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28. décembre 2007

L RON HUBBARD EN SA QUALITÉ DE LEADER RELIGIEUX

Par Bryan Wilson

Il est souvent déclaré (par leurs disciples si ce n’est par eux-mêmes) que les fondateurs des mouvements religieux sont des représentants spéciaux de la révélation, par l’intermédiaire desquels un Être suprême s’exprime.
Le mode prophétique des dirigeants religieux est caractéristique des mouvements présents dans le cadre de la tradition judéo – chrétienne – islamique. Mais dans la tradition hindoue – bouddhiste, le leader religieux est souvent considéré comme un maître qui montre la voie de l’illumination qu’il a lui-même pris et qui en fait profiter ses disciples.
Hubbard est une personnalité beaucoup plus en conformité avec ce dernier modèle. Il est représenté comme un enseignant qui, au lieu d’avoir eu révélation des vérités religieuses, est considéré comme avoir découvert à la suite de recherches scientifiques des faits lui indiquant certaines pratiques thérapeutiques et un ensemble métaphysique de connaissances qui expliquent la supériorité de l’Homme et sa destinée ultime.
Les travaux contemporains de la Scientologie donnent une image d’Hubbard où il est volontiers décrit comme un génie, tout à fait similaire dans le style à celles des biographies panégyriques produites dans le but d’augmenter la réputation et de faire l’éloge de l’expérience unique des prophètes, gourous, et fondateurs de mouvements religieux [par exemple, Qu’est-ce que la Scientologie ?, pages 83-137].
Dans la tradition chrétienne, les leaders religieux dont les rôles et les éloges ressemblent le plus à ceux d’Hubbard dans la Scientologie sont Mary Baker Eddy, la fondatrice de la science chrétienne, et les leaders des divers mouvements de Nouvelle Pensée apparus à la fin du XIXème siècle et au début du XXème.

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22. décembre 2007

LES DIFFÉRENCES DANS LA NOTION DE CULTE – LE BOUDDHISME NICHIREN

Par Bryan Wilson

Deuxièmement il existe des mouvements religieux, comme par exemple au sein du Bouddhisme Nichiren, qui nient la notion d’Être suprême, mais qui relève du culte d’un objet.
Les bouddhistes Soka Gakkai, qui constituent un mouvement ayant à peu près 15 millions d’adhérents, dont environ six mille en Angleterre, vénèrent le Gohonzon, un mandala sur lequel sont inscrits les symboles vitaux ou formules de l’ultime vérité. En retour de la vénération du Gohonzon, ces bouddhistes espèrent des bénédictions. Ainsi, une notion proche du concept de culte, tel que compris dans les contextes chrétiens peut exister, même lorsqu’il y a une dénégation explicite d’un Être suprême.

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19. décembre 2007

LE CULTE DÉFINI PAR SES OBJECTIFS ET NON PAR SES FORMES

Par Bryan Wilson

Les commentaires exposés ci-dessus, à propos des différences trouvées parmi les cultes, indiquent le besoin – si toutes les preuves empiriques et appropriées sont prises en compte – d’une définition beaucoup plus large de la notion de culte que celle qui se confine dans le cadre d’une tradition spécifique et qui en dépend.
Les formes traditionnelles des églises chrétiennes ne cernent pas la diversité des modes de culte qui peuvent être et qui sont établis (même au sein des églises chrétiennes).
Une distinction doit être faite entre les formes externes de culte (qui peuvent être particulières, locales, régionales ou nationales) et les pratiques du culte que nous pouvons déclarer universels.
La pratique du culte est l’établissement d’un rapport entre les fidèles et l’ultime surnaturel (être, objet, loi, principe, dimension, raison d’être, ou préoccupation ) de quelque manière que soit conçu l’ultime par le corps religieux auquel appartient le fidèle, pour l’obtention de son salut ou de son illumination.
Souligner que la caractéristique qui définit le culte, tient en son propos, met en évidence la relativité culturelle des diverses formes prises par le culte. Une fois que le culte est défini par référence à ses objectifs, il nous est possible de comprendre les diverses conceptions de l’ultime, allant des idoles aux lois transcendantales.
Ainsi, une idole est vénérée en sa qualité d’entité despotique qui accorde des faveurs et qui inflige des maux ; la vénération d’une déité anthropomorphe révèle plutôt une relation de confiance, mais aussi de dépendance ; la vénération de conceptions plus sophistiquées relatives à un Être suprême, met moins l’accent sur la versatilité émotionnelle de la déité et souligne la recherche d’une harmonie des dispositions, en conformité avec des principes éthiques plus généraux ; la vénération d’une ultime loi, vérité ou dimension complètement abstraite, a tendance à s’intéresser à la diffusion de la connaissance, l’obtention de l’illumination et la réalisation du plein potentiel humain.
L’ensemble de ces buts diversement spécifiés peut être considéré comme faisant partie de la recherche menée par l’Homme pour son salut, quelque soit la manière dont le salut en lui-même est conçu.
Le respect de l’ultime, de la « raison d’être » de l’Homme, quelque soit la manière dont il est représenté, constitue un attribut général du respect de la vie qui ne dépend pas de quelconques formes ou normes de comportement lié à une culture spécifique.

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17. décembre 2007

LA COMMUNICATION EN TANT QUE CULTE

Par Bryan Wilson

La Scientologie présente une conception réellement abstraite de l’Être suprême, en sa qualité de Huitième Dynamique.
Les scientologues cherchent à élargir leur conscience et leur compréhension afin de pouvoir embrasser toutes les dimensions de l’être, dans l’optique d’aider à et de faire partie de la survie de l’Être suprême ou Infinité.
Les scientologues révèrent la vie et considère Dieu comme une ultime raison d’être, mais cette considération n’implique pas des pratiques spécifiques qui se rapprocheraient des pratiques de culte telles que considérées par les églises chrétiennes traditionnelles.
La Scientologie est un mouvement qui rassemble des personnes de confessions diverses ; qui met l’accent sur les nouvelles conceptions de la création, de la raison d’être et du salut et ses enseignements s’inspirent de plusieurs grandes traditions religieuses et de larges orientations scientifiques.
Il est donc parfaitement normal que la Scientologie présente ses théories sous forme de termes abstraits et universels et que sa conception du culte soit en conformité avec de telles perspectives.
Le postulat général fut exprimé de la façon suivante : « En Scientologie, la dévotion s’établit en terme de communication. Celui qui vénère efficacement est celui qui se considère capable de parcourir la distance nécessaire à la communication avec l’Être suprême » [Scientology as a Religion p. 30].
L’essence de la Scientologie réside dans la compréhension par la communication – communication avec le propre passé du thétan et avec l’environnement et dans le sens comparable à la communication qui a lieu dans le cadre du culte chrétien, la communication avec la déité que l’individu recherche dans la prière et le service eucharistique quant il se comporte, comme le disent les églises traditionnelles, comme un « communiant ».
En grande partie, le propos est le même – la purification de l’individu, la réhabilitation de son âme, ce qui en fait, fait partie du processus à long terme de salut. Dans la Scientologie, une telle communication prend deux formes fondamentales : l’audition et la formation.
L’audition qui a lieu sous la forme d’une communication privée entre l’individu et son passé (celui du thétan), passe par l’intermédiaire de l’auditeur et de l’électromètre. Mais il s’agit essentiellement d’un processus permettant à l’individu d’avoir un meilleur rapport avec son Moi réel et originel et en ce sens, de le mettre en contact avec une réalité spirituelle fondamentale.
La formation, selon les Écritures de la Scientologie, représente une communication avec les vérités fondamentales et la raison d’être. Au travers de l’augmentation de sa compréhension, l’individu recherche une plus grande communication avec son Moi fondamental, avec les autres et avec la vie dans son ensemble. Ces activités sont également marquées des caractéristiques du culte, même si des aspects tels que la vénération (d’une déité), l’ancienne forme d’abnégation et les procédures de dévotion se trouvent, dans ce contexte moderne, supplantés.

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14. décembre 2007

L’ERREUR DE SEGERDAL

Par Bryan Wilson

La Scientologie est une religion, dont l’organisation n’est pas celle de communautés traditionnelles.
En une époque, où les églises établies commencent, à la lumière de la révolution contemporaine de la communication, à reconnaître les limites de la structure de congrégation et à tenter d’autres schémas de culte, la Scientologie, elle a déjà évoluée en une nouvelle procédure plus intensive de ministère spirituel.
La relation personnelle requise par l’audition et le système intensif de formation des auditeurs, représente un schéma de soins destinés à l’intention du progrès spirituel de chaque individu qui dépasse de loin toute pratique pastorale pouvant être offerte, par n’importe quelle forme conventionnelle de ministère religieux.
Contrairement à l’idée populaire, le statut des pratiques de la Scientologie, en leur qualité de culte, n’a pas encore été adressé à la justice.
Au cours d’une première affaire, Regina V Registrar-General Ex parte Segerdal and Another, en 1970, la question centrale fut de déterminer si un bâtiment que l’Église de Scientologie possédait à East Grinstead, pouvait bénéficier de la qualification de « lieu de rencontre pour le culte religieux », conformément au fait que les services que l’Église y tenait, étaient conformes aux critères présentés pour la détermination de ce qui constitue un culte, Parmi ces services, il y avait des sermons hebdomadaires et d’autres réunions, des baptêmes, des services funéraires et des cérémonies de mariage.
Même si, en cette affaire Lord Denning jugea que ces services spécifiques n’étaient pas constitutifs de culte, en réalité, le noyau de la pratique religieuse de l’Église de Scientologie réside dans les procédures d’audition et de formation.
Pour les scientologues, c’est lors de ces activités que le culte est célébré – lors de la communication avec la réalité spirituelle – et non pas lors des services considérés par la justice dans l’affaire Segerdal.
Bien sûr, de telles activités de culte, qui ne respectent pas une déité, peuvent ne pas être en conformité avec le modèle invoqué par la Cour, celle-ci ayant un culte chrétien à l’esprit, mais pour leurs praticiens, il s’agit bien de culte.
Il est apparent, au travers de ce qu’il fut suggéré ci-dessus, qu’en tout état de cause, les religions ne posent pas toutes le principe d’un Être suprême.
Dans l’affaire Segerdal, Lord Denning fit mention du Bouddhisme comme d’une exception au principe qu’il acceptait et admit la possibilité d’autres cas. Pourquoi la Scientologie n’en serait – elle pas un ? S’il y a des exceptions, est-ce que cela ne remet pas en question le principe en lui-même et est-ce que la définition alors employée ne s’en trouve pas annulée ?
La tendance qu’il y a à revenir, en dépit de la discussion d’exceptions, au concept d’un Être suprême comme d’un élément constitutif nécessaire d’un culte, indique dans quelle mesure les préjugés culturels persistent, même en présence de preuves contraires provenant d’autres cultures.
En fait, il est certain que la Scientologie reconnaît un Être suprême mais elle conçoit cette entité comme quelque chose qui ne peut pas être facilement appréhendée et avec qui la communication, en l’état actuel de connaissance humaine est rare.
Ainsi, alors que la Scientologie pose le postulat d’un Être suprême, elle ne présume pas que les hommes puissent normalement prétendre à avoir une connaissance intime de cet être.
Cette attitude constitue en elle-même une forme d’humilité qui parfois manque dans les religions où les individus sont encouragés à déclarer effrontément qu’ils connaissent la volonté et l’esprit de Dieu.
Dans l’optique de cette approche limitée de l’Être suprême, les attitudes de dépendance, fréquentes dans le Christianisme jointes à celles de supplication, vénération, louanges et intervention, deviennent non appropriées. Elles ne le seraient également pour les Chrétiens qui adhèrent à la formulation de la définition de l’Être suprême, avancée par les théologiens modernes (voir Les récentes réévaluations théologiques de Dieu).
Le respect ne manque pas aux scientologues qui considèrent la création en elle-même, comme une chose en étant digne, mais sans un Dieu conçu en des termes anthropomorphes, les éléments et la forme du culte, présents dans la tradition judéo – chrétienne – islamique, sont inapplicables.
Quand l’essence du culte est considérée comme son propos et ses objectifs et non pas comme sa forme extérieure, il n’est pas difficile d’admettre que les pratiques scientologues constituent une forme de culte.

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05. décembre 2007

L’INDICE RELIGIEUX APPLIQUE A LA SCIENTOLOGIE

Par Bryan Wilson

Nous comparons maintenant les qualités de la Scientologie à un inventaire possible des caractéristiques et des fonctions d’une religion, telles qu’énoncées au paragraphe « élimination du préjugé culturel ».
Nous avons noté les aspects correspondant à la Scientologie comme étant Accord ou Accord limité ; et ceux ne correspondant pas comme étant Désaccord, ou Désaccord limité et les autres aspects comme étant Indéterminé.

(a) Les thétans sont des entités qui transcendent la perception normale des sens, Il est à noter également que la Scientologie affirme l’existence d’un Être suprême. D’accord.

(b) La Scientologie considère comme admis que les thétans ont créé l’ordre naturel. D’accord.

(c) Les thétans occupent des corps humains, ce qui entraîne une intervention continue dans le monde matériel. D’accord.

(d) Les thétans opéraient déjà avant le cours de l’histoire humaine. On dit qu’ils ont créé l’univers physique et qu’ils occupent les corps pour leur propre plaisir, pour avoir une identité, et que pour eux il s’agit d’un jeu. Toutefois, le but en est indéfini, et l’Être suprême en Scientologie n’est pas représenté comme ayant des buts définis. Accord limité.

(e) L’activité des thétans et l’activité des êtres humains sont identiques. Les vies futures du thétan seront profondément affectées dans la mesure où il se libère du mental réactif, de plus il sera profondément affecté par le même processus au cours de sa vie actuelle. D’accord.

(f) Un individu peut influencer sa destinée, au cours de cette vie et au cours des vies ultérieures, grâce à l’audition et à la formation. D’accord.

(g) Les cérémonies symboliques dans le sens traditionnel du culte (par exemple, la Messe Catholique) sont minimales et rudimentaires en Scientologie, telles qu’elles le sont chez les Quakers, mais elles existent. Néanmoins, pour adopter une position prudente, nous pouvons considérer ce point comme étant Indéterminé.

(h) Les actions propitiatoires (comme le sacrifice ou la pénitence, par exemple) ne figurent pas dans la Scientologie. L’individu recherche la sagesse et la connaissance spirituelle. En désaccord.

(i) Les manifestations de dévotion, de gratitude, de révérence et d’obéissance à l’égard d’entités surnaturelles sont pour ainsi dire non existantes, sauf dans les rites de passage prescrites en Scientologie. En désaccord.

(j) Bien que la Scientologie ait un langage distinctif lui donnant les moyens de renforcer les valeurs internes au groupe, et bien que l’écriture ou les enseignements de L. Ron Hubbard soient considérés comme sacrés dans le sens général du terme, on ne peut pas dire que ce soit conforme au sens technique de sacré en tant que choses à part et défendues . En désaccord.

(k) Les cérémonies à l’occasion d’une célébration ou d’une pénitence collective ne sont pas une caractéristique importante de la Scientologie, mais au cours des dernières années le mouvement a créé un nombre de fêtes commémoratives, telles que la célébration de l’anniversaire de la naissance d’Hubbard, la date de la fondation de l’Association Internationale des Scientologistes, et une journée célébrant le ministère des auditeurs. Accord limité.

(1) Les scientologues se livrent à relativement peu de rites collectifs, mais les enseignements du mouvement fournissent une conception philosophique du monde, et ainsi attirent des membres leur donnant un sentiment de camaraderie et d’identité commune. Accord limité.

(m) La Scientologie n’est pas une religion très moraliste, mais le souci des convenances morales s’est amplifié à mesure que la portée de ses conclusions métaphysiques est devenue apparente. Depuis 1981, les attentes des scientologues sur le plan moral ont été clairement énoncées : ces dernières ressemblent aux 10 Commandements, et réaffirment le besoin formulé depuis longtemps de réduire les « actes néfastes ». Les doctrines relatives au mental réactif et à la réincarnation adoptent des orientations morales semblables à celles du Bouddhisme. D’accord.

(n) La Scientologie insiste sur le caractère sérieux du but, l’engagement continu et la loyauté envers l’organisation et ses membres. D’accord.

(o) En Scientologie, les enseignements relatifs à la réincarnation sont entièrement conformes à ces critères. Un mental réactif en accroissement dessert le thétan, et cela peut être résolu en appliquant les techniques de la Scientologie. D’accord.

(p) La Scientologie a des permanents qui ont principalement le rôle de ministres (auditeurs), certains d’entre eux sont également aumôniers et remplissent essentiellement le rôle de superviseur et de pasteur. Les auditeurs, les responsables des cours et les aumôniers (en fait tous les membres du personnel) cherchent à protéger la théorie et la pratique de la Scientologie de toute déviation et, en ce sens, ils en sont les gardiens. D’accord.

(q) Les auditeurs, les responsables des cours et les aumôniers sont rémunérés. D’accord.

(r) La Scientologie a un fond de doctrine métaphysique qui offre une explication sur le sens de la vie et sur son but, et une théorie élaborée sur la psychologie humaine, ainsi que sur l’origine et le fonctionnement de l’univers physique. D’accord.

(s) La légitimité de la Scientologie se présente sous forme d’une révélation de L. Ron Hubbard. Les propres sources d’Hubbard font mention de l’ancienne sagesse de l’Orient, mais prétendent être presque entièrement les résultats de recherches. Ce mélange d’attraction vers la tradition, le charisme, et la science se retrouve dans d’autres mouvements religieux contemporains, comme, la Science Chrétienne. Accord limité.

(t) Les prétentions à la vérité de certaines des doctrines de la Scientologie ne peuvent pas être soumises à un test empirique, mais l’efficacité de l’audition est dit être démontrable pragmatiquement. Les buts de la Scientologie dépendent de la foi dans les aspects métaphysiques de la doctrine, même si toutefois les moyens sont dits susceptibles d’être soumis à un test empirique. Accord limité.

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30. novembre 2007

LA SCIENTOLOGIE COMPORTE UN CORPS DE DOCTRINE

Une religion se caractérise par une loi c’est-à-dire une croyance commune partagée par les adeptes de la religion cette croyance a été dans la plupart des cas exprimée par le fondateur de la religion auquel les croyants se réfèrent. Il suffit de citer à titre d’exemple l’évangile et le Coran.

À cet égard, la Scientologie possède également un corps de doctrine qui a été exprimée et développée par RON HUBBARD dans de nombreux ouvrages paru à la suite de son ouvrage fondamental : La Dianétique, la puissance de la pensée sur le corps.

De même que dans les autres religions, le message originel du fondateur est explicité, développé et étudié, ces recherches paraissent dans des brochures, livres ou publications variées. Il existe à Copenhague une maison d’édition qui diffuse dans le monde entier la pensée scientologique. Il existe aussi dans toutes les religions des maisons d’éditions spécialisées dans la diffusion de la pensée religieuse. La « propagation de la foi » est une œuvre majeure de l’Eglise Catholique. Bref, toute religion à vocation universelle cherche à raffermir la foi de ses fidèles et à en accroître le nombre par la diffusion de sa doctrine. Actuellement, la vocation universelle de la Scientologie ne cesse de s’affirmer, puisqu’il existerait environ 50 églises, plus de 100 centres missionnaires en quinze langues qui regroupent des millions d’adeptes et de sympathisants.

Quel est le contenu de la croyance scientologique ?

Cette croyance ressort en particulier des livres et publications du fondateur L. RON HUBBARD dont les principaux titres sont : Science de la survie (1951), Les Fondements de la pensée (1956), Axiomes et Logiques (1953), Les Conférences de Phoenix (1968) qui ont suivi la parution de l’ouvrage fondamental de 1950, La Dianétique. Voici les principaux traits de la croyance de la Scientologie.

A.    CROYANCE EN L’ÊTRE SUPRÊME

Cette croyance de caractère déiste porte cependant sur un Dieu créateur. Cette caractéristique doit être soulignée car ce Dieu créateur est différent du Dieu « grand architecte » ou « grand horloger » des philosophes du XVIIIème. Le Dieu des scientologues n’est pas confiné dans un rôle de régulateur ; il est créateur. Ce critère permettait au Père CHENU (professeur de la faculté de théologie catholique de Paris, d’écrire, le 9 février 1977 :  « la Scientologie est-elle une religion ? Oui, car le terme « religion » couvre toute attitude humaine qui implique un dépassement de l’homme vers « un Etre Suprême considéré comme créateur ». C’est un monothéisme.

B.    CROYANCE EN L‘IMMORTALITÉ DE L’ÂME ET SA RÉINCARNATION

Cette croyance partagée par la quasi-totalité des religions confère à la Scientologie, outre son caractère métaphysique, une résonance morale sociale puisque la croyance en l’immortalité de l’âme conduit les croyants à mener une vie conforme à certains préceptes moraux afin d’obtenir une réincarnation meilleure. L’existence individuelle n’est qu’un moment dans le cycle des réincarnations. Comme pour les bouddhistes, les réincarnations futures sont déterminées par le KARMA, croyance selon laquelle tout acte bon ou mauvais, entraînera des conséquences dans la vie présente ou future. Une réincarnation heureuse se mérite par une discipline morale.

C.    CROYANCE A LA NÉCESSITÉ DE LA VIE SPIRITUELLE ET DE SON DÉVELOPPEMENT

C’est ici sans doute que réside l’originalité de la Scientologie définie par son fondateur comme « une philosophie religieuse appliquée ». Celle-ci s’organise autour des trois direct directions suivantes :

L’accès à la philosophie et la sagesse pour tous par une formation religieuse et un enseignement qui, il est vrai, recourt à des pratiques mettant en oeuvre des connaissances scientifiques modernes. Ces pratiques dont les plus connues sont l’utilisation d’un appareil appelé « électromètre » et le recours à « l’audition » requiert des prestations individualisées de la part d’animateurs ou de formateurs et sont payantes. Ceci ne doit pas surprendre si l’on considère que l’audition peut durer une heure et qu’il faut rémunérer les animateurs qui pratiquent « l’audition ». II n’appartient pas au présent exposé d’analyser ce procédé qui par certains aspects semble se rapprocher de la confession ; on dira seulement que le principe de la confidence de son intimité à une « personne spécialisée » est une méthode reconnue de développement spirituel ; c’est une forme d’examen de conscience assisté.
Est-ce que l’Eglise catholique, par exemple pourrait faire face matériellement et bénévolement à la demande régulière de pénitents qui réclameraient des confessions qui dureraient une heure et davantage ? La réponse est évidemment négative : le nombre de prêtres n’y suffirait pas et ceci est si vrai que l’Eglise catholique a généralisé des cérémonies pénitentielles à caractère collectif.
Ces traits ne sont ici évoqués que pour faire apparaître que le principe de l’audition et celui de la confession semblent identiques et que la durée de l’audition (1 heure et davantage) justifie une contrepartie financière.
La formation religieuse s’acquiert également dans la Scientologie par l’assistance à des cours et des conférences, la lecture d’ouvrages, ce qui a fait écrire au Professeur Michel de Certeau S.J. qui enseigne la théologie à l’institut catholique de Paris et l’anthropologie religieuse à l’Université de Paris VII : « j’ai d’ailleurs admiré cette articulation entre des soucis éthiques, une recherche de sagesse et un apprentissage technique » (lettre du 22 mai 1967).
Ces exercices sont également payants mais cela doit-il surprendre ? Toute formation spirituelle requiert les soins permanents de formateurs et les bénéficiaires de la formation doivent naturellement participer à leur entretien. Ceci se vérifie dans toutes les religions. Il ne s’agit ici de la formation reçue dans le cadre des cérémonies liturgiques (homélie) qui est évidemment gratuite, encore que celui qui demande une intention de messe paie une somme forfaitaire ; il s’agit d’une formation personnalisée, au cours d’un enseignement suivi qui se rapproche des conférences et retraites dispensées également dans les autres religions et pour laquelle les participants sont toujours invités, et d’ailleurs très naturellement, à participer aux frais (rémunération du prédicateur de la retraite ; utilisation de locaux et du matériel ; frais de chauffage et d’électricité, etc. ).
Bref, la formation religieuse « spécialisée » est payante dans toutes les religions.
La deuxième direction de la vie spirituelle doit apporter bonheur et joie. Voici encore des buts communs à bien des religions. Sans doute la religion chrétienne a-t-elle longtemps soutenu qu’elle apportait seulement la joie : joie de nature essentiellement intérieure alors que le bonheur n’était pas réputé possible dans ce monde. Mais depuis, le nouveau rituel de la messe catholique a en quelque sorte sacralisé le bonheur, puisque le célébrant le déclare en s’adressant à Dieu, pendant la messe « dans cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets ». Rien, ici encore, qui s’écarte d’une croyance partagée par des religions acceptées.
Enfin la troisième direction : celle-ci plus anglo-saxonne, voudrait que la vie spirituelle comportât des incidences pratiques. Son développement doit conduire à une certaine efficacité. Ce trait tient aux origines de la religion scientologique mais fait-on grief aux vieilles chrétientés d’Europe de compter beaucoup de « chrétiens engagés » qui tiennent que le royaume de Dieu commence, hic et nunc, sur la terre ?
Rien dans le corps de doctrine de l’Eglise scientologie ne le distingue de celui d’une autre croyance et, cet examen l’a démontré, rien dans les croyances professées ne heurte l’ordre public français.

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29. novembre 2007

LA SCIENTOLOGIE COMPORTE UN CULTE

Par Jacques Robert

La religion scientologique comme toutes les autres religions comporte un culte.
C’est un critère qui a été notamment relevé par le Révérend U.E. SIMON, professeur de littérature chrétienne au King’s collège de Londres qui écrivait le 15 juin 1975 : « Les critères essentiels sur lesquels je me base pour savoir si c’est ou non une religion est de savoir s’il y a un culte de Dieu et s’il existe un code d’éthique qui s’adresse à l’homme.
Ces deux critères sont remplis par la pratique scientologique ».
L’archimandrite KALLISTOS WARE, conférencier en études orthodoxes orientales à Oxford et membre du Pembroke College, écrivait à ce sujet : « Le fait de rendre un culte est fondamental au concept de religion ». C’est « l’attitude et l’action de rendre un culte qui distinguent une corporation religieuse d’autres formes d’association, comme un club social, une société philanthropique ou un groupe de discussion philosophique. Je constate que l’Eglise de Scientologie s’adonne à des actes de culte parmi lesquelles des prières à « l’Etre Suprême », « Dieu », l’auteur de l’univers ; « l’Etre Suprême » ne semble pas être envisagé en termes personnels mais il existe plusieurs religions telles que le Bouddhisme qui n’ont pas un Dieu « personnel ».

A.    CÉRÉMONIES RÉGULIÈRES

Il existe d’abord des cérémonies religieuses régulières, des services, comme dans toutes les religions. A cet égard, M. Maurice CORDIER, prêtre catholique écrit à propos du siège de l’église : « Il existe une chapelle dans l’établissement ; sa décoration fait appel à des symboles religieux et sa disposition rappelle celle des lieux de prières et de recueillement offerts par les différents cultes. Un office y est organisé régulièrement » (2 novembre 1977).

Pour ces cérémonies régulières, un certain nombre de prières ont été composées suivant un rituel prévu.

a)    Le chapelain souhaite la bienvenue aux fidèles puis leur présente l’objet du service en citant certains textes qui se trouvent dans un manuel et qui rappellent certains principes de Scientologie, affirmation de l’immortalité de l’âme, relation avec l’Etre Suprême, libération de l’âme par la sagesse, amour du prochain, etc.

b)    Puis le chapelain suit un rituel dont voici l’ordonnancement :

•    Prière pour la liberté totale
•    Prière silencieuse
•    Récitation du Credo de l’Eglise
•    Lecture par exemple d’un extrait d’ouvrage du fondateur
•    Sermon
•    Lecture au choix des prières suivantes :
•    Prière pour la justice
•    Prière pour la compréhension de l’Etre Suprême
•    Prière pour une plus grande compréhension
•    Prière pour la paix
•    Prière pour la liberté de religion
•    Prière pour l’avancement spirituel
•    Prière pour l’illumination religieuse

c) La fin du service est consacrée à prier pour une série d’intentions particulières : les besoins spirituels de ceux que nous aimons, nos semblables, notre pays, ceux qui sont dans la détresse et le développement des droits et des croyances de l’ensemble des Eglises et des groupes religieux.
Si l’on établit un bref rapprochement avec les services d’autres religions, les différences sont minimes : on retrouve notamment l’enseignement de la religion dans le sermon, le rappel de la croyance partagée dans le credo, les différentes prières caractère général dont l’objet est commun à toutes les religions ; enfin les intentions spéciales aux membres de la communauté : les proches, les pauvres, les autres Eglises et la Patrie.

B.    CÉRÉMONIES EXCEPTIONNELLES

Il existe par ailleurs des cérémonies solennelles, exceptionnelles, qui correspondent aux rites de passage de la vie humaine, comme dans toutes les autres religions.
Ces cérémonies se déroulent sous l’autorité des ministres du culte de l’Eglise de Scientologie. On pourra citer, à titre d’exemple, le certificat délivré par le juge de la Cour de  district de Colombia le 4 mai 1969 autorisant le Révérend BEVIS JOHN LESLIE FUDGE à célébrer le mariage dans le district de Colombie. Dans le même sens, des autorisations similaires pour la Révérende Jane POCKI en Colombie britannique et pour la Révérende ELSIE F. GRIFFITH dans le même pays.
A titre d’exemple de cérémonie solennelle, on citera le mariage scientologique au cours duquel le pasteur, comme les ministres des autres religions, rappelle aux époux leurs obligations : fidélité, assistance réciproque, entretien des enfants et assiste à l’échange des consentements matérialisé par celui des alliances. Ces rites existent aussi dans les religions chrétiennes.
La deuxième cérémonie solennelle, celle de l’attribution d’un nom aux enfants, se rapproche beaucoup du baptême encore que son objet soit différent. Le parrain et la marraine prennent l’engagement que l’enfant recevra toute l’instruction nécessaire à la réalisation de son patrimoine, entendu dans son sens spirituel.
Troisième rite de passage que la religion scientologique prend en charge comme toutes les autres religions : c’est  la mort qui est marquée par un service funèbre à l’église.

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25. novembre 2007

CONCLUSION GENERALE

Par Jacques Robert

Il résulte de l’examen de la religion scientologique que celle-ci répond aux critères d’une religion ; elle ne se distingue en rien religions et par conséquent l’appellation de religion est, pour elle, fondée.

a) La Scientologie comprend un corps de doctrine qu’elle partage d’ailleurs avec d’autres religions : croyance en l’Être Suprême ; croyance dans l’immortalité de l’âme et dans sa réincarnation ; croyance dans la nécessité de la vie spirituelle et de son développement. Ce credo pourrait être contresigné par d’autres religions et d’ailleurs des autorités religieuses les plus éminentes (Père CHENU ; Père de CERTEAU ; Archimandrite KALLISTOS ; Evêque de Chersonèse etc.) ont reconnu la qualité de religion à la Scientologie.

b) La Scientologie comporte — en deuxième lieu — un culte régulier qui célèbre aussi les grands événements de la vie humaine, en particulier les rites de passage. À cet égard, la Scientologie justifie pleinement la qualification sociologique de religion ; la religion selon DURKHEIM, est un fait éminemment social.

c)    Enfin la Scientologie — comme toute organisation laïque et a fortiori religieuse — est une institution hiérarchisée et disciplinée. Elle dispose d’un code d’éthique comme l’Église catholique romaine dispose d’un droit canon, et d’autorités, « officiers d’éthique », chargés de veiller au respect de ce code et de sanctionner éventuellement.

Pour ces trois raisons qui tiennent à la nature propre de la Scientologie, celle-ci constitue véritablement une religion.

En dernier lieu, la religion scientologique qui s’est constituée en association cultuelle a adopté la forme juridique que le législateur impose aux religions. Son caractère religieux se manifeste par le rôle des pasteurs dans l’association et la nécessité pour eux d’être en communion de foi avec l’Église mère.
Enfin, le régime juridique applicable aux autres religions doit bénéficier également à la religion scientologique. Plus particulièrement une religion dont le culte et l’enseignement sont connus et accessibles à tous et qui n’est pas contraire à l’ordre public doit pleinement jouir de son autonomie et d’une immunité institutionnelle. Si les principes applicables — c’est-à-dire autonomie immunité institutionnelles.

Si les principes applicables – c’est-à-dire autonomie immunité institutionnelles – n’étaient pas reconnus au bénéfice de la religion scientologique, les principes de la séparation et de l’égalité du culte seraient violés. Les autorités publiques qui s’immisceraient dans le fonctionnement de la religion scientologique méconnaîtraient un des principes « fondamentaux reconnus par les lois de la République » ainsi que les dispositions de la loi de séparation, en rétablissant dans les faits une distinction entre les cultes reconnus et les cultes non reconnus que le législateur a voulu abolir.
J. ROBERT — Libertés publiques (1977) pp.. 370, 371.

a)    Ce comportement éventuel des autorités publiques méconnaîtrait en droit interne le principe général de l’égalité des citoyens puisque l’inégalité de traitement des cultes entraînerait nécessairement une inégalité dans l’exercice de la liberté de conscience.

b)    Ce comportement serait attentatoire à la liberté religieuse des personnes dont la Cour de Justice des Communautés européennes assure le respect. (aff. 130/75, CJCE 27 oct. 1970 PARIS c/ Conseil, Rec. 1976, p. 1589 ss).
Cette jurisprudence particularise un arrêt antérieur qui avait déclaré que « les règles d’égalité de traitement (…) du traité (…) prohibent non seulement les discriminations ostensibles, fondées sur la nationalité, mais encore toutes formes dissimulées de discrimination qui, par application d’autres critères de distinction, (est) nécessaire pour garantir l’efficacité d’un des principes fondamentaux de la Communauté ». (Aff. 152/73, CJCE 12 fév. 1974 SOTGIU, Rec 1974 p. 153 ss.)

c)    Enfin ce comportement violerait aussi l’article 9-1 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme (JORF mai 1974) qui dispose que « toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction, individuellement ou collectivement, en public ou en privé pour le culte, l’enseignement et l’accomplissement des rites ». Ce texte fait clairement apparaître la liaison entre la liberté du culte et la liberté de conscience.

Toute atteinte portée à une de ces deux libertés réagit nécessairement sur la jouissance de l’autre.

Le texte de l’article 9-1 au surplus se renforce si on le lit à la lumière de l’article 14 de la même convention qui prévoit que « la jouissance des droits et libertés reconnus dans la présente convention doit être assurée sans distinction aucune fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, la langue, la religion, les opinions politiques ou toutes autres opinions, l’origine nationale ou sociale, l’appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance ou toute autre situation ».
(V. M. BOSSUIYT. L’interdiction de la discrimination dans le droit international des droits de l’homme. Thèse Genève (1975) pp. 153-139.

C’est pour l’ensemble de ces raisons que la religion scientologique doit bénéficier du régime applicable à toutes les autres religions.

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17. novembre 2007

La cosmologie : le surnaturel scientologique

Le fondateur, Ron Hubbard (1911 – 1986) renoue avec la thèse des Esprits primordiaux. Il affirme qu’avant la naissance de l’univers, il existait des esprits appelés thétans. C’était des êtres immatériels, sans masse, sans limites temporelles, n’occupant aucun espace, omniscients, omnipotents, indestructibles, immortels et capables de créer toute chose. Ces êtres immatériels avec l’être Suprême créèrent l’univers. Oisifs, ils souffraient de leur propre immortalité. Pour se distraire, ces entités impalpables décidèrent de créer l’univers. En faisant cela, ils se prirent à leur propre piège et ils s’engluèrent dans leur création – et plus particulièrement dans l’homme – c’est-à-dire dans le temps, dans l’espace, dans l’énergie, dans la matière, allant même jusqu’à oublier qu’ils en étaient les créateurs. De ce fait, ils perdirent leur puissance et leur omniscience et devinrent des hommes vulnérables. Depuis ce temps, ils retournent vie après vie, habiter des corps différents. Aujourd’hui, les thétans ont oublié leur véritable identité spirituelle et ils croient être des corps humains. L’homme a donc une origine spirituelle : il est à la fois un corps, un psychisme et un thétan.

On trouve là une version gnostique de la chute de l’homme parfait dans l’imperfection ainsi qu’une transposition du drame grec où les Dieux se mêlent des affaires des hommes et se font piéger.

Une libération doit mettre fin à la succession des vies. La Scientologie veut rapprocher l’homme de l’état de thétan originel.

   Entrees precedantes