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06. février 2008

LA PREUVE DE L’ATHEISME CHRETIEN ROBINSON

Par Bryan Wilson

Les extraits qui suivent prouvent combien l’évêque et ses associés se sont éloignés des hypothèses traditionnelles visant au respect du monothéisme, tel qu’accepté à la fois par les laïcs et la loi.

L’évêque, pour soutenir ses arguments, cita Bonhoeffer comme suit :

« L’homme a appris à faire face à toutes les questions d’importance, sans prendre Dieu comme hypothèse de travail. Dans les domaines concernant la science, l’art et même l’éthique morale, il s’agit maintenant d’une chose acquise que plus personne n’ose contester. Et au cours des cent dernières années, c’est devenu également de plus en plus vrai pour les questions religieuses : Il devient évident que, sans Dieu, tout fonctionne aussi bien qu’avant. » (p. 36)

L’évêque cite Taillis, comme suit :

« … il vous faut oublier toutes les choses traditionnelles que vous avez apprises concernant Dieu et même peut-être le mot en lui-même. » (p. 47)

À ceci l’évêque ajoute :

« Quand Taillis parle de Dieu « en profondeur », il ne parle pas du tout d’un autre être. Il parle de cette profondeur infinie et inépuisable de l’être dans son entièreté »… (p. 46)

Par lui-même, l’évêque déclare :

« … comme il (Taillis) le dit, le théisme, tel qu’ordinairement perçu, a fait de Dieu une personne céleste et absolument parfaite qui dirige le monde et l’humanité » (p. 39) « … Je suis convaincu que Taillis a raison quand il affirme que la protestation de l’athéisme dirigée à l’encontre de la personne la plus élevée est correcte. » (p. 41)

L’évêque cite en l’approuvant, le théologien laïque John Wren-Lewis :

« Il ne s’agit pas seulement du fait que le Vieil Homme dans le Ciel n’est rien d’autre qu’un symbole mythologique de l’Esprit Infini, opérant dans les coulisses ou que cet être est toute bonté plutôt que menaces : la vérité est que cette façon de voir les choses, est mauvaise et que si un tel être existait, il s’agirait en réalité du démon. »(p. 42 et 43)

Soulignant ce point, l’évêque déclare :

«Éventuellement, il devrait nous être aussi difficile de convaincre les hommes de l’existence d’un Dieu dans « l’au-delà » auquel ils doivent se référer pour organiser leur vie que de les convaincre de prendre au sérieux les Dieux de l’Olympe » (p. 43) … «Dire que « Dieu est personne » revient à dire que cette personnalité est d’une ultime importance dans la constitution de l’univers, que dans le cadre des relations personnelles on touche, comme nulle part ailleurs, à l’explication ultime de l’existence. (p. 48 et 49)

À la manière des théologiens, l’évêque fit la distinction entre la réalité et l’existence en affirmant que Dieu est en fin de compte réel mais n’existe pas, exister impliquant une finalité dans l’espace et le temps, et permettant de faire partie de l’univers.

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25. janvier 2008

LES ASPECTS SACRAMENTELS ET SACERDOTAUX DU CHRISTIANISME

Par Bryan Wilson

Les croyances et les valeurs religieuses trouvent fréquemment leur expression dans les symboles, les procédures et les institutions établies. La forme de ces symboles, procédures et institutions varient largement mais cependant et une fois de plus, le modèle fourni par les églises chrétiennes – un modèle si facilement adopté dans la société chrétienne – ne constitue pas un guide adéquat pour les autres fois.
Le Christianisme par lui-même présente une large variété de formes d’expression. Il ne s’agit pas là seulement de différences fortuites, relevant du hasard et dictées par l’esthétique ou par une pure facilité. Les différences relèvent souvent en elles-mêmes d’une profonde conviction, touchant le coeur même de la foi religieuse.
Les principales traditions religieuses du monde révèlent des orientations largement divergentes, allant du sacerdoce, d’une volonté de sacrifice et de sacrements, d’une profusion d’auxiliaires sensuels relatifs à la foi (tels que l’encens, la danse et l’imagerie), à l’ascétisme et à une sujétion particulière à l’expression verbale et la prière.
On rencontre ces deux extrêmes au sein de l’Hindouisme, du Bouddhisme et du Christianisme alors que dans son expression orthodoxe, l’Islam est plus uniformément ascétique – ses manifestations d’extase se produisant en marge. Il peut suffire d’illustrer la diversité qui prévaut au sein de la tradition chrétienne. L’Église romaine, dans son développement traditionnel, est l’illustration de l’utilisation élaborée d’un auditoire, des sensations visuelles et olfactives, au service de la foi.
La liturgie catholique – bien qu’abjurant l’emploi de danses et de drogues, utilisées dans d’autres traditions – a élaboré des rituels, des vêtements sacerdotaux et des sacrements dans le cadre d’une profusion de cérémonies, destinées à marquer le calendrier et la hiérarchie de l’Église et les rites de transition des individus.
Le Quakerisme est en total contraste avec le catholicisme romain. Le concept de la prêtrise, le déroulement des rituels (même en ce qui concerne les rites commémoratifs et non sacramentaux, communs au sein des Églises protestantes) et l’utilisation de l’imagerie et des vêtements sacerdotaux, y sont rejetés. L’accent mis sur la suffisance des célébrations laïques, le rejet du sacré, qu’il s’agisse de bâtiments, d’endroits, de saisons ou de cérémonies et celui des accessoires de la foi, comme les rosaires et les talismans, constituent, dans une plus ou moins grande mesure, une caractéristique commune à la plupart des religions protestantes. Les évangélistes (des différentes dénominations) rejettent l’idée de prêtrise et les Quakers, les Brethrens, les Christadelphiens et les chrétiens scientistes rejettent même le concept d’un ministère rémunéré. Les Baptistes ont gardé le baptême et la plupart des autres dénominations ont conservé une cérémonie de partage du pain mais souvent, seulement en tant qu’acte commémoratif de respect des Saintes Écritures et non en tant que célébration chargée d’un mérite intrinsèque. La religion protestante insiste beaucoup plus sur les Écritures Saintes que la foi catholique, même parfois au risque de tourner la Bible en un objet de fétichisme. Des coutumes et pratiques persistent dans toutes les religions mais elles sont d’importance minime, les Quakers n’insistant par exemple que sur le choix d’un lieu et d’une heure pour leur réunion et les Christadelphiens essayant d’éviter tous les titres et positions au sein d’une communauté où ils sont tous supposés être, à titre égal, au service de Dieu.

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08. janvier 2008

LES RÔLES RELIGIEUX DANS LA SCIENTOLOGIE – LE CHAPELAIN

Par Bryan Wilson

Toutes les églises et les missions scientologues ont un chapelain.
Il a été formé en tant qu’auditeur et le cours de ministre du culte constitue la part essentielle de sa formation.
Ce cours présente la Scientologie en tant que religion, en tant que voie par l’intermédiaire de laquelle les hommes obtiennent leur salut. Il comprend une introduction aux enseignements des grandes religions de ce monde une formation dans la conduite des services et des cérémonies ; l’étude du Credo et des codes de la Scientologie et une instruction sur les valeurs morales et la techniques de l’audition.
L’aspect sans doute le plus important du rôle du chapelain consiste en l’assistance pastorale, non pas dans le sens donné dans le cadre de l’audition, mais dans un sens plus diffus, par l’écoute des problèmes et des difficultés rencontrés par les scientologues, lors de la maîtrise des enseignements et des techniques de la foi.
Les chapelains s’attachent au bon fonctionnement de l’église, et si on leur demande, tentent d’aider à résoudre les affaires morales et même familiales, conformément aux principes scientologues.
Dans leurs fonctions au sein d’une église quelconque, ils assument un rôle similaire à celui du chapelain auprès d’un évêque dans l’église établie. Le chapelain assume la célébration des rites de passage célébrés par l’Église (les célébrations de baptême (cérémonie du nom), de mariage et d’enterrement).
Lors de son office hebdomadaire (se tenant pour plus de facilité les dimanches), le chapelain jouit d’une entière liberté. Dans le cadre de son service, il assume aussi un rôle de prêcheur, sensiblement comme un ministre non conformiste en cela, sa fonction tient davantage de l’explication que du discours. Son sermon est toujours très proche des enseignements et de l’application des principes de la foi.

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15. décembre 2007

L’AUDITION ET LA FORMATION

Par Bryan Wilson

Le cœur des activités de la Scientologie est constitué par l’audition et la formation.
Elles représentent les voies du salut spirituel.
C’est seulement par ces moyens que le thétan – à savoir l’individu – peut être libéré et atteindre une condition spirituelle d’être « cause », par rapport à la vie et au monde matériel.
L’audition qui confronte l’individu avec les peines et les traumas de son propre passé, l’aide à contrôler sa vie et le libère des pulsions irrationnelles du mental réactif.
Ainsi, on peut dire que la procédure d’audition entraîne le préclair dans la quête spirituelle du salut. Les bienfaits de celle-ci s’accumulent et mènent, au bout du compte, à un état dans lequel le thétan cesse d’être « embourbé » dans la condition matérielle (MEST).
Une telle quête spirituelle, dont le but ultime est le salut, aussi divergente qu’elle soit des apparences et spécifications doctrinales, constitue la préoccupation primordiale et centrale de toutes les religions évoluées du monde.
La formation a pour but de communiquer la sagesse à toute personne cherchant la connaissance et à ceux qui aident les autres sur le chemin de l’obtention du salut.
Ces processus renferment le commandement implicite que l’individu ait à faire face à ses propres expériences passées et douloureuses et surmonte sa tendance à rendre les autres responsables de ses propres échecs.
A cette fin, une formation est accomplie au moyen d’une série de cours, de niveaux de plus en plus avancés, dans le cadre desquels l’étudiant apprend et perfectionne les techniques de l’audition et une fois obtenu le standard approprié, est considéré comme pouvant être efficacement appliqué â n’importe quel préclair.
La formation est organisée sous forme d’un programme intensif et toute personne ayant eu l’occasion de contempler la concentration de ceux qui suivent ces cours de formation, comme je l’ai eu lors de mes visites à l’Église de Scientologie à Saint Hill Manor, ne peut être qu’impressionnée par le sérieux d’esprit manifeste montré par les étudiants.
Il s’agit là, bien sûr, d’un engagement religieux.

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05. décembre 2007

L’INDICE RELIGIEUX APPLIQUE A LA SCIENTOLOGIE

Par Bryan Wilson

Nous comparons maintenant les qualités de la Scientologie à un inventaire possible des caractéristiques et des fonctions d’une religion, telles qu’énoncées au paragraphe « élimination du préjugé culturel ».
Nous avons noté les aspects correspondant à la Scientologie comme étant Accord ou Accord limité ; et ceux ne correspondant pas comme étant Désaccord, ou Désaccord limité et les autres aspects comme étant Indéterminé.

(a) Les thétans sont des entités qui transcendent la perception normale des sens, Il est à noter également que la Scientologie affirme l’existence d’un Être suprême. D’accord.

(b) La Scientologie considère comme admis que les thétans ont créé l’ordre naturel. D’accord.

(c) Les thétans occupent des corps humains, ce qui entraîne une intervention continue dans le monde matériel. D’accord.

(d) Les thétans opéraient déjà avant le cours de l’histoire humaine. On dit qu’ils ont créé l’univers physique et qu’ils occupent les corps pour leur propre plaisir, pour avoir une identité, et que pour eux il s’agit d’un jeu. Toutefois, le but en est indéfini, et l’Être suprême en Scientologie n’est pas représenté comme ayant des buts définis. Accord limité.

(e) L’activité des thétans et l’activité des êtres humains sont identiques. Les vies futures du thétan seront profondément affectées dans la mesure où il se libère du mental réactif, de plus il sera profondément affecté par le même processus au cours de sa vie actuelle. D’accord.

(f) Un individu peut influencer sa destinée, au cours de cette vie et au cours des vies ultérieures, grâce à l’audition et à la formation. D’accord.

(g) Les cérémonies symboliques dans le sens traditionnel du culte (par exemple, la Messe Catholique) sont minimales et rudimentaires en Scientologie, telles qu’elles le sont chez les Quakers, mais elles existent. Néanmoins, pour adopter une position prudente, nous pouvons considérer ce point comme étant Indéterminé.

(h) Les actions propitiatoires (comme le sacrifice ou la pénitence, par exemple) ne figurent pas dans la Scientologie. L’individu recherche la sagesse et la connaissance spirituelle. En désaccord.

(i) Les manifestations de dévotion, de gratitude, de révérence et d’obéissance à l’égard d’entités surnaturelles sont pour ainsi dire non existantes, sauf dans les rites de passage prescrites en Scientologie. En désaccord.

(j) Bien que la Scientologie ait un langage distinctif lui donnant les moyens de renforcer les valeurs internes au groupe, et bien que l’écriture ou les enseignements de L. Ron Hubbard soient considérés comme sacrés dans le sens général du terme, on ne peut pas dire que ce soit conforme au sens technique de sacré en tant que choses à part et défendues . En désaccord.

(k) Les cérémonies à l’occasion d’une célébration ou d’une pénitence collective ne sont pas une caractéristique importante de la Scientologie, mais au cours des dernières années le mouvement a créé un nombre de fêtes commémoratives, telles que la célébration de l’anniversaire de la naissance d’Hubbard, la date de la fondation de l’Association Internationale des Scientologistes, et une journée célébrant le ministère des auditeurs. Accord limité.

(1) Les scientologues se livrent à relativement peu de rites collectifs, mais les enseignements du mouvement fournissent une conception philosophique du monde, et ainsi attirent des membres leur donnant un sentiment de camaraderie et d’identité commune. Accord limité.

(m) La Scientologie n’est pas une religion très moraliste, mais le souci des convenances morales s’est amplifié à mesure que la portée de ses conclusions métaphysiques est devenue apparente. Depuis 1981, les attentes des scientologues sur le plan moral ont été clairement énoncées : ces dernières ressemblent aux 10 Commandements, et réaffirment le besoin formulé depuis longtemps de réduire les « actes néfastes ». Les doctrines relatives au mental réactif et à la réincarnation adoptent des orientations morales semblables à celles du Bouddhisme. D’accord.

(n) La Scientologie insiste sur le caractère sérieux du but, l’engagement continu et la loyauté envers l’organisation et ses membres. D’accord.

(o) En Scientologie, les enseignements relatifs à la réincarnation sont entièrement conformes à ces critères. Un mental réactif en accroissement dessert le thétan, et cela peut être résolu en appliquant les techniques de la Scientologie. D’accord.

(p) La Scientologie a des permanents qui ont principalement le rôle de ministres (auditeurs), certains d’entre eux sont également aumôniers et remplissent essentiellement le rôle de superviseur et de pasteur. Les auditeurs, les responsables des cours et les aumôniers (en fait tous les membres du personnel) cherchent à protéger la théorie et la pratique de la Scientologie de toute déviation et, en ce sens, ils en sont les gardiens. D’accord.

(q) Les auditeurs, les responsables des cours et les aumôniers sont rémunérés. D’accord.

(r) La Scientologie a un fond de doctrine métaphysique qui offre une explication sur le sens de la vie et sur son but, et une théorie élaborée sur la psychologie humaine, ainsi que sur l’origine et le fonctionnement de l’univers physique. D’accord.

(s) La légitimité de la Scientologie se présente sous forme d’une révélation de L. Ron Hubbard. Les propres sources d’Hubbard font mention de l’ancienne sagesse de l’Orient, mais prétendent être presque entièrement les résultats de recherches. Ce mélange d’attraction vers la tradition, le charisme, et la science se retrouve dans d’autres mouvements religieux contemporains, comme, la Science Chrétienne. Accord limité.

(t) Les prétentions à la vérité de certaines des doctrines de la Scientologie ne peuvent pas être soumises à un test empirique, mais l’efficacité de l’audition est dit être démontrable pragmatiquement. Les buts de la Scientologie dépendent de la foi dans les aspects métaphysiques de la doctrine, même si toutefois les moyens sont dits susceptibles d’être soumis à un test empirique. Accord limité.

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30. novembre 2007

LA SCIENTOLOGIE COMPORTE UN CORPS DE DOCTRINE

Une religion se caractérise par une loi c’est-à-dire une croyance commune partagée par les adeptes de la religion cette croyance a été dans la plupart des cas exprimée par le fondateur de la religion auquel les croyants se réfèrent. Il suffit de citer à titre d’exemple l’évangile et le Coran.

À cet égard, la Scientologie possède également un corps de doctrine qui a été exprimée et développée par RON HUBBARD dans de nombreux ouvrages paru à la suite de son ouvrage fondamental : La Dianétique, la puissance de la pensée sur le corps.

De même que dans les autres religions, le message originel du fondateur est explicité, développé et étudié, ces recherches paraissent dans des brochures, livres ou publications variées. Il existe à Copenhague une maison d’édition qui diffuse dans le monde entier la pensée scientologique. Il existe aussi dans toutes les religions des maisons d’éditions spécialisées dans la diffusion de la pensée religieuse. La « propagation de la foi » est une œuvre majeure de l’Eglise Catholique. Bref, toute religion à vocation universelle cherche à raffermir la foi de ses fidèles et à en accroître le nombre par la diffusion de sa doctrine. Actuellement, la vocation universelle de la Scientologie ne cesse de s’affirmer, puisqu’il existerait environ 50 églises, plus de 100 centres missionnaires en quinze langues qui regroupent des millions d’adeptes et de sympathisants.

Quel est le contenu de la croyance scientologique ?

Cette croyance ressort en particulier des livres et publications du fondateur L. RON HUBBARD dont les principaux titres sont : Science de la survie (1951), Les Fondements de la pensée (1956), Axiomes et Logiques (1953), Les Conférences de Phoenix (1968) qui ont suivi la parution de l’ouvrage fondamental de 1950, La Dianétique. Voici les principaux traits de la croyance de la Scientologie.

A.    CROYANCE EN L’ÊTRE SUPRÊME

Cette croyance de caractère déiste porte cependant sur un Dieu créateur. Cette caractéristique doit être soulignée car ce Dieu créateur est différent du Dieu « grand architecte » ou « grand horloger » des philosophes du XVIIIème. Le Dieu des scientologues n’est pas confiné dans un rôle de régulateur ; il est créateur. Ce critère permettait au Père CHENU (professeur de la faculté de théologie catholique de Paris, d’écrire, le 9 février 1977 :  « la Scientologie est-elle une religion ? Oui, car le terme « religion » couvre toute attitude humaine qui implique un dépassement de l’homme vers « un Etre Suprême considéré comme créateur ». C’est un monothéisme.

B.    CROYANCE EN L‘IMMORTALITÉ DE L’ÂME ET SA RÉINCARNATION

Cette croyance partagée par la quasi-totalité des religions confère à la Scientologie, outre son caractère métaphysique, une résonance morale sociale puisque la croyance en l’immortalité de l’âme conduit les croyants à mener une vie conforme à certains préceptes moraux afin d’obtenir une réincarnation meilleure. L’existence individuelle n’est qu’un moment dans le cycle des réincarnations. Comme pour les bouddhistes, les réincarnations futures sont déterminées par le KARMA, croyance selon laquelle tout acte bon ou mauvais, entraînera des conséquences dans la vie présente ou future. Une réincarnation heureuse se mérite par une discipline morale.

C.    CROYANCE A LA NÉCESSITÉ DE LA VIE SPIRITUELLE ET DE SON DÉVELOPPEMENT

C’est ici sans doute que réside l’originalité de la Scientologie définie par son fondateur comme « une philosophie religieuse appliquée ». Celle-ci s’organise autour des trois direct directions suivantes :

L’accès à la philosophie et la sagesse pour tous par une formation religieuse et un enseignement qui, il est vrai, recourt à des pratiques mettant en oeuvre des connaissances scientifiques modernes. Ces pratiques dont les plus connues sont l’utilisation d’un appareil appelé « électromètre » et le recours à « l’audition » requiert des prestations individualisées de la part d’animateurs ou de formateurs et sont payantes. Ceci ne doit pas surprendre si l’on considère que l’audition peut durer une heure et qu’il faut rémunérer les animateurs qui pratiquent « l’audition ». II n’appartient pas au présent exposé d’analyser ce procédé qui par certains aspects semble se rapprocher de la confession ; on dira seulement que le principe de la confidence de son intimité à une « personne spécialisée » est une méthode reconnue de développement spirituel ; c’est une forme d’examen de conscience assisté.
Est-ce que l’Eglise catholique, par exemple pourrait faire face matériellement et bénévolement à la demande régulière de pénitents qui réclameraient des confessions qui dureraient une heure et davantage ? La réponse est évidemment négative : le nombre de prêtres n’y suffirait pas et ceci est si vrai que l’Eglise catholique a généralisé des cérémonies pénitentielles à caractère collectif.
Ces traits ne sont ici évoqués que pour faire apparaître que le principe de l’audition et celui de la confession semblent identiques et que la durée de l’audition (1 heure et davantage) justifie une contrepartie financière.
La formation religieuse s’acquiert également dans la Scientologie par l’assistance à des cours et des conférences, la lecture d’ouvrages, ce qui a fait écrire au Professeur Michel de Certeau S.J. qui enseigne la théologie à l’institut catholique de Paris et l’anthropologie religieuse à l’Université de Paris VII : « j’ai d’ailleurs admiré cette articulation entre des soucis éthiques, une recherche de sagesse et un apprentissage technique » (lettre du 22 mai 1967).
Ces exercices sont également payants mais cela doit-il surprendre ? Toute formation spirituelle requiert les soins permanents de formateurs et les bénéficiaires de la formation doivent naturellement participer à leur entretien. Ceci se vérifie dans toutes les religions. Il ne s’agit ici de la formation reçue dans le cadre des cérémonies liturgiques (homélie) qui est évidemment gratuite, encore que celui qui demande une intention de messe paie une somme forfaitaire ; il s’agit d’une formation personnalisée, au cours d’un enseignement suivi qui se rapproche des conférences et retraites dispensées également dans les autres religions et pour laquelle les participants sont toujours invités, et d’ailleurs très naturellement, à participer aux frais (rémunération du prédicateur de la retraite ; utilisation de locaux et du matériel ; frais de chauffage et d’électricité, etc. ).
Bref, la formation religieuse « spécialisée » est payante dans toutes les religions.
La deuxième direction de la vie spirituelle doit apporter bonheur et joie. Voici encore des buts communs à bien des religions. Sans doute la religion chrétienne a-t-elle longtemps soutenu qu’elle apportait seulement la joie : joie de nature essentiellement intérieure alors que le bonheur n’était pas réputé possible dans ce monde. Mais depuis, le nouveau rituel de la messe catholique a en quelque sorte sacralisé le bonheur, puisque le célébrant le déclare en s’adressant à Dieu, pendant la messe « dans cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets ». Rien, ici encore, qui s’écarte d’une croyance partagée par des religions acceptées.
Enfin la troisième direction : celle-ci plus anglo-saxonne, voudrait que la vie spirituelle comportât des incidences pratiques. Son développement doit conduire à une certaine efficacité. Ce trait tient aux origines de la religion scientologique mais fait-on grief aux vieilles chrétientés d’Europe de compter beaucoup de « chrétiens engagés » qui tiennent que le royaume de Dieu commence, hic et nunc, sur la terre ?
Rien dans le corps de doctrine de l’Eglise scientologie ne le distingue de celui d’une autre croyance et, cet examen l’a démontré, rien dans les croyances professées ne heurte l’ordre public français.

   Entrees precedantes