée, il lui fut de plus en plus reconnue une dimension métaphysique et certaines des idées exposées en vinrent à être décrites en des termes dont l’implication était clairement religieuse.

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20. janvier 2008

LA MANIÈRE DONT LES RELIGIONS ÉVOLUENT

Par Bryan Wilson

Toutes les religions sont le produit d’une évolution. Il n’existe pas de religion qui, à aucun moment, n’ait émergé sous la forme d’un système de croyances et de pratiques, complètement formé. En cela la Scientologie ne fait pas exception une religion s’est développée à partir d’un ensemble de théories thérapeutiques.
Il est parfaitement impossible de déterminer le moment où le Christianisme est lui-même devenu une religion, commençant comme il l’a fait, en un vague rassemblement d’exhortations éthiques et de miracles occasionnels ; puis devenant un mouvement populaire parmi les Galiléens ; et devenant une secte israélite pour devenir enfin une religion distincte. Même alors, il fallut des siècles à sa doctrine pour être totalement formulée et sa pratique rituelle continua et continue à subir de fréquents changements.
En ce qui concerne les mouvements apparus plus récemment, le processus d’évolution est encore plus évident. L’Église des Adventistes du septième jour prend ses origines dans la croyance en une nouvelle venue très prochaine du Christ (croyance également diffusée parmi les Baptistes, les Presbytériens, les Méthodistes et les autres congrégations localisées dans le haut de l’état de New York, pendant les années 1830). Cependant l’Église ne fut formée qu’en 1860.
De façon similaire, avant que l’église spiritualiste ne fut fondée, il s’écoula plusieurs dizaines d’années après que les soeurs Fox eurent reçu pour la première fois à Hydesville des messages en provenance du monde spirituel.
Pareillement, Mary Baker Eddy avait, avant la découverte de sa technique de guérison mentale en 1866, expérimenté divers autres systèmes. Pendant les années qui suivirent, elle pensait même que son système serait adopté par les églises traditionnelles plutôt que de devenir la base de l’Église du Christ Scientiste qu’elle fonda en 1875.
Les Pentecôtistes firent l’expérience du don des langues, du don de prophétie et de guérison et autres, dès l’année 1900, cependant des églises pentecôtistes séparées ne furent formées que très lentement, au cours de vingt années qui suivirent.
Aucun de ces mouvements, qui devinrent tous des religions indépendantes, ne commencèrent comme telles : il en fut de même pour la Scientologie.

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