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22. janvier 2008

LA DIANETIQUE LA GENÈSE DE LA SCIENTOLOGIE

Par Bryan Wilson

Quand, en mai 1950, M. L, Ron Hubbard diffusa pour la première fois le prospectus relatif à la Dianétique, à partir duquel devait se développer par la suite la Scientologie, rien n’indiquait qu’il présentait le modèle d’une croyance et d’une pratique religieuse. La Dianétique, une thérapie semi-active, était décrite dans le langage de la foi. Il n’y a pas de raison de penser qu’à ce moment-là, Hubbard envisageait que la Dianétique devienne un système de croyance et de pratique ou que son enseignement en vienne à être décrit sous forme d’Église et à s’organiser en tant que telle.

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13. janvier 2008

LA DOCTRINE SCIENTOLOGUE : MOYENS RATIONNELS DU SALUT

Par Bryan Wilson

La philosophie religieuse décrite ci-dessus est partie de la pratique de la Scientologie.
Hubbard la considérait lui-même, en certains aspects, similaire à la philosophie des religions orientales.
En particulier, il cita le Vedas, les hymnes de création qui font partie de la tradition hindouiste, comme renfermant un concept très similaire au « Cycle d’Action de la Scientologie. Le Cycle d’Action constitue l’ordre apparent de la vie, partant de la naissance, à travers la croissance, pour aboutir au déclin et à la mort.
Mais, au travers de la connaissance, mise à disposition par la Scientologie, les effets néfastes du déroulement de ce cycle peuvent être évités. On peut faire que le cycle de la création, de la survie et de la destruction devienne un acte créatif : la Scientologie est engagée dans la valorisation et l’augmentation de la créativité et dans la défaite du chaos et de la négativité.
Elle reconnaît l’existence d’une voie ou d’une ligne de transmission de la sagesse, partant des Vedas et du Bouddha Gautama, pour aboutir au message chrétien et admet certaines affinités avec tous ces enseignements.
Mais si la sagesse, par exemple dans le Bouddhisme, permettait parfois à quelques individus d’obtenir le salut pendant leur vie, il n’existait pas, alors, un ensemble de pratiques précises assurant ce résultat. C’était pratiquement impossible à reproduire. L’obtention du salut restait soumis au hasard et à des facteurs non contrôlés.
Le salut était obtenu par quelques individus, ici et là, de temps en temps, ou pas du tout.
Ce qu’Hubbard a entendu faire, fut de standardiser la pratique religieuse, allant à en faire pratiquement une routine et d’augmenter la probabilité des résultats sotériologiques.
L’application aux buts spirituels, de telles méthodes techniques, indique combien la Scientologie adhère aux techniques modernes, pour la réalisation de buts qui, autrefois, étaient atteints sporadiquement et occasionnellement quand ils l’étaient. Elle tente par là d’introduire de l’ordre et de la certitude au sein des conquêtes et des exercices spirituels.
La Scientologie désire mettre de l’ordre et de la discipline au sein de la quête religieuse, par l’emploi de procédures rationnelles. En ce sens, elle a fait, dans l’ère de la technologie, ce que le Méthodisme tenta de faire en un stade moins avancé du développement social quand ils tentèrent de convaincre les gens que le salut devait être recherché par l’intermédiaire de moyens contrôlés, disciplinés et méthodiques. Alors que les méthodes des méthodistes furent exprimées dans le langage encore relativement conventionnel du Christianisme de l’époque, les méthodes avancées par la Scientologie sont profondément marquées par une société plus engagée dans les procédures rationnelles et technologiques.
Les moyens employés par la Scientologie ont été comparés au upaya ( «la bonne méthode») de la Septième étape du Chemin Bodhisattva, menant au salut dans le Bouddhisme Mahayana. Selon cette version du Bouddhisme, à la septième étape, le croyant devient un Bodhisattva transcendental, désormais détaché du corps physique (comme le thétan opérant, dans la Scientologie).

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12. janvier 2008

LA DOCTRINE SCIENTOLOGUE : L’AUDITION, UN CONSEIL PASTORAL

Par Bryan Wilson

Les moyens employés par la Scientologie constitue une forme de conseil pastoral, plus spécifiquement organisée en techniques d’audition (du Latin audire, écouter).
Les techniques spécifiques et le mécanisme de l’audition sont organisés sous forme d’une technologie qui constitue le noyau central de la pratique religieuse scientologue.
Ce schéma de pratique est essentiel à tous ceux qui désirent connaître les bénéfices salutaires de la foi et l’effort d’Hubbard a consisté à condenser le processus d’illumination spirituelle, en un ensemble de procédures ordonnées permettant systématiquement d’atteindre de plus profonds niveaux de conscience.
Cette méthode, comme celle de l’affirmation de la Science chrétienne, prétend éliminer à la fois la sensation de péché et les effets des souffrances et des actes néfastes passés.

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09. janvier 2008

LES RÔLES RELIGIEUX DANS LA SCIENTOLOGIE – LE SUPERVISEUR DE COURS

Par Bryan Wilson

Le rôle du superviseur de cours est encore plus fondamental à la pratique de la Scientologie que celui de l’auditeur.
C’est le superviseur de cours qui forme les auditeurs aux standards exacts établis par Hubbard. Le superviseur de cours est un expert dans les techniques de l’étude telles que développées par Hubhard. Sa formation lui permet d’identifier tous les obstacles de la compréhension et d’apporter une solution à toutes les difficultés pouvant être rencontrées par toute personne étudiant la littérature scientologue.
Le superviseur de cours est là pour garantir que l’étudiant en Scientologie en comprenne la théorie et en maîtrise l’application, au travers de la pratique des routines et des exercices.
Contrairement au rôle habituel des professeurs et instituteurs, le superviseur de cours ne fait pas la leçon et il n’apporte en aucune façon sa propre interprétation du sujet. Ce point est important car les scientologues pensent que les résultats obtenus en Scientologie ne découlent que d’un suivi consciencieux des Écritures scientologues, exactement telles qu’elles furent écrites par Hubbard.
L’enseignement oral du professeur à l’étudiant entraînerait inévitablement – sans qu’il ne le soit fait exprès – une altération du matériel original. Par conséquent, le superviseur de cours est nécessairement expert dans l’identification des problèmes sur lesquels se heurte un étudiant, et il sait diriger ce dernier là où il trouvera de lui-même sa solution.

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06. janvier 2008

L’EVOLUTION DES IDÉES SCIENTOLOGUES : LES VIES ANTÉRIEURES

Par Bryan Wilson

Au milieu des années cinquante, Hubbard avait déjà pressenti que les vies antérieures pouvaient avoir de l’importance dans l’explication des problèmes de l’homme.
La fondation qu’il établit à Elizabeth dans le New Jersey se consacrait, à cette époque, à l’étude des avantages potentiels « du souvenir » des « circonstances du décès dans les précédentes incarnations » [Joseph A Winter, A Doctor’s Report on Dianetics: Theory and Therapy, New York : 1951, p. 1891.
Cet intérêt aboutit en un engagement positif, à propos de l’idée que les expériences néfastes des vies antérieures (et celles de tout début de la vie présente), étaient responsables de la création d’ « engrammes » (impressions ou images mentales formant le mental réactif, associées à la souffrance et à la non conscience et qui sont à l’origine des maladies, des inhibitions et donc du comportement irrationnel).
La Dianétique et la Scientologie devaient donc inclure l’élimination de tels « engrammes ».

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05. janvier 2008

L’EVOLUTION DES IDÉES SCIENTOLOGUES : DE LA DIANETIQUE A LA SCIENTOLOGIE

Par Bryan Wilson

La perturbation de la vie mentale fut exprimée à un autre niveau, comme si thêta, l’univers de la pensée, s’était trouvé « embourbé » dans MEST. L’audition fut conçue pour libérer le thêta de ce fardeau.
Le concept du thêta fut également affiné en 1951, étant alors identifié comme « la force vitale, l’élan vital, l’esprit, l’âme » dans Science of Survival, I p. 41. À ce moment-là, on peut dire que le système de croyances d’Hubbard s’est transformé en un système de guérison des âmes.
Ce développement devint plus explicite en 1952, quand Hubbard lança la Scientologie et quand ce nouveau système de croyances, plus complet et plus large, engloba la Dianétique, lui donnant une rationalité métaphysique, mieux formulée.
Thêta devint alors le thétan, une analogie plus explicite de l’âme et la dimension religieuse du système devint alors évidente.
Le thétan était considéré comme l’identité essentielle de l’individu, comme la personne elle-même (qui est consciente d’être consciente) et la théorie scientologue était alors à même de fournir la justification métaphysique de la tâche sotériologique visant à libérer le thétan des effets néfastes des vies précédentes (occupations précédentes de corps humains).

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04. janvier 2008

L’EVOLUTION DES IDÉES SCIENTOLOGUES : LE THETAN ET LE CORPS

Par Bryan Wilson

L’individu ne peut pas dire « mon thétan » puisqu’en essence, l’individu est le thétan occupant un corps ; en ce sens, le thétan est perçu comme ayant encore plus d’importance que l’âme, dans le sens d’une interprétation chrétienne conventionnelle.

Le thétan rentre dans un corps (au moment, avant ou après la naissance) à la recherche d’une identité. En ce sens, la Scientologie a certaines similitudes avec les concepts embrassés par la théorie bouddhiste sur la réincarnation. Mais la représentation d’Hubbard concernant le transfert des thétans à l’intérieur des corps est plus précise et plus ferme qu’aucune autre mentionnée dans les Écritures Saintes du Bouddhisme.

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31. décembre 2007

LE SALUT EN TANT QUE POSSIBILITÉ GLOBALE ET INDIVIDUELLE

Par Bryan Wilson

Pour les thétans, la perspective ultime de salut passe par l’idée de survie de l’humanité et des univers matériel et animal, par l’intermédiaire de la Scientologie.

Cet élément de préoccupation envers la société et le cosmos existe avec certitude dans la Scientologie.

L’idée de « clarification de la planète » (produire des « clairs » – des personnes qui se sont entièrement libérées de leur mental réactif) fut établie comme un but. Mais Hubbard en a cependant parfois atténué l’accent ; ainsi, il écrivit : « Ce n’est pas « sauver le monde » qui intéresse la Scientologie, mais c’est faire en sorte que des individus capables deviennent encore plus capables par une application exacte de la technique à l’individu lui-même, c’est-à-dire l’esprit » [Character of Scientology 1968, p51].
Néanmoins, ce qu’il s’agit de souligner ici, c’est que le mot salut est lui-même subordonné au salut des thétans individuels – un accent typiquement évangélique.

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30. décembre 2007

LA MORALITÉ DANS LA SCIENTOLOGIE

Par Bryan Wilson

Il est parfois suggéré qu’une des caractéristiques de la religion est de prescrire un code moral, même si la force avec laquelle les religions s’engagent vis-à-vis d’un code spécifique de morale, varie considérablement.
La Scientologie commença avec l’expression de buts généraux d’amélioration du potentiel de chaque individu. Quand elle se mit à insister sur la liberté, elle adopta une approche de la moralité, plus permissive que celle exprimée par les églises chrétiennes traditionnelles. Cependant, dès le tout premier exposé sur la Dianétique, Hubbard établit clairement que l’individu était responsable de ses propres limitations : qu’un thétan était fondamentalement bon et qu’il diminuait ses propres pouvoirs en se permettant de commettre des actions néfastes.
L’audition oblige l’individu à confronter ses problèmes et à assumer la responsabilité de son propre bien-être. Il doit reconnaître les actions néfastes qu’il a commises dans sa vie présente et dans ses vies antérieures.
Dans une importante publication, Introduction à l’éthique de la Scientologie, L. Ron Hubbard établit les standards éthiques requis d’un scientologue et dit clairement qu’un engagement vis-à-vis des valeurs morales, est fondamental à la foi.
Le but de l’individu est la survie – à savoir la survie dans l’ensemble des huit dynamiques, partant de la préoccupation de soi-même et de la famille et finissant avec la préoccupation afférente à l’aspiration ardente à une existence sous forme d’infini, la dénommée dynamique de Dieu [voir le paragraphe «la doctrine de Scientologue : les huit dynamiques »].
La survie, en tant que concept scientologue, se conforme à la préoccupation principale de toutes les religions le salut. Une action éthique est sensée refléter un comportement rationnel servant ce dessein. En conséquence, Hubbard insiste sur le besoin que l’individu a de se conduire suivant des standards éthiques et de se comporter rationnellement, s’il veut obtenir son propre salut et faciliter celui de l’humanité.
Ainsi, d’une manière analogue à celle que les bouddhistes ont de s’engager personnellement à faire des bonnes actions, car c’est là le moyen d’améliorer leur futur karma, le scientologue apprécie un comportement rationnel – à savoir éthique – relatif à l’obtention de la survie, pour lui-même et pour les groupes embrassés par les huit dynamiques.
Hubbard déclara dans ses écrits : « L’éthique est l’ensemble des actions que s’impose l’individu pour amener les autres et lui-même à la survie optimale sur toutes les dynamiques. Les actions éthiques sont des actions de survie. Sans éthique nous ne survirons pas. [p. 17].
La survie n’est pas seulement une survie. Il s’agit plutôt d’une survie dans une condition d’à propos. « La survie se mesure par le plaisir» [p. 301. Ainsi, comme dans le Christianisme, le salut entraîne un état de bonheur. Mais «seuls un coeur pur et des mains propres sont le moyen de survivre et d’être heureux [p. 29] en conséquence et en pratique, parvenir à survivre demande le maintien de standards moraux.
Hubbard écrit : «Quant aux idéaux, à l’honnêteté, à l’amour du prochain, ce sont des choses sans lesquelles une bonne survie n’est pas possible. [p. 23].
Les valeurs morales de la Scientologie intègrent les codes moraux, mais vont plus loin en affirmant la rationalité essentielle des valeurs morales scientologiques. L’application de celles-ci est considérée comme la seule possibilité de redressement et de rédemption de la dégradation de la moralité contemporaine et des activités des personnalités anti-sociales.
En 1981, Hubbard formula un ensemble de préceptes moraux, soi-disant basés sur le sens commun. Il décrivit la brochure dans laquelle ils furent présentés « comme un travail individuel … ne faisant pas partie d’une quelconque doctrine religieuse et voulut que ceux – ci fussent largement diffusés car ils représentaient une solution au déclin des standards moraux de la société moderne. Ce code fait largement écho au Décalogue et aux autres préceptes de la moralité chrétienne, mais il est exprimé dans une langue moderne et renferme une justification sociale, fonctionnelle et pragmatique de la plupart des principes présentés.
Le code interdit le meurtre, le vol, le mensonge, les actes illégaux, les mauvaises actions envers les gens de bonne volonté. De plus, il implique également la fidélité envers les partenaires sexuels, le respect des parents, l’aide aux enfants, la modération, le soutien d’un juste gouvernement ; la réalisation des obligations le respect des autres croyances religieuses, le soin de la santé et de l’environnement, le travail et la compétence. Il renferme en termes positifs et négatifs une version de la règle d’or qui est souvent traduite dans la tradition chrétienne comme ne faites pas aux autres ce que vous ne voulez pas qu’ils vous fassent.
La brochure recommande avec insistance à ses lecteurs de la faire connaître aux personnes dont le bonheur et la survie les préoccupent.

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29. décembre 2007

LES PRÉTENTIONS RELIGIEUSES DE LA SCIENTOLOGIE

Par Bryan Wilson

En dépit des divers éléments décrits ci-dessus qui se rapportent à la religion, la Scientologie ne prétendait pas à l’origine au statut de religion.
Même en 1954, lors de l’enregistrement officiel de trois églises de Scientologie (sous des titres quelque peu différents), les implications religieuses de la Scientologie restèrent non explorées.
Cependant, Hubbard affirmait que la Scientologie avait des propos religieux. Il écrivit : « La Scientologie a atteint le but de la religion, but exprimé dans toute l’histoire écrite de l’Homme : l’affranchissement de l’esprit par la sagesse. C’est une religion bien plus intellectuelle que celle connue par l’Occident avant 1950. Si nous enseignions simplement nos vérités, sans thérapie, nous apporterions la civilisation à un occident barbare ». [Creation of Human Ability. 1954, 1968, p. 180].
Par certains égards, Hubbard considérait vraiment le Christianisme comme moins évolué que le Bouddhisme, parlant du jugement dernier chrétien comme « …une interprétation barbare de ce dont parle le Bouddha Gautama, à savoir l’émancipation de l’âme du cycle des naissances et des morts ». [Phoenix Lectures, 1968, pages 29-30].
La Scientologie est en elle-même une religion « au sens total et le plus ancien » [ibid, p. 35]. Dans The Character of Scientology, 1968, Hubbard réitéra certains de ses premiers points et affirma que les références de la Scientologie incluaient le Veda, le Tao, Bouddha, les Hébreux et Jésus, tout comme de nombreux philosophes.
La Scientologie a amené la première technologie religieuse, à même de prendre en charge «l’incroyable accumulation de l’abandon spirituel » [p. 10] et il concevait ceci comme la combinaison de l’honnêteté et de la précision de Bouddha Gautama avec l’esprit pratique, productif et rapide d’Henry Ford [p. 12].
Il envisagea l’auditeur comme quelqu’un qui serait formé aux techniques de l’audition et envisagea la formation scientologue comme une éducation religieuse.

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