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21. juillet 2011

Les principes de base de la Scientologie

Si quelqu’un veut s’informer au sujet des croyances et des pratiques des scientologues, les meilleures sources d’information sont les deux livres de Ron Hubbard :

  • La Dianétique : la puissance de la pensée sur le corps et Scientologie.
  • Un nouvelle optique sur la vie.

Le manuel de référence Qu’est-ce que la Scientologie ? donne une description détaillée de cette religion, de ses nombreuses Églises et des différents programmes d’amélioration sociale qu’elles soutiennent.

Cependant, si vous voulez simplement savoir en quoi consiste la religion de Scientologie, ses principes fondamentaux et ses croyances sont faciles à décrire. C’est la raison d’être de cette série de vidéos qui présente les principes fondamentaux de la Scientologie, les piliers sur lesquels repose cette religion.

 

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29. février 2008

ÉLEMENTS DE DEFINITION DE LA RELIGION

Par Bryan Wilson

Il n’existe pas d’unique définition de la religion acceptée en général par les intellectuels. Parmi les nombreuses définitions qui furent données, on peut néanmoins identifier un nombre d’éléments fréquemment invoqués, et on peut identifier diverses combinaisons de ces éléments. Ils comprennent :

(a) Des croyances, pratiques, affiliations et institutions afférentes

  1. aux forces, êtres et buts surnaturels ;
  2. à la (aux) puissance(s) spirituelle(s) et non visible(s) ;
  3. à la préoccupation ultime de l’être humain ;
  4. aux choses sacrées (choses mises à l’écart et interdites) ;
  5. à un objet de dévotion spirituelle ;
  6. à une entité contrôlant la destinée de l’homme ;
  7. à la raison d’être ;
  8. à une source de connaissance et de sagesse transcendante ;

(b) Des pratiques reflétant l’obédience, le respect ou la vénération ;
(c) Le caractère collectif ou de groupe, de la vie religieuse.

Même s’il est rarement fait mention de causalité dans la définition de la religion, un « contact avec le monde du spirituel » est parfois mentionné. Les conséquences et les fonctions de la religion sont considérées comme :

(a) un maintien de la morale communautaire ;
(b) l’octroi d’une identité individuelle et/ou de groupe ;
(c) un cadre d’orientation ;
(d) un univers d’explications humainement élaboré ;
(e) un réconfort et un bien-être respectant des perspectives d’aide et de secours.

La religion est toujours normative, mais les religions différant les unes des autres, les personnes actuellement spécialisées dans la sociologie de la religion et dans la religion comparative cherchent plutôt à débattre du normatif, sans pour autant s’y engager eux-mêmes. Cependant la diversité des croyances, rituels et organisations est telle que toute définition de la religion tente malgré tout de couvrir toutes les manifestations des religions connues.

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28. février 2008

L’UTILISATION ORIGINELLE DU CONCEPT DE RELIGION

Par Bryan Wilson

Dans le passé, le concept de « religion » fut souvent identifié avec les manifestations concrètes des croyances et pratiques présentes dans la société occidentale. Sauf en ce qui concernait les Chrétiens, les Israélites et les Musulmans, il était généralement admis que les membres d’un groupe n’avaient pas, à proprement parlé de religion. Ils étaient « païens ».

Les théologiens qui emploient le terme « religion » ont tendance à impliquer par là, le Christianisme, et en Angleterre, mentionner le « Christianisme » voulait souvent dire la foi telle que spécifiquement établie par l’Église d’Angleterre. L’emploi de cette notion restreinte s’est estompé de façon constante, au fur et à mesure de la découverte des systèmes de croyance orientaux, et l’étude de la religion a depuis transcendé les étroites restrictions de perception normative de la théologie chrétienne traditionnelle. La religion est depuis devenue un objet d’étude dans les disciplines académiques (en particulier pour les sciences sociales) qui approchent ce sujet de manière objective et neutre et sans implication quelconque, vis-à-vis d’une éventuelle affiliation à une religion spécifique ou d’une possible préférence de l’une par rapport à l’autre.

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25. février 2008

L’EXTENSION DU CONCEPT DE RELIGION

Par Bryan Wilson

À partir du moment où les anthropologues posèrent l’hypothèse qu’il n’existait pas d’exemple clair de société n’ayant aucune forme de croyances surnaturelles et d’institutions soutenant ces croyances, ils en conclurent, qu’au sens large du terme, il n’existait pas de société sans religion. Le concept de « religion » en vint à connoter le phénomène de ressemblance familiale plutôt que d’identité partagée, et la religion cessa d’être définie en termes spécifiques à une tradition particulière. Les particularités spécifiques au Christianisme et considérées comme essentielles à la définition d’une religion, ne furent plus considérées que comme de simples exemples de ce qu’une définition pouvait recouvrir. La spécification de tels éléments concrets fut remplacée par des formulations plus abstraites embrassant nombre de types de croyances, pratiques et institutions qui, bien que n’étant pas intrinsèquement identiques, pouvaient être considérées comme des équivalents fonctionnels. Il fut considéré que chaque société avait des croyances qui, malgré leurs diversités, transcendaient la réalité empirique connue et des pratiques conçues dans le but de mettre l’homme en contact ou en rapport avec le surnaturel. Dans la plupart des sociétés, il existait des individus dont les tâches spécifiques étaient associées au respect de ce but. Rassemblés, ces éléments en vinrent à être reconnus comme constitutifs de religion.

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23. février 2008

LA DIVERSITÉ RELIGIEUSE DANS LES SOCIÉTÉS AVANCÉES

Par Bryan Wilson

Les codes de croyances et pratiques religieuses dans les sociétés techniquement plus avancées sont généralement d’une articulation plus élaborée, et font souvent preuve d’une plus grande cohérence et stabilité. Mais même au sein des systèmes développés, il persiste des éléments de diversité. Il n’existe pas, au sein des différentes grandes religions du monde, de système théologique ou de schématisation des croyances concernant le surnaturel qui soient totalement cohérents. Il y a toujours des reliquats non expliqués. On y trouve également les vestiges d’anciennes orientations religieuses, tels que les éléments de religions populaires persistant dans le grand public. Les écritures sacrées de toutes les grandes religions renferment des contradictions internes et des inconsistances. Celles-ci, ainsi que d’autres sources, motivent les différences entre les spécialistes en théologie qui embrassent des schémas d’interprétation et des principes d’exégèse différents et parfois irréconciliables, alimentant différentes traditions, même au sein de ce qui est largement considéré comme l’orthodoxie.

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22. février 2008

LE DÉVELOPPEMENT DU PLURALISME RELIGIEUX

Par Bryan Wilson

Au sein des sociétés avancées, la dissidence délibérée et consciente de l’orthodoxie doit être considérée comme un phénomène normal. Les Chrétiens, les Israélites et les Musulmans sont non seulement divisés au sein de l’orthodoxie, mais également par des groupes de dissidence qui rejettent toutes les formes d’orthodoxie et qui se conforment à un modèle divergeant de pratiques religieuses (ou qui rejettent la religion dans sa totalité). La dissidence se remarque surtout dans les contextes où l’exclusivité religieuse domine : C’est-à-dire dans ceux où un individu doit renoncer à toute autre religion s’il désire adhérer à l’une d’entre elles en particulier : un type d’engagement rigoureusement appliqué dans les traditions judéo-chrétienne-islamiques. Au fur et à mesure que les gouvernements étatiques ont cessé l’imposition de formes spécifiques de religion, les corps de dissidence religieuse furent tolérés et il leur fut accordé, dans les pays européens, certains privilèges religieux et généraux. Dans de nombreux cas de figures, ils en sont même arrivés à jouir d’une liberté religieuse générale, identique à celle respectée constitutionnellement aux États-Unis. La situation obtenue aujourd’hui par le fonctionnement en bon entendement d’un large nombre de dénominations différentes est connue sous le nom de « pluralisme religieux ».

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20. janvier 2008

LA MANIÈRE DONT LES RELIGIONS ÉVOLUENT

Par Bryan Wilson

Toutes les religions sont le produit d’une évolution. Il n’existe pas de religion qui, à aucun moment, n’ait émergé sous la forme d’un système de croyances et de pratiques, complètement formé. En cela la Scientologie ne fait pas exception une religion s’est développée à partir d’un ensemble de théories thérapeutiques.
Il est parfaitement impossible de déterminer le moment où le Christianisme est lui-même devenu une religion, commençant comme il l’a fait, en un vague rassemblement d’exhortations éthiques et de miracles occasionnels ; puis devenant un mouvement populaire parmi les Galiléens ; et devenant une secte israélite pour devenir enfin une religion distincte. Même alors, il fallut des siècles à sa doctrine pour être totalement formulée et sa pratique rituelle continua et continue à subir de fréquents changements.
En ce qui concerne les mouvements apparus plus récemment, le processus d’évolution est encore plus évident. L’Église des Adventistes du septième jour prend ses origines dans la croyance en une nouvelle venue très prochaine du Christ (croyance également diffusée parmi les Baptistes, les Presbytériens, les Méthodistes et les autres congrégations localisées dans le haut de l’état de New York, pendant les années 1830). Cependant l’Église ne fut formée qu’en 1860.
De façon similaire, avant que l’église spiritualiste ne fut fondée, il s’écoula plusieurs dizaines d’années après que les soeurs Fox eurent reçu pour la première fois à Hydesville des messages en provenance du monde spirituel.
Pareillement, Mary Baker Eddy avait, avant la découverte de sa technique de guérison mentale en 1866, expérimenté divers autres systèmes. Pendant les années qui suivirent, elle pensait même que son système serait adopté par les églises traditionnelles plutôt que de devenir la base de l’Église du Christ Scientiste qu’elle fonda en 1875.
Les Pentecôtistes firent l’expérience du don des langues, du don de prophétie et de guérison et autres, dès l’année 1900, cependant des églises pentecôtistes séparées ne furent formées que très lentement, au cours de vingt années qui suivirent.
Aucun de ces mouvements, qui devinrent tous des religions indépendantes, ne commencèrent comme telles : il en fut de même pour la Scientologie.

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13. janvier 2008

LA DOCTRINE SCIENTOLOGUE : MOYENS RATIONNELS DU SALUT

Par Bryan Wilson

La philosophie religieuse décrite ci-dessus est partie de la pratique de la Scientologie.
Hubbard la considérait lui-même, en certains aspects, similaire à la philosophie des religions orientales.
En particulier, il cita le Vedas, les hymnes de création qui font partie de la tradition hindouiste, comme renfermant un concept très similaire au « Cycle d’Action de la Scientologie. Le Cycle d’Action constitue l’ordre apparent de la vie, partant de la naissance, à travers la croissance, pour aboutir au déclin et à la mort.
Mais, au travers de la connaissance, mise à disposition par la Scientologie, les effets néfastes du déroulement de ce cycle peuvent être évités. On peut faire que le cycle de la création, de la survie et de la destruction devienne un acte créatif : la Scientologie est engagée dans la valorisation et l’augmentation de la créativité et dans la défaite du chaos et de la négativité.
Elle reconnaît l’existence d’une voie ou d’une ligne de transmission de la sagesse, partant des Vedas et du Bouddha Gautama, pour aboutir au message chrétien et admet certaines affinités avec tous ces enseignements.
Mais si la sagesse, par exemple dans le Bouddhisme, permettait parfois à quelques individus d’obtenir le salut pendant leur vie, il n’existait pas, alors, un ensemble de pratiques précises assurant ce résultat. C’était pratiquement impossible à reproduire. L’obtention du salut restait soumis au hasard et à des facteurs non contrôlés.
Le salut était obtenu par quelques individus, ici et là, de temps en temps, ou pas du tout.
Ce qu’Hubbard a entendu faire, fut de standardiser la pratique religieuse, allant à en faire pratiquement une routine et d’augmenter la probabilité des résultats sotériologiques.
L’application aux buts spirituels, de telles méthodes techniques, indique combien la Scientologie adhère aux techniques modernes, pour la réalisation de buts qui, autrefois, étaient atteints sporadiquement et occasionnellement quand ils l’étaient. Elle tente par là d’introduire de l’ordre et de la certitude au sein des conquêtes et des exercices spirituels.
La Scientologie désire mettre de l’ordre et de la discipline au sein de la quête religieuse, par l’emploi de procédures rationnelles. En ce sens, elle a fait, dans l’ère de la technologie, ce que le Méthodisme tenta de faire en un stade moins avancé du développement social quand ils tentèrent de convaincre les gens que le salut devait être recherché par l’intermédiaire de moyens contrôlés, disciplinés et méthodiques. Alors que les méthodes des méthodistes furent exprimées dans le langage encore relativement conventionnel du Christianisme de l’époque, les méthodes avancées par la Scientologie sont profondément marquées par une société plus engagée dans les procédures rationnelles et technologiques.
Les moyens employés par la Scientologie ont été comparés au upaya ( «la bonne méthode») de la Septième étape du Chemin Bodhisattva, menant au salut dans le Bouddhisme Mahayana. Selon cette version du Bouddhisme, à la septième étape, le croyant devient un Bodhisattva transcendental, désormais détaché du corps physique (comme le thétan opérant, dans la Scientologie).

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21. décembre 2007

LES DIFFÉRENCES DANS LA NOTION DE CULTE – LES QUAKERS

Bryan Wilson

Troisièmement : même dans la tradition chrétienne au sens large, les attitudes de respect et d’humilité n’ont pas besoin de s’exprimer par des formes spécifiques de comportement, telles qu’observées lors des services orthodoxes, catholiques romain ou de la Haute Église anglicane, pendant lesquels les fidèles se courbent, s’agenouillent, se prosternent, prononcent des mots de louange, d’actions de grâce, de bénédiction et en espèrent en retour des bénédictions.
Au sein de la chrétienté, il existe de nombreux mouvements qui suivent des pratiques différentes : les Quakers en sont un parfait exemple. Les Quakers se rassemblent dans un esprit de respect mais ne procèdent pas à des actes formels de culte, telles que des prières établies ou récitées, que le chant d’hymnes ou de psaumes : souvent tout le service se déroule en silence.

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17. décembre 2007

LA COMMUNICATION EN TANT QUE CULTE

Par Bryan Wilson

La Scientologie présente une conception réellement abstraite de l’Être suprême, en sa qualité de Huitième Dynamique.
Les scientologues cherchent à élargir leur conscience et leur compréhension afin de pouvoir embrasser toutes les dimensions de l’être, dans l’optique d’aider à et de faire partie de la survie de l’Être suprême ou Infinité.
Les scientologues révèrent la vie et considère Dieu comme une ultime raison d’être, mais cette considération n’implique pas des pratiques spécifiques qui se rapprocheraient des pratiques de culte telles que considérées par les églises chrétiennes traditionnelles.
La Scientologie est un mouvement qui rassemble des personnes de confessions diverses ; qui met l’accent sur les nouvelles conceptions de la création, de la raison d’être et du salut et ses enseignements s’inspirent de plusieurs grandes traditions religieuses et de larges orientations scientifiques.
Il est donc parfaitement normal que la Scientologie présente ses théories sous forme de termes abstraits et universels et que sa conception du culte soit en conformité avec de telles perspectives.
Le postulat général fut exprimé de la façon suivante : « En Scientologie, la dévotion s’établit en terme de communication. Celui qui vénère efficacement est celui qui se considère capable de parcourir la distance nécessaire à la communication avec l’Être suprême » [Scientology as a Religion p. 30].
L’essence de la Scientologie réside dans la compréhension par la communication – communication avec le propre passé du thétan et avec l’environnement et dans le sens comparable à la communication qui a lieu dans le cadre du culte chrétien, la communication avec la déité que l’individu recherche dans la prière et le service eucharistique quant il se comporte, comme le disent les églises traditionnelles, comme un « communiant ».
En grande partie, le propos est le même – la purification de l’individu, la réhabilitation de son âme, ce qui en fait, fait partie du processus à long terme de salut. Dans la Scientologie, une telle communication prend deux formes fondamentales : l’audition et la formation.
L’audition qui a lieu sous la forme d’une communication privée entre l’individu et son passé (celui du thétan), passe par l’intermédiaire de l’auditeur et de l’électromètre. Mais il s’agit essentiellement d’un processus permettant à l’individu d’avoir un meilleur rapport avec son Moi réel et originel et en ce sens, de le mettre en contact avec une réalité spirituelle fondamentale.
La formation, selon les Écritures de la Scientologie, représente une communication avec les vérités fondamentales et la raison d’être. Au travers de l’augmentation de sa compréhension, l’individu recherche une plus grande communication avec son Moi fondamental, avec les autres et avec la vie dans son ensemble. Ces activités sont également marquées des caractéristiques du culte, même si des aspects tels que la vénération (d’une déité), l’ancienne forme d’abnégation et les procédures de dévotion se trouvent, dans ce contexte moderne, supplantés.

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