LES PRÉTENTIONS RELIGIEUSES DE LA SCIENTOLOGIE
Par Bryan Wilson
En dépit des divers éléments décrits ci-dessus qui se rapportent à la religion, la Scientologie ne prétendait pas à l’origine au statut de religion.
Même en 1954, lors de l’enregistrement officiel de trois églises de Scientologie (sous des titres quelque peu différents), les implications religieuses de la Scientologie restèrent non explorées.
Cependant, Hubbard affirmait que la Scientologie avait des propos religieux. Il écrivit : « La Scientologie a atteint le but de la religion, but exprimé dans toute l’histoire écrite de l’Homme : l’affranchissement de l’esprit par la sagesse. C’est une religion bien plus intellectuelle que celle connue par l’Occident avant 1950. Si nous enseignions simplement nos vérités, sans thérapie, nous apporterions la civilisation à un occident barbare ». [Creation of Human Ability. 1954, 1968, p. 180].
Par certains égards, Hubbard considérait vraiment le Christianisme comme moins évolué que le Bouddhisme, parlant du jugement dernier chrétien comme « …une interprétation barbare de ce dont parle le Bouddha Gautama, à savoir l’émancipation de l’âme du cycle des naissances et des morts ». [Phoenix Lectures, 1968, pages 29-30].
La Scientologie est en elle-même une religion « au sens total et le plus ancien » [ibid, p. 35]. Dans The Character of Scientology, 1968, Hubbard réitéra certains de ses premiers points et affirma que les références de la Scientologie incluaient le Veda, le Tao, Bouddha, les Hébreux et Jésus, tout comme de nombreux philosophes.
La Scientologie a amené la première technologie religieuse, à même de prendre en charge «l’incroyable accumulation de l’abandon spirituel » [p. 10] et il concevait ceci comme la combinaison de l’honnêteté et de la précision de Bouddha Gautama avec l’esprit pratique, productif et rapide d’Henry Ford [p. 12].
Il envisagea l’auditeur comme quelqu’un qui serait formé aux techniques de l’audition et envisagea la formation scientologue comme une éducation religieuse.
