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29. décembre 2007

LES PRÉTENTIONS RELIGIEUSES DE LA SCIENTOLOGIE

Par Bryan Wilson

En dépit des divers éléments décrits ci-dessus qui se rapportent à la religion, la Scientologie ne prétendait pas à l’origine au statut de religion.
Même en 1954, lors de l’enregistrement officiel de trois églises de Scientologie (sous des titres quelque peu différents), les implications religieuses de la Scientologie restèrent non explorées.
Cependant, Hubbard affirmait que la Scientologie avait des propos religieux. Il écrivit : « La Scientologie a atteint le but de la religion, but exprimé dans toute l’histoire écrite de l’Homme : l’affranchissement de l’esprit par la sagesse. C’est une religion bien plus intellectuelle que celle connue par l’Occident avant 1950. Si nous enseignions simplement nos vérités, sans thérapie, nous apporterions la civilisation à un occident barbare ». [Creation of Human Ability. 1954, 1968, p. 180].
Par certains égards, Hubbard considérait vraiment le Christianisme comme moins évolué que le Bouddhisme, parlant du jugement dernier chrétien comme « …une interprétation barbare de ce dont parle le Bouddha Gautama, à savoir l’émancipation de l’âme du cycle des naissances et des morts ». [Phoenix Lectures, 1968, pages 29-30].
La Scientologie est en elle-même une religion « au sens total et le plus ancien » [ibid, p. 35]. Dans The Character of Scientology, 1968, Hubbard réitéra certains de ses premiers points et affirma que les références de la Scientologie incluaient le Veda, le Tao, Bouddha, les Hébreux et Jésus, tout comme de nombreux philosophes.
La Scientologie a amené la première technologie religieuse, à même de prendre en charge «l’incroyable accumulation de l’abandon spirituel » [p. 10] et il concevait ceci comme la combinaison de l’honnêteté et de la précision de Bouddha Gautama avec l’esprit pratique, productif et rapide d’Henry Ford [p. 12].
Il envisagea l’auditeur comme quelqu’un qui serait formé aux techniques de l’audition et envisagea la formation scientologue comme une éducation religieuse.

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20. décembre 2007

LES DIFFÉRENCES DANS LA NOTION DE CULTE – LA SCIENCE CHRÉTIENNE

Par Bryan Wilson

Quatrièmement : au sein du Christianisme, l’idée de Dieu a tendance à être exprimée en termes de plus en plus abstraits, aussi bien par les églises traditionnelles que par une variété de groupes apparus relativement récemment.
Certains fameux théologiens modernes ont redéfini les concepts divins, éliminant souvent l’idée que Dieu est une personne, les anciennes conceptions relatives au culte apparaissent à certains, comme anachroniques.
Les sondages d’opinion révèlent qu’une proportion de plus en plus grande des personnes croyant en Dieu, ne croient pas pour autant que Dieu est une personne : elles déclarent plutôt croire que Dieu est une force.
Dans le cadre des mouvements religieux récemment apparus, on trouve parfois des formes de culte adaptées à ces perceptions plus modernes et abstraites de la déité. On peut prendre en exemple la science chrétienne.

Ce mouvement est antérieur à la Scientologie de plus de soixante dix ans, et a de nombreuses caractéristiques en commun avec elle mais comme la science chrétienne a été reconnue depuis un certain temps comme une religion, la pratique de son culte fut étudiée plus en profondeur.

Dans la science chrétienne, Dieu est défini en tant que « Principe », « Vie », « Vérité », « Amour », « Esprit», « Âme ». Ces abstractions impersonnelles ne nécessitent pas d’attitudes de soumissions ou de vénération et il n’est accordé à ces attitudes, lors des services de l’église de science chrétienne, qu’une expression limitée.
L’opinion de Mary Baker Eddy (la fondatrice de la science chrétienne) sur le culte peut être trouvée dans les extraits suivants tirés, de son manuel, Science and Health with Key to the Scriptures ;

« La prière à haute voix ne peut jamais égaler le travail de la compréhension spirituelle…. Les longues prières, les superstitions et les credos érodent la puissance de l’amour et donne à la religion des formes humaines. Tout ce qui matérialise le culte entrave la croissance spirituelle de l’Homme et l’empêche de faire preuve de sa puissance sur l’erreur. »[pages 4-5]

Aimez-vous « le Dieu tout puissant de tout votre cœur et de toute votre âme et de tout votre esprit » ? Ce commandement recouvre tant de choses, même le don de toute sensation, affection et vénération, purement matérielles. » [p. 9]

« L’histoire de Jésus aboutit à la création d’un nouveau calendrier que nous appelons l’ère chrétienne ; mais elle n’a pas établit de culte rituel. » [p. 20]

« Il est triste que l’expression service divin en soit venue à signifier si généralement, vénération publique, au lieu d’actions journalières. » [p. 40]

« On ne vénère spirituellement que lorsque l’on cesse de vénérer matériellement. La dévotion spirituelle est l’âme de la chrétienté. Vénérer au travers du matériel constitue du paganisme. Les rituels judaïques et autres sont les traces et les ombres de la vraie vénération. » [p140]

« Les israélites concentrèrent leur pensée sur le matériel dans leur tentative de vénération du spirituel. Pour eux, la matière était substance et l’Esprit était ombre. Ils pensèrent à vénérer l’Esprit à partir d’un point de vue matériel, mais c’était impossible. Ils peuvent plaire à Jéhovah, mais leurs prières ne leur donnèrent pas la preuve d’avoir été entendus car ils n’avaient pas une compréhension suffisamment grande de Dieu pour être capables d’en reconnaître son pouvoir d’apaisement. » [p. 351]

Même si les scientistes chrétiens prient Dieu en communauté, ce rite de prières est traduit en un nombre d’affirmations, en conformité aux enseignements d’Eddy. La prière silencieuse dans la science chrétienne est une affirmation de « vérité » et non pas une supplication : Dieu est un « Principe » devant être démontré, et non pas un « Être » devant être apaisé. En conséquence, le culte de la science chrétienne diffère en forme, en ambiance et en expression du culte établit par les églises traditionnelles.

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19. décembre 2007

LE CULTE DÉFINI PAR SES OBJECTIFS ET NON PAR SES FORMES

Par Bryan Wilson

Les commentaires exposés ci-dessus, à propos des différences trouvées parmi les cultes, indiquent le besoin – si toutes les preuves empiriques et appropriées sont prises en compte – d’une définition beaucoup plus large de la notion de culte que celle qui se confine dans le cadre d’une tradition spécifique et qui en dépend.
Les formes traditionnelles des églises chrétiennes ne cernent pas la diversité des modes de culte qui peuvent être et qui sont établis (même au sein des églises chrétiennes).
Une distinction doit être faite entre les formes externes de culte (qui peuvent être particulières, locales, régionales ou nationales) et les pratiques du culte que nous pouvons déclarer universels.
La pratique du culte est l’établissement d’un rapport entre les fidèles et l’ultime surnaturel (être, objet, loi, principe, dimension, raison d’être, ou préoccupation ) de quelque manière que soit conçu l’ultime par le corps religieux auquel appartient le fidèle, pour l’obtention de son salut ou de son illumination.
Souligner que la caractéristique qui définit le culte, tient en son propos, met en évidence la relativité culturelle des diverses formes prises par le culte. Une fois que le culte est défini par référence à ses objectifs, il nous est possible de comprendre les diverses conceptions de l’ultime, allant des idoles aux lois transcendantales.
Ainsi, une idole est vénérée en sa qualité d’entité despotique qui accorde des faveurs et qui inflige des maux ; la vénération d’une déité anthropomorphe révèle plutôt une relation de confiance, mais aussi de dépendance ; la vénération de conceptions plus sophistiquées relatives à un Être suprême, met moins l’accent sur la versatilité émotionnelle de la déité et souligne la recherche d’une harmonie des dispositions, en conformité avec des principes éthiques plus généraux ; la vénération d’une ultime loi, vérité ou dimension complètement abstraite, a tendance à s’intéresser à la diffusion de la connaissance, l’obtention de l’illumination et la réalisation du plein potentiel humain.
L’ensemble de ces buts diversement spécifiés peut être considéré comme faisant partie de la recherche menée par l’Homme pour son salut, quelque soit la manière dont le salut en lui-même est conçu.
Le respect de l’ultime, de la « raison d’être » de l’Homme, quelque soit la manière dont il est représenté, constitue un attribut général du respect de la vie qui ne dépend pas de quelconques formes ou normes de comportement lié à une culture spécifique.

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08. décembre 2007

ÉLÉMENTS EXOTÉRIQUES ET ÉSOTÉRIQUES DE LA SCIENTOLOGIE

Par Bryan Wilson

L’image publique de la Scientologie ne se conforme pas aux stéréotypes habituels des religions.
Sa littérature se divise en une littérature exotérique très connue, offrant surtout des conseils pratiques aux gens sur la façon de résoudre leurs problèmes de communication, de relations humaines et de conserver une vision intelligente, rationnelle et positive de la vie, et une littérature ésotérique.
Cette littérature explique la métaphysique de la Scientologie. Elle présente la théorie du thêta sa dégradation suite à son implication avec MEST et le processus des vies antérieures, et explique un moyen par lequel l’Homme peut acquérir — autrement dit, regagner — des aptitudes spirituelles.
C’est dans cette littérature que les éléments de la croyance scientologique sont expliqués, et sont exprimés en termes se rapprochant plus des théories en vigueur dans les mouvements religieux que celles qui sont présentées dans la littérature exotique du mouvement.
La Scientologie n’est pas une religion unique parce qu’elle fait la distinction entre l’enseignement ésotérique et exotérique.
Au sujet du principe énoncé par Jésus «J’ai encore bien des choses à vous dire mais elles ne sont pas à votre portée maintenant » (Jean 16 :12) et par Paul qui faisait la distinction entre l’aliment solide pour les adultes et le lait pour les enfants (1 Cor. 3 :1-3 et Hébreux 5 :12-14), plusieurs mouvements chrétiens ont toujours fait la distinction entre les pratiques et les doctrines élémentaires et avancées.
La tradition gnostique générale en marge du Christianisme fut catégoriquement engagée envers la préservation des doctrines ésotériques, et les mouvements contemporains, parfois identifiés par les érudits comme des cultes « de type gnostique », ont souvent fait ces distinctions.
La Science chrétienne constitue un bon exemple car ceux qui aspirent à devenir pratiquants, reçoivent un enseignement général rehaussé de su jets enseignés par des enseignants spécialisés dans des cours particuliers, dont le contenu demeure confidentiel.
Ces cas mis à part, l’église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours n’admet à ses cérémonies spécifiques que les Mormons dont la réputation est sans tâche et qui reçoivent une permission de leur évêque : cela signifie, inter alia, qu’ils ont payé leur dîme correspondante à 10 pour cent de leurs revenus : personne d’autre ne pouvant assister à ces rituels.
Plus près du courant protestant, les Pentecôtistes ne divulguent la signification entière de leur enseignement et de leur pratique des « dons de l’esprit » que durant les services spécifiques et non durant les réunions organisées pour attirer un auditoire non-Pentecôtiste.
La justification de cette différence est également un principe d’enseignement : les ouvrages de référence ne sont disponibles qu’à ceux qui ont suivi antérieurement des cours élémentaires leur permettant d’assimiler un enseignement de niveau supérieur.
La Scientologie a adopté cette ligne de pensée, car son enseignement exige des efforts concentrés et systématisés de la part des étudiants.

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29. novembre 2007

LA SCIENTOLOGIE COMPORTE UN CULTE

Par Jacques Robert

La religion scientologique comme toutes les autres religions comporte un culte.
C’est un critère qui a été notamment relevé par le Révérend U.E. SIMON, professeur de littérature chrétienne au King’s collège de Londres qui écrivait le 15 juin 1975 : « Les critères essentiels sur lesquels je me base pour savoir si c’est ou non une religion est de savoir s’il y a un culte de Dieu et s’il existe un code d’éthique qui s’adresse à l’homme.
Ces deux critères sont remplis par la pratique scientologique ».
L’archimandrite KALLISTOS WARE, conférencier en études orthodoxes orientales à Oxford et membre du Pembroke College, écrivait à ce sujet : « Le fait de rendre un culte est fondamental au concept de religion ». C’est « l’attitude et l’action de rendre un culte qui distinguent une corporation religieuse d’autres formes d’association, comme un club social, une société philanthropique ou un groupe de discussion philosophique. Je constate que l’Eglise de Scientologie s’adonne à des actes de culte parmi lesquelles des prières à « l’Etre Suprême », « Dieu », l’auteur de l’univers ; « l’Etre Suprême » ne semble pas être envisagé en termes personnels mais il existe plusieurs religions telles que le Bouddhisme qui n’ont pas un Dieu « personnel ».

A.    CÉRÉMONIES RÉGULIÈRES

Il existe d’abord des cérémonies religieuses régulières, des services, comme dans toutes les religions. A cet égard, M. Maurice CORDIER, prêtre catholique écrit à propos du siège de l’église : « Il existe une chapelle dans l’établissement ; sa décoration fait appel à des symboles religieux et sa disposition rappelle celle des lieux de prières et de recueillement offerts par les différents cultes. Un office y est organisé régulièrement » (2 novembre 1977).

Pour ces cérémonies régulières, un certain nombre de prières ont été composées suivant un rituel prévu.

a)    Le chapelain souhaite la bienvenue aux fidèles puis leur présente l’objet du service en citant certains textes qui se trouvent dans un manuel et qui rappellent certains principes de Scientologie, affirmation de l’immortalité de l’âme, relation avec l’Etre Suprême, libération de l’âme par la sagesse, amour du prochain, etc.

b)    Puis le chapelain suit un rituel dont voici l’ordonnancement :

•    Prière pour la liberté totale
•    Prière silencieuse
•    Récitation du Credo de l’Eglise
•    Lecture par exemple d’un extrait d’ouvrage du fondateur
•    Sermon
•    Lecture au choix des prières suivantes :
•    Prière pour la justice
•    Prière pour la compréhension de l’Etre Suprême
•    Prière pour une plus grande compréhension
•    Prière pour la paix
•    Prière pour la liberté de religion
•    Prière pour l’avancement spirituel
•    Prière pour l’illumination religieuse

c) La fin du service est consacrée à prier pour une série d’intentions particulières : les besoins spirituels de ceux que nous aimons, nos semblables, notre pays, ceux qui sont dans la détresse et le développement des droits et des croyances de l’ensemble des Eglises et des groupes religieux.
Si l’on établit un bref rapprochement avec les services d’autres religions, les différences sont minimes : on retrouve notamment l’enseignement de la religion dans le sermon, le rappel de la croyance partagée dans le credo, les différentes prières caractère général dont l’objet est commun à toutes les religions ; enfin les intentions spéciales aux membres de la communauté : les proches, les pauvres, les autres Eglises et la Patrie.

B.    CÉRÉMONIES EXCEPTIONNELLES

Il existe par ailleurs des cérémonies solennelles, exceptionnelles, qui correspondent aux rites de passage de la vie humaine, comme dans toutes les autres religions.
Ces cérémonies se déroulent sous l’autorité des ministres du culte de l’Eglise de Scientologie. On pourra citer, à titre d’exemple, le certificat délivré par le juge de la Cour de  district de Colombia le 4 mai 1969 autorisant le Révérend BEVIS JOHN LESLIE FUDGE à célébrer le mariage dans le district de Colombie. Dans le même sens, des autorisations similaires pour la Révérende Jane POCKI en Colombie britannique et pour la Révérende ELSIE F. GRIFFITH dans le même pays.
A titre d’exemple de cérémonie solennelle, on citera le mariage scientologique au cours duquel le pasteur, comme les ministres des autres religions, rappelle aux époux leurs obligations : fidélité, assistance réciproque, entretien des enfants et assiste à l’échange des consentements matérialisé par celui des alliances. Ces rites existent aussi dans les religions chrétiennes.
La deuxième cérémonie solennelle, celle de l’attribution d’un nom aux enfants, se rapproche beaucoup du baptême encore que son objet soit différent. Le parrain et la marraine prennent l’engagement que l’enfant recevra toute l’instruction nécessaire à la réalisation de son patrimoine, entendu dans son sens spirituel.
Troisième rite de passage que la religion scientologique prend en charge comme toutes les autres religions : c’est  la mort qui est marquée par un service funèbre à l’église.

   Entrees precedantes