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15. janvier 2008

LA DOCTRINE SCIENTOLOGUE : THÉRAPIE ET COMMUNICATION

Par Bryan Wilson

Comme dans les autres religions, la toute première préoccupation de la majorité de ceux qui sont attirés par la Scientologie, repose dans un secours relatif à la souffrance et aux peines intenses.
C’est là l’attirance exercée par l’élément thérapeutique que l’on identifie dans de nombreuses religions, et notamment dans les débuts du Christianisme, à côté des enseignements plus mystiques, métaphysiques et spirituels que les croyants devront assimiler, au fur et à mesure que leur foi grandit (voir Hébreux, 5 :12-14).
La plupart des scientologues ont commencé par prendre conscience de la possibilité qui leur était offerte d’améliorer leur vie de tous les jours et de rehausser leur niveau d’intelligence (en gagnant de plus en plus le contrôle de leur mental réactif).
La possibilité d’obtenir de tels résultats, grâce à l’audition, est représentée dans la formulation connue sous l’abréviation A-R-C. A veut dire Affinité qui représente l’expérience émotionnelle de l’individu et son sens des relations avec les autres au travers des émotions. R veut dire Réalité qui est représentée comme un consensus intra-subjectif, à propos des phénomènes objectifs. C veut dire Communication et la Scientologie attache une grande importance à la communication.
Lorsque que l’affinité est présente, lorsqu’un accord existe sur la nature objective du phénomène, alors la communication peut avoir lieu beaucoup plus facilement.

Associée au concept triadique de l’A-R-C, il y a l’échelle des émotions humaines, connue des scientologues comme l’ « échelle des tons ».
Lorsque que le ton émotionnel décroît, la communication devient difficile et la perception de la réalité est mauvaise. La communication en elle-même est un moyen d’augmenter la compréhension et si on l’utilise avec efficacité et précision, elle devient le principal moyen de thérapie, permettant à l’individu de se libérer de l’emprisonnement qui le fait souffrir dans le monde matériel.
Le thétan peut arriver à communiquer avec son propre passé, de façon à identifier la nature des expériences passées et traumatiques et ainsi obtenir suffisamment de connaissance de lui-même pour lui permettre d’échapper à ces fardeaux.

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14. janvier 2008

LA DOCTRINE SCIENTOLOGUE : L’AUDITION, UN MOYEN DE THÉRAPIE

Par Bryan Wilson

L’échelle des tons est la première représentation qui est faite à un individu des bénéfices qu’il peut tirer de la Scientologie.
Elle indique une ascension partant du ton émotionnel chronique, tel que l’apathie, le chagrin et la peur, pour en arriver à l’enthousiasme, (et, aux niveaux plus avancés, à l’exubérance et la sérénité).
C’est l’occasion de vivre de telles expériences qui attire en premier lieu les gens à la Scientologie. La technique relative à une telle progression réside dans l’audition (série de questions précises) au cours de laquelle un scientologue formé à cet effet fait reprendre conscience à l’individu d’épisodes appartenant à son passé et qui ont laissé dans son mental réactif une empreinte (un « engramme ») l’empêchant de se comporter rationnellement.
Le procédé par lequel un individu est délivré des obstacles à la pensée rationnelle et progresse sur l’échelle des tons, améliorant ainsi ses compétences, c’est aussi – et là réside une signification pleinement religieuse – la méthode par laquelle le thétan peut espérer son salut, d’abord au moyen de l’élimination des aberrations dont il souffre, à cause de son implication dans le monde matériel et, éventuellement, en se libérant totalement des effets indésirables de l’univers MEST.
Les scientologues appellent cela « être cause ». Elle a de profondes analogies avec les modes de salut offerts par les religions orientales. Ces dernières considérant également que l’individu est encombré des effets de ses actions passées (karma), la conception du salut auquel elles adhèrent, passe également par un processus (l’illumination) par l’intermédiaire duquel l’effet du karma peut être rompu, libérant ainsi l’individu.
Le but ultime est pour l’individu, l’état de « thétan opérant », ou de sortir du corps afin d’atteindre une condition décrite comme extérieure à toute physicalité.
Il s’agit là d’une condition qu’au moins certains chrétiens reconnaîtraient comme un état de salut de l’âme.

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11. janvier 2008

LA DOCTRINE SCIENTOLOGUE : LES ÉTAPES DU SALUT

Par Bryan Wilson

Les conditions respectivement décrites comme « clair » et « thétan opérant » sont les deux principales étapes de la guérison et du processus sotériologique.
Le préclair qui découvre pour la première fois la Scientologie, est troublé par les impedimenta de la souffrance des expériences passées et émotionnelles.
L’audition a pour but de faire prendre conscience de ces choses afin que l’individu puisse communiquer avec son passé et confronter les événements ayant suscités une décharge émotionnelle, pour ainsi l’amener à un point où il puisse transcender cette décharge et passer en revue ces troubles oubliés, en toute sérénité et avec une conscience rationnelle.
Les effets néfastes se dissipent ainsi. Les blocages mentaux, les sentiments de culpabilité ou d’inadaptation, la fixation sur des traumatismes du passé ou sur les événements consécutifs aux bouleversements émotionnels, sont dépassés.
L’individu est amené dans le temps présent, à savoir qu’il est libéré des effets négatifs des événements qui se sont présentés sur la « piste du temps » du thétan, dans le passé de sa vie présente ou dans les vies antérieures.
En améliorant la communication, l’audition amène le thétan dans un état où les entraves du passé ont été éliminées. Il est défini comme étant un clair, c’est-à-dire un être qui ne possède plus de mental réactif et qui est autodéterminé, au moins en ce qui concerne sa propre personne.
Le Thétan opérant se trouve à un niveau supérieur du même processus, puisqu’il a aussi acquis le contrôle de son environnement. Il ne dépend plus du corps qu’il occupe pour le moment : il est en fait, considéré n’étant plus dans un corps.
En d’autres mots, on peut dire que le Thétan opérant est un être qui a réalisé son plein potentiel spirituel, qui a atteint le salut. Dans la dernière édition du livre Qu’est-ce que la Scientologie ? (p. 222) il est dit « qu’au niveau du thétan opérant, on s’occupe de l’immortalité de l’individu en tant qu’être spirituel. On s’occupe du thétan lui-même en relation avec l’éternité…il existe des états supérieurs à celui de l’homme mortel »

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10. janvier 2008

LES RÔLES RELIGIEUX DANS LA SCIENTOLOGIE – L’AUDITEUR

Par Bryan Wilson

Le ministère religieux, dans le cadre de la Scientologie existe au travers de trois personnes dont les rôles proches sont complémentaires, et parfois même se chevauchent. Ce sont l’auditeur, le « superviseur » de cours et le chapelain. Le rôle de l’auditeur est fondamental, l’audition étant la technique vitale d’acquisition ultime de cette forme d’illumination qui sauve l’individu, L’auditeur est formé à aider les autres et il les aide s’aider eux-mêmes.
«Tous les auditeurs de Scientologie doivent devenir des ministres ordonnés » [Qu ‘est-ce que la Scientologie ? p. 5571. Chaque auditeur doit suivre des cours de formation qui le prépare au ministère, même s’il n’assume pas réellement ce rôle.
L’auditeur apprend à s’occuper des préclairs qui lui demandent son aide de la façon la plus neutre et dépassionnée possible.
Contrairement au confesseur catholique romain, l’auditeur ne propose pas sa propre compréhension spirituelle et ne préjuge pas des besoins du préclair.
Au contraire, il suit dans le détail les procédures écrites.
L’intégrité de la Scientologie procède de l’élimination des éléments fortuits, accidentels et excentriques au sein de son ministère thérapeutique et spirituel.
Tous les efforts sont faits pour s’assurer que les émotions indésirables ne dérangent pas les procédures standards et les techniques de l’audition.
Le conseil pastoral est donc vu, particulièrement dans le cadre de la situation d’audition per se, comme une technique bien plus exacte qu’elle ne l’est considérée dans le cadre des églises traditionnelles.
Il lui est consacré une attention beaucoup plus grande et beaucoup plus précise. Pour les scientologues, le conseil pastoral ne consiste pas à donner des conseils au hasard ou de sa propre initiative ou selon les compétences de chacun, mais il s’agit plutôt d’une tentative systématique et contrôlée de faire atteindre l’illumination et la connaissance spirituelle.

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05. janvier 2008

L’EVOLUTION DES IDÉES SCIENTOLOGUES : DE LA DIANETIQUE A LA SCIENTOLOGIE

Par Bryan Wilson

La perturbation de la vie mentale fut exprimée à un autre niveau, comme si thêta, l’univers de la pensée, s’était trouvé « embourbé » dans MEST. L’audition fut conçue pour libérer le thêta de ce fardeau.
Le concept du thêta fut également affiné en 1951, étant alors identifié comme « la force vitale, l’élan vital, l’esprit, l’âme » dans Science of Survival, I p. 41. À ce moment-là, on peut dire que le système de croyances d’Hubbard s’est transformé en un système de guérison des âmes.
Ce développement devint plus explicite en 1952, quand Hubbard lança la Scientologie et quand ce nouveau système de croyances, plus complet et plus large, engloba la Dianétique, lui donnant une rationalité métaphysique, mieux formulée.
Thêta devint alors le thétan, une analogie plus explicite de l’âme et la dimension religieuse du système devint alors évidente.
Le thétan était considéré comme l’identité essentielle de l’individu, comme la personne elle-même (qui est consciente d’être consciente) et la théorie scientologue était alors à même de fournir la justification métaphysique de la tâche sotériologique visant à libérer le thétan des effets néfastes des vies précédentes (occupations précédentes de corps humains).

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04. janvier 2008

L’EVOLUTION DES IDÉES SCIENTOLOGUES : LE THETAN ET LE CORPS

Par Bryan Wilson

L’individu ne peut pas dire « mon thétan » puisqu’en essence, l’individu est le thétan occupant un corps ; en ce sens, le thétan est perçu comme ayant encore plus d’importance que l’âme, dans le sens d’une interprétation chrétienne conventionnelle.

Le thétan rentre dans un corps (au moment, avant ou après la naissance) à la recherche d’une identité. En ce sens, la Scientologie a certaines similitudes avec les concepts embrassés par la théorie bouddhiste sur la réincarnation. Mais la représentation d’Hubbard concernant le transfert des thétans à l’intérieur des corps est plus précise et plus ferme qu’aucune autre mentionnée dans les Écritures Saintes du Bouddhisme.

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30. décembre 2007

LA MORALITÉ DANS LA SCIENTOLOGIE

Par Bryan Wilson

Il est parfois suggéré qu’une des caractéristiques de la religion est de prescrire un code moral, même si la force avec laquelle les religions s’engagent vis-à-vis d’un code spécifique de morale, varie considérablement.
La Scientologie commença avec l’expression de buts généraux d’amélioration du potentiel de chaque individu. Quand elle se mit à insister sur la liberté, elle adopta une approche de la moralité, plus permissive que celle exprimée par les églises chrétiennes traditionnelles. Cependant, dès le tout premier exposé sur la Dianétique, Hubbard établit clairement que l’individu était responsable de ses propres limitations : qu’un thétan était fondamentalement bon et qu’il diminuait ses propres pouvoirs en se permettant de commettre des actions néfastes.
L’audition oblige l’individu à confronter ses problèmes et à assumer la responsabilité de son propre bien-être. Il doit reconnaître les actions néfastes qu’il a commises dans sa vie présente et dans ses vies antérieures.
Dans une importante publication, Introduction à l’éthique de la Scientologie, L. Ron Hubbard établit les standards éthiques requis d’un scientologue et dit clairement qu’un engagement vis-à-vis des valeurs morales, est fondamental à la foi.
Le but de l’individu est la survie – à savoir la survie dans l’ensemble des huit dynamiques, partant de la préoccupation de soi-même et de la famille et finissant avec la préoccupation afférente à l’aspiration ardente à une existence sous forme d’infini, la dénommée dynamique de Dieu [voir le paragraphe «la doctrine de Scientologue : les huit dynamiques »].
La survie, en tant que concept scientologue, se conforme à la préoccupation principale de toutes les religions le salut. Une action éthique est sensée refléter un comportement rationnel servant ce dessein. En conséquence, Hubbard insiste sur le besoin que l’individu a de se conduire suivant des standards éthiques et de se comporter rationnellement, s’il veut obtenir son propre salut et faciliter celui de l’humanité.
Ainsi, d’une manière analogue à celle que les bouddhistes ont de s’engager personnellement à faire des bonnes actions, car c’est là le moyen d’améliorer leur futur karma, le scientologue apprécie un comportement rationnel – à savoir éthique – relatif à l’obtention de la survie, pour lui-même et pour les groupes embrassés par les huit dynamiques.
Hubbard déclara dans ses écrits : « L’éthique est l’ensemble des actions que s’impose l’individu pour amener les autres et lui-même à la survie optimale sur toutes les dynamiques. Les actions éthiques sont des actions de survie. Sans éthique nous ne survirons pas. [p. 17].
La survie n’est pas seulement une survie. Il s’agit plutôt d’une survie dans une condition d’à propos. « La survie se mesure par le plaisir» [p. 301. Ainsi, comme dans le Christianisme, le salut entraîne un état de bonheur. Mais «seuls un coeur pur et des mains propres sont le moyen de survivre et d’être heureux [p. 29] en conséquence et en pratique, parvenir à survivre demande le maintien de standards moraux.
Hubbard écrit : «Quant aux idéaux, à l’honnêteté, à l’amour du prochain, ce sont des choses sans lesquelles une bonne survie n’est pas possible. [p. 23].
Les valeurs morales de la Scientologie intègrent les codes moraux, mais vont plus loin en affirmant la rationalité essentielle des valeurs morales scientologiques. L’application de celles-ci est considérée comme la seule possibilité de redressement et de rédemption de la dégradation de la moralité contemporaine et des activités des personnalités anti-sociales.
En 1981, Hubbard formula un ensemble de préceptes moraux, soi-disant basés sur le sens commun. Il décrivit la brochure dans laquelle ils furent présentés « comme un travail individuel … ne faisant pas partie d’une quelconque doctrine religieuse et voulut que ceux – ci fussent largement diffusés car ils représentaient une solution au déclin des standards moraux de la société moderne. Ce code fait largement écho au Décalogue et aux autres préceptes de la moralité chrétienne, mais il est exprimé dans une langue moderne et renferme une justification sociale, fonctionnelle et pragmatique de la plupart des principes présentés.
Le code interdit le meurtre, le vol, le mensonge, les actes illégaux, les mauvaises actions envers les gens de bonne volonté. De plus, il implique également la fidélité envers les partenaires sexuels, le respect des parents, l’aide aux enfants, la modération, le soutien d’un juste gouvernement ; la réalisation des obligations le respect des autres croyances religieuses, le soin de la santé et de l’environnement, le travail et la compétence. Il renferme en termes positifs et négatifs une version de la règle d’or qui est souvent traduite dans la tradition chrétienne comme ne faites pas aux autres ce que vous ne voulez pas qu’ils vous fassent.
La brochure recommande avec insistance à ses lecteurs de la faire connaître aux personnes dont le bonheur et la survie les préoccupent.

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15. décembre 2007

L’AUDITION ET LA FORMATION

Par Bryan Wilson

Le cœur des activités de la Scientologie est constitué par l’audition et la formation.
Elles représentent les voies du salut spirituel.
C’est seulement par ces moyens que le thétan – à savoir l’individu – peut être libéré et atteindre une condition spirituelle d’être « cause », par rapport à la vie et au monde matériel.
L’audition qui confronte l’individu avec les peines et les traumas de son propre passé, l’aide à contrôler sa vie et le libère des pulsions irrationnelles du mental réactif.
Ainsi, on peut dire que la procédure d’audition entraîne le préclair dans la quête spirituelle du salut. Les bienfaits de celle-ci s’accumulent et mènent, au bout du compte, à un état dans lequel le thétan cesse d’être « embourbé » dans la condition matérielle (MEST).
Une telle quête spirituelle, dont le but ultime est le salut, aussi divergente qu’elle soit des apparences et spécifications doctrinales, constitue la préoccupation primordiale et centrale de toutes les religions évoluées du monde.
La formation a pour but de communiquer la sagesse à toute personne cherchant la connaissance et à ceux qui aident les autres sur le chemin de l’obtention du salut.
Ces processus renferment le commandement implicite que l’individu ait à faire face à ses propres expériences passées et douloureuses et surmonte sa tendance à rendre les autres responsables de ses propres échecs.
A cette fin, une formation est accomplie au moyen d’une série de cours, de niveaux de plus en plus avancés, dans le cadre desquels l’étudiant apprend et perfectionne les techniques de l’audition et une fois obtenu le standard approprié, est considéré comme pouvant être efficacement appliqué â n’importe quel préclair.
La formation est organisée sous forme d’un programme intensif et toute personne ayant eu l’occasion de contempler la concentration de ceux qui suivent ces cours de formation, comme je l’ai eu lors de mes visites à l’Église de Scientologie à Saint Hill Manor, ne peut être qu’impressionnée par le sérieux d’esprit manifeste montré par les étudiants.
Il s’agit là, bien sûr, d’un engagement religieux.

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14. décembre 2007

L’ERREUR DE SEGERDAL

Par Bryan Wilson

La Scientologie est une religion, dont l’organisation n’est pas celle de communautés traditionnelles.
En une époque, où les églises établies commencent, à la lumière de la révolution contemporaine de la communication, à reconnaître les limites de la structure de congrégation et à tenter d’autres schémas de culte, la Scientologie, elle a déjà évoluée en une nouvelle procédure plus intensive de ministère spirituel.
La relation personnelle requise par l’audition et le système intensif de formation des auditeurs, représente un schéma de soins destinés à l’intention du progrès spirituel de chaque individu qui dépasse de loin toute pratique pastorale pouvant être offerte, par n’importe quelle forme conventionnelle de ministère religieux.
Contrairement à l’idée populaire, le statut des pratiques de la Scientologie, en leur qualité de culte, n’a pas encore été adressé à la justice.
Au cours d’une première affaire, Regina V Registrar-General Ex parte Segerdal and Another, en 1970, la question centrale fut de déterminer si un bâtiment que l’Église de Scientologie possédait à East Grinstead, pouvait bénéficier de la qualification de « lieu de rencontre pour le culte religieux », conformément au fait que les services que l’Église y tenait, étaient conformes aux critères présentés pour la détermination de ce qui constitue un culte, Parmi ces services, il y avait des sermons hebdomadaires et d’autres réunions, des baptêmes, des services funéraires et des cérémonies de mariage.
Même si, en cette affaire Lord Denning jugea que ces services spécifiques n’étaient pas constitutifs de culte, en réalité, le noyau de la pratique religieuse de l’Église de Scientologie réside dans les procédures d’audition et de formation.
Pour les scientologues, c’est lors de ces activités que le culte est célébré – lors de la communication avec la réalité spirituelle – et non pas lors des services considérés par la justice dans l’affaire Segerdal.
Bien sûr, de telles activités de culte, qui ne respectent pas une déité, peuvent ne pas être en conformité avec le modèle invoqué par la Cour, celle-ci ayant un culte chrétien à l’esprit, mais pour leurs praticiens, il s’agit bien de culte.
Il est apparent, au travers de ce qu’il fut suggéré ci-dessus, qu’en tout état de cause, les religions ne posent pas toutes le principe d’un Être suprême.
Dans l’affaire Segerdal, Lord Denning fit mention du Bouddhisme comme d’une exception au principe qu’il acceptait et admit la possibilité d’autres cas. Pourquoi la Scientologie n’en serait – elle pas un ? S’il y a des exceptions, est-ce que cela ne remet pas en question le principe en lui-même et est-ce que la définition alors employée ne s’en trouve pas annulée ?
La tendance qu’il y a à revenir, en dépit de la discussion d’exceptions, au concept d’un Être suprême comme d’un élément constitutif nécessaire d’un culte, indique dans quelle mesure les préjugés culturels persistent, même en présence de preuves contraires provenant d’autres cultures.
En fait, il est certain que la Scientologie reconnaît un Être suprême mais elle conçoit cette entité comme quelque chose qui ne peut pas être facilement appréhendée et avec qui la communication, en l’état actuel de connaissance humaine est rare.
Ainsi, alors que la Scientologie pose le postulat d’un Être suprême, elle ne présume pas que les hommes puissent normalement prétendre à avoir une connaissance intime de cet être.
Cette attitude constitue en elle-même une forme d’humilité qui parfois manque dans les religions où les individus sont encouragés à déclarer effrontément qu’ils connaissent la volonté et l’esprit de Dieu.
Dans l’optique de cette approche limitée de l’Être suprême, les attitudes de dépendance, fréquentes dans le Christianisme jointes à celles de supplication, vénération, louanges et intervention, deviennent non appropriées. Elles ne le seraient également pour les Chrétiens qui adhèrent à la formulation de la définition de l’Être suprême, avancée par les théologiens modernes (voir Les récentes réévaluations théologiques de Dieu).
Le respect ne manque pas aux scientologues qui considèrent la création en elle-même, comme une chose en étant digne, mais sans un Dieu conçu en des termes anthropomorphes, les éléments et la forme du culte, présents dans la tradition judéo – chrétienne – islamique, sont inapplicables.
Quand l’essence du culte est considérée comme son propos et ses objectifs et non pas comme sa forme extérieure, il n’est pas difficile d’admettre que les pratiques scientologues constituent une forme de culte.

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05. décembre 2007

L’INDICE RELIGIEUX APPLIQUE A LA SCIENTOLOGIE

Par Bryan Wilson

Nous comparons maintenant les qualités de la Scientologie à un inventaire possible des caractéristiques et des fonctions d’une religion, telles qu’énoncées au paragraphe « élimination du préjugé culturel ».
Nous avons noté les aspects correspondant à la Scientologie comme étant Accord ou Accord limité ; et ceux ne correspondant pas comme étant Désaccord, ou Désaccord limité et les autres aspects comme étant Indéterminé.

(a) Les thétans sont des entités qui transcendent la perception normale des sens, Il est à noter également que la Scientologie affirme l’existence d’un Être suprême. D’accord.

(b) La Scientologie considère comme admis que les thétans ont créé l’ordre naturel. D’accord.

(c) Les thétans occupent des corps humains, ce qui entraîne une intervention continue dans le monde matériel. D’accord.

(d) Les thétans opéraient déjà avant le cours de l’histoire humaine. On dit qu’ils ont créé l’univers physique et qu’ils occupent les corps pour leur propre plaisir, pour avoir une identité, et que pour eux il s’agit d’un jeu. Toutefois, le but en est indéfini, et l’Être suprême en Scientologie n’est pas représenté comme ayant des buts définis. Accord limité.

(e) L’activité des thétans et l’activité des êtres humains sont identiques. Les vies futures du thétan seront profondément affectées dans la mesure où il se libère du mental réactif, de plus il sera profondément affecté par le même processus au cours de sa vie actuelle. D’accord.

(f) Un individu peut influencer sa destinée, au cours de cette vie et au cours des vies ultérieures, grâce à l’audition et à la formation. D’accord.

(g) Les cérémonies symboliques dans le sens traditionnel du culte (par exemple, la Messe Catholique) sont minimales et rudimentaires en Scientologie, telles qu’elles le sont chez les Quakers, mais elles existent. Néanmoins, pour adopter une position prudente, nous pouvons considérer ce point comme étant Indéterminé.

(h) Les actions propitiatoires (comme le sacrifice ou la pénitence, par exemple) ne figurent pas dans la Scientologie. L’individu recherche la sagesse et la connaissance spirituelle. En désaccord.

(i) Les manifestations de dévotion, de gratitude, de révérence et d’obéissance à l’égard d’entités surnaturelles sont pour ainsi dire non existantes, sauf dans les rites de passage prescrites en Scientologie. En désaccord.

(j) Bien que la Scientologie ait un langage distinctif lui donnant les moyens de renforcer les valeurs internes au groupe, et bien que l’écriture ou les enseignements de L. Ron Hubbard soient considérés comme sacrés dans le sens général du terme, on ne peut pas dire que ce soit conforme au sens technique de sacré en tant que choses à part et défendues . En désaccord.

(k) Les cérémonies à l’occasion d’une célébration ou d’une pénitence collective ne sont pas une caractéristique importante de la Scientologie, mais au cours des dernières années le mouvement a créé un nombre de fêtes commémoratives, telles que la célébration de l’anniversaire de la naissance d’Hubbard, la date de la fondation de l’Association Internationale des Scientologistes, et une journée célébrant le ministère des auditeurs. Accord limité.

(1) Les scientologues se livrent à relativement peu de rites collectifs, mais les enseignements du mouvement fournissent une conception philosophique du monde, et ainsi attirent des membres leur donnant un sentiment de camaraderie et d’identité commune. Accord limité.

(m) La Scientologie n’est pas une religion très moraliste, mais le souci des convenances morales s’est amplifié à mesure que la portée de ses conclusions métaphysiques est devenue apparente. Depuis 1981, les attentes des scientologues sur le plan moral ont été clairement énoncées : ces dernières ressemblent aux 10 Commandements, et réaffirment le besoin formulé depuis longtemps de réduire les « actes néfastes ». Les doctrines relatives au mental réactif et à la réincarnation adoptent des orientations morales semblables à celles du Bouddhisme. D’accord.

(n) La Scientologie insiste sur le caractère sérieux du but, l’engagement continu et la loyauté envers l’organisation et ses membres. D’accord.

(o) En Scientologie, les enseignements relatifs à la réincarnation sont entièrement conformes à ces critères. Un mental réactif en accroissement dessert le thétan, et cela peut être résolu en appliquant les techniques de la Scientologie. D’accord.

(p) La Scientologie a des permanents qui ont principalement le rôle de ministres (auditeurs), certains d’entre eux sont également aumôniers et remplissent essentiellement le rôle de superviseur et de pasteur. Les auditeurs, les responsables des cours et les aumôniers (en fait tous les membres du personnel) cherchent à protéger la théorie et la pratique de la Scientologie de toute déviation et, en ce sens, ils en sont les gardiens. D’accord.

(q) Les auditeurs, les responsables des cours et les aumôniers sont rémunérés. D’accord.

(r) La Scientologie a un fond de doctrine métaphysique qui offre une explication sur le sens de la vie et sur son but, et une théorie élaborée sur la psychologie humaine, ainsi que sur l’origine et le fonctionnement de l’univers physique. D’accord.

(s) La légitimité de la Scientologie se présente sous forme d’une révélation de L. Ron Hubbard. Les propres sources d’Hubbard font mention de l’ancienne sagesse de l’Orient, mais prétendent être presque entièrement les résultats de recherches. Ce mélange d’attraction vers la tradition, le charisme, et la science se retrouve dans d’autres mouvements religieux contemporains, comme, la Science Chrétienne. Accord limité.

(t) Les prétentions à la vérité de certaines des doctrines de la Scientologie ne peuvent pas être soumises à un test empirique, mais l’efficacité de l’audition est dit être démontrable pragmatiquement. Les buts de la Scientologie dépendent de la foi dans les aspects métaphysiques de la doctrine, même si toutefois les moyens sont dits susceptibles d’être soumis à un test empirique. Accord limité.

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