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07. juillet 2010

Comment les Eglises sont-elles financées ?

Par leurs membres, comme toutes les autres.

Certaines Églises ont un système de dîme. D’autres exigent que les membres payent la location des bans, les cérémonies religieuses et les services. Dans les Églises de Scientologie, les membres font des dons pour l’audition ou la formation dont ils désirent bénéficier. Ces contributions des scientologues constituent la principale ressource économique de l’Église. Elles financent tous les projets d’aide aux collectivités et toutes les activités religieuses de la Scientologie. Les scientologues ne sont pas tenus de payer une dîme, ni de faire d’autres dons.

La Scientologie n’a pas derrière elle des siècles d’accumulation de biens et de richesses comme d’autres religions. Elle doit donc se frayer un chemin dans notre monde en tenant compte de la situation économique de la société d’aujourd’hui. Lorsqu’on calcule combien coûte le fait de bénéficier, ne serait-ce que d’une heure d’audition, action qui nécessite une équipe d’auditeurs formés, sans parler des moyens pour payer les frais fixes liés aux locaux de l’Église, il devient vite clair que ces dons sont indispensables.

L’Église a choisi le système de dons comme principale méthode de financement, car c’est le plus équitable. Ceux qui font usage des services de l’Église devraient être ceux qui participent le plus à ses frais d’entretien. Bien entendu, on ne demande pas de dons aux membres qui sont à l’Église pour participer à des services individuels ou collectifs qui ont lieu sept jours par semaine, comme la participation à de l’audition de groupe, l’écoute de conférences enregistrées de L. Ron Hubbard, la lecture d’ouvrages religieux dans la bibliothèque de l’Église, les réunions avec d’autres membres, l’assistance de l’aumônier ou les services dominicaux, les sermons, les mariages, les baptêmes et les offices funèbres.

Les dons des scientologues permettent à l’Église de vivre et de fonctionner. Elles financent ses projets de réformes sociales à grande échelle, font connaître la Scientologie à ceux qui sans cela n’auraient jamais l’opportunité d’en entendre parler, et contribuent à la création d’un environnement sain et agréable pour tous.

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08. février 2008

L’EVOLUTION DES IDÉES RELIGIEUSES

Par Bryan Wilson

Le cas du taoïsme illustre bien le fait que les religions n’apparaissent pas sous la forme de systèmes de croyance, de pratiques et d’organisations, complètement formés.
Sous tous ces aspects, elles passent par des processus d’évolution, en venant parfois à inclure des éléments différant complètement des différentes positions d’origine.
Par exemple, pendant des dizaines d’années, certains évêques de l’Église anglicane n’avaient pas les mêmes croyances en ce qui concerne certaines doctrines de base de la foi, comme l’immaculée conception, la résurrection de Jésus et le second avènement du Messie.
Un autre exemple de cette sorte sont les changements survenus dans la conception déiste, tels que pouvant être relevés dans les Saintes Écritures judéo-chrétiennes, partant de la déité tribale de l’antiquité israélite, pour aboutir à un Être universel conçu d’une manière beaucoup plus spirituelle, tel que décrit par la suite, par les prophètes et dans le Nouveau Testament. La réconciliation des descriptions divergentes de la déité a donné naissance à des disputes, au sein des églises et des mouvements du Christianisme, il existe des divergences entre ces églises et ces mouvements.
Et les hypothèses fondamentales ont constamment changé au cours de l’histoire chrétienne.
De même, à l’heure actuelle, des changements fondamentaux continuent à avoir lieu à propos du concept de Dieu chrétien.

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25. janvier 2008

LES ASPECTS SACRAMENTELS ET SACERDOTAUX DU CHRISTIANISME

Par Bryan Wilson

Les croyances et les valeurs religieuses trouvent fréquemment leur expression dans les symboles, les procédures et les institutions établies. La forme de ces symboles, procédures et institutions varient largement mais cependant et une fois de plus, le modèle fourni par les églises chrétiennes – un modèle si facilement adopté dans la société chrétienne – ne constitue pas un guide adéquat pour les autres fois.
Le Christianisme par lui-même présente une large variété de formes d’expression. Il ne s’agit pas là seulement de différences fortuites, relevant du hasard et dictées par l’esthétique ou par une pure facilité. Les différences relèvent souvent en elles-mêmes d’une profonde conviction, touchant le coeur même de la foi religieuse.
Les principales traditions religieuses du monde révèlent des orientations largement divergentes, allant du sacerdoce, d’une volonté de sacrifice et de sacrements, d’une profusion d’auxiliaires sensuels relatifs à la foi (tels que l’encens, la danse et l’imagerie), à l’ascétisme et à une sujétion particulière à l’expression verbale et la prière.
On rencontre ces deux extrêmes au sein de l’Hindouisme, du Bouddhisme et du Christianisme alors que dans son expression orthodoxe, l’Islam est plus uniformément ascétique – ses manifestations d’extase se produisant en marge. Il peut suffire d’illustrer la diversité qui prévaut au sein de la tradition chrétienne. L’Église romaine, dans son développement traditionnel, est l’illustration de l’utilisation élaborée d’un auditoire, des sensations visuelles et olfactives, au service de la foi.
La liturgie catholique – bien qu’abjurant l’emploi de danses et de drogues, utilisées dans d’autres traditions – a élaboré des rituels, des vêtements sacerdotaux et des sacrements dans le cadre d’une profusion de cérémonies, destinées à marquer le calendrier et la hiérarchie de l’Église et les rites de transition des individus.
Le Quakerisme est en total contraste avec le catholicisme romain. Le concept de la prêtrise, le déroulement des rituels (même en ce qui concerne les rites commémoratifs et non sacramentaux, communs au sein des Églises protestantes) et l’utilisation de l’imagerie et des vêtements sacerdotaux, y sont rejetés. L’accent mis sur la suffisance des célébrations laïques, le rejet du sacré, qu’il s’agisse de bâtiments, d’endroits, de saisons ou de cérémonies et celui des accessoires de la foi, comme les rosaires et les talismans, constituent, dans une plus ou moins grande mesure, une caractéristique commune à la plupart des religions protestantes. Les évangélistes (des différentes dénominations) rejettent l’idée de prêtrise et les Quakers, les Brethrens, les Christadelphiens et les chrétiens scientistes rejettent même le concept d’un ministère rémunéré. Les Baptistes ont gardé le baptême et la plupart des autres dénominations ont conservé une cérémonie de partage du pain mais souvent, seulement en tant qu’acte commémoratif de respect des Saintes Écritures et non en tant que célébration chargée d’un mérite intrinsèque. La religion protestante insiste beaucoup plus sur les Écritures Saintes que la foi catholique, même parfois au risque de tourner la Bible en un objet de fétichisme. Des coutumes et pratiques persistent dans toutes les religions mais elles sont d’importance minime, les Quakers n’insistant par exemple que sur le choix d’un lieu et d’une heure pour leur réunion et les Christadelphiens essayant d’éviter tous les titres et positions au sein d’une communauté où ils sont tous supposés être, à titre égal, au service de Dieu.

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08. janvier 2008

LES RÔLES RELIGIEUX DANS LA SCIENTOLOGIE – LE CHAPELAIN

Par Bryan Wilson

Toutes les églises et les missions scientologues ont un chapelain.
Il a été formé en tant qu’auditeur et le cours de ministre du culte constitue la part essentielle de sa formation.
Ce cours présente la Scientologie en tant que religion, en tant que voie par l’intermédiaire de laquelle les hommes obtiennent leur salut. Il comprend une introduction aux enseignements des grandes religions de ce monde une formation dans la conduite des services et des cérémonies ; l’étude du Credo et des codes de la Scientologie et une instruction sur les valeurs morales et la techniques de l’audition.
L’aspect sans doute le plus important du rôle du chapelain consiste en l’assistance pastorale, non pas dans le sens donné dans le cadre de l’audition, mais dans un sens plus diffus, par l’écoute des problèmes et des difficultés rencontrés par les scientologues, lors de la maîtrise des enseignements et des techniques de la foi.
Les chapelains s’attachent au bon fonctionnement de l’église, et si on leur demande, tentent d’aider à résoudre les affaires morales et même familiales, conformément aux principes scientologues.
Dans leurs fonctions au sein d’une église quelconque, ils assument un rôle similaire à celui du chapelain auprès d’un évêque dans l’église établie. Le chapelain assume la célébration des rites de passage célébrés par l’Église (les célébrations de baptême (cérémonie du nom), de mariage et d’enterrement).
Lors de son office hebdomadaire (se tenant pour plus de facilité les dimanches), le chapelain jouit d’une entière liberté. Dans le cadre de son service, il assume aussi un rôle de prêcheur, sensiblement comme un ministre non conformiste en cela, sa fonction tient davantage de l’explication que du discours. Son sermon est toujours très proche des enseignements et de l’application des principes de la foi.

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27. décembre 2007

LA RELIGION ET L’ORGANISATION DE L’ÉGLISE

Par Bryan Wilson

Il n’est pas du tout nécessaire qu’une religion ou un système religieux soit organisé sous la forme d’une église.
Les éléments spirituels incorporés au système scientologue étaient visibles avant que le mouvement ne procède à l’enregistrement officiel d’églises et ces éléments pris dans leur ensemble, permettent certainement de désigner ce système de croyance de la Scientologie comme constituant une religion.
Mais, si le critère d’une religion était son organisation sous forme d’église, la Scientologie passerait ce test.
Dans les années cinquante, l’Église fut officiellement enregistrée et un credo fut formulé et la forme de certaines cérémonies fut établie.
Le credo et les cérémonies donnent une forme institutionnelle aux engagements implicites, présents au sein du système de croyance de la Scientologie. La structure ecclésiastique de la Scientologie est hiérarchique et reflète le système progressif d’enseignement et d’illumination spirituel requis dans la maîtrise de ses enseignements.
Les organisations d’ordre inférieur sont dirigées sous forme de missions conçues comme des entités évangélistes. Les églises d’ordre inférieur se chargent de ce qui peut être désigné comme la formation élémentaire des ministres, en vue de leur ordination et de celle des congrégations locales de paroissiens « cette couche de l’organisation de l’église représente le noyau du système.
Au-dessus de ce niveau, il existe des échelons supérieurs dans l’organisation de l’église qui assument la responsabilité de la formation et l’audition supérieures des auditeurs. Les organisations de niveau supérieur guident les institutions de niveau inférieur.
Copiant cette structure, l’Église a mis en place un ministère volontaire, composé de laïcs qui sont formés en vue d’assumer des travaux sociaux et communautaires. Le ministère est en lui-même organisé en hiérarchie, chaque niveau de formation étant sanctionné par l’achèvement de cours certifiés.
Quand il n’a qu’un bas niveau de formation, le volontaire va, entre autres, visiter les hôpitaux et les prisons, alors que les ministres de plus haut niveau, tentent de former des congrégations de scientologues.
La structure ecclésiastique formelle, dans son ensemble, ressemble quelque peu aux dénominations chrétiennes, aussi différents que soient ses enseignements et ses pratiques.
Le ministère volontaire est vaguement parallèle au diaconate laïc de l’église anglicane et des autres églises.

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26. décembre 2007

LE CREDO DE LA SCIENTOLOGIE

Par Bryan Wilson

L’écrit, Ceremonies of the Founding Church of Scientology, 1966, expliquait que «dans le service de l’église scientologue, il n’était pas utilisé de prières, d’attitudes de piété ou de menaces de damnation. Nous nous servons de faits, de vérités, de réalisations découvertes par la science scientologue » [p. 7].
Le Credo de l’Église scientologue porte surtout sur les droits de l’Homme.
Il affirme la croyance que les hommes sont nés égaux et ont droit à leurs propres pratiques et cérémonies religieuses, à la vie, à la santé mentale, à la protection et ont droit de « concevoir, choisir et soutenir leurs propres organisations, églises et gouvernements et de parler, écrire et penser librement ».
Il affirme également la croyance que l’étude de l’esprit et que la guérison des maux d’origine mentale, ne devraient être, ni mis à l’écart de la religion, ni laissés aux domaines non religieux.
Il y est soutenu que l’Homme est fondamentalement bon ; qu’il aspire à la survie ; que cette survie dépend de lui et d’aucun autre ; et qu’il est en fraternité avec l’Univers.
Il y est affirmé que « ...nous, les membres de l’Église, croyons que les lois de Dieu interdisent à l’Homme de détruire sa propre espèce de détruire la raison des autres ; de détruire ou d’asservir l’âme d’un autre; de détruire ou de réduire la survie de ses compagnons ou de son groupe . Et nous, membres de l’Église croyons que l’esprit peut être sauvé et que seul l’esprit peut sauver ou guérir le corps ».

Le Credo de l’Eglise de Scientologie

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18. décembre 2007

LE DÉCLIN DU MODE POÉTIQUE DE CULTE

Par Bryan Wilson

Dans les sociétés aux religions multiples, il faut définir le concept de ce qui constitue le culte, en des termes abstraits, si l’on veut vraiment prendre en compte la diversité religieuse.
Les tendances récentes et progressives en matière de religion, visent à une expression plus abstraite et plus universelle. Ceci est vrai, non seulement entre les théologiens et le clergé, mais aussi au sein de nombreux nouveaux mouvements religieux.
Dans l’ère de la science et de la technologie, la conception humaine de la déité ou de l’ultime, a tendance à être exprimée en des termes qui s’accordent mieux d’eux-mêmes, avec l’expérience scientifique et technique, même si ce type de langage et de conceptualisation, contraste avec l’imagerie poétique traditionnelle qui était autrefois typique de l’expression religieuse.
De plus en plus, on constate l’abandon du mode poétique, non seulement par les nouveaux mouvements mais aussi par les églises soi-disant traditionnelles, tel que le prouve les réformes liturgiques de l’Église catholique romaine depuis Vatican II et le remplacement du Livre des prières commune de l’Église anglicane par des formes d’expression plus prosaïques et familières.
En dehors de ces églises, au sein des mouvements n’ayant pas, qui n’ont pas la moindre obligation envers le respect de la tradition, la création d’un nouveau langage et de nouvelles formes liturgiques est même encore plus libre.
Parmi ces mouvements, on trouve la Scientologie.

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14. décembre 2007

L’ERREUR DE SEGERDAL

Par Bryan Wilson

La Scientologie est une religion, dont l’organisation n’est pas celle de communautés traditionnelles.
En une époque, où les églises établies commencent, à la lumière de la révolution contemporaine de la communication, à reconnaître les limites de la structure de congrégation et à tenter d’autres schémas de culte, la Scientologie, elle a déjà évoluée en une nouvelle procédure plus intensive de ministère spirituel.
La relation personnelle requise par l’audition et le système intensif de formation des auditeurs, représente un schéma de soins destinés à l’intention du progrès spirituel de chaque individu qui dépasse de loin toute pratique pastorale pouvant être offerte, par n’importe quelle forme conventionnelle de ministère religieux.
Contrairement à l’idée populaire, le statut des pratiques de la Scientologie, en leur qualité de culte, n’a pas encore été adressé à la justice.
Au cours d’une première affaire, Regina V Registrar-General Ex parte Segerdal and Another, en 1970, la question centrale fut de déterminer si un bâtiment que l’Église de Scientologie possédait à East Grinstead, pouvait bénéficier de la qualification de « lieu de rencontre pour le culte religieux », conformément au fait que les services que l’Église y tenait, étaient conformes aux critères présentés pour la détermination de ce qui constitue un culte, Parmi ces services, il y avait des sermons hebdomadaires et d’autres réunions, des baptêmes, des services funéraires et des cérémonies de mariage.
Même si, en cette affaire Lord Denning jugea que ces services spécifiques n’étaient pas constitutifs de culte, en réalité, le noyau de la pratique religieuse de l’Église de Scientologie réside dans les procédures d’audition et de formation.
Pour les scientologues, c’est lors de ces activités que le culte est célébré – lors de la communication avec la réalité spirituelle – et non pas lors des services considérés par la justice dans l’affaire Segerdal.
Bien sûr, de telles activités de culte, qui ne respectent pas une déité, peuvent ne pas être en conformité avec le modèle invoqué par la Cour, celle-ci ayant un culte chrétien à l’esprit, mais pour leurs praticiens, il s’agit bien de culte.
Il est apparent, au travers de ce qu’il fut suggéré ci-dessus, qu’en tout état de cause, les religions ne posent pas toutes le principe d’un Être suprême.
Dans l’affaire Segerdal, Lord Denning fit mention du Bouddhisme comme d’une exception au principe qu’il acceptait et admit la possibilité d’autres cas. Pourquoi la Scientologie n’en serait – elle pas un ? S’il y a des exceptions, est-ce que cela ne remet pas en question le principe en lui-même et est-ce que la définition alors employée ne s’en trouve pas annulée ?
La tendance qu’il y a à revenir, en dépit de la discussion d’exceptions, au concept d’un Être suprême comme d’un élément constitutif nécessaire d’un culte, indique dans quelle mesure les préjugés culturels persistent, même en présence de preuves contraires provenant d’autres cultures.
En fait, il est certain que la Scientologie reconnaît un Être suprême mais elle conçoit cette entité comme quelque chose qui ne peut pas être facilement appréhendée et avec qui la communication, en l’état actuel de connaissance humaine est rare.
Ainsi, alors que la Scientologie pose le postulat d’un Être suprême, elle ne présume pas que les hommes puissent normalement prétendre à avoir une connaissance intime de cet être.
Cette attitude constitue en elle-même une forme d’humilité qui parfois manque dans les religions où les individus sont encouragés à déclarer effrontément qu’ils connaissent la volonté et l’esprit de Dieu.
Dans l’optique de cette approche limitée de l’Être suprême, les attitudes de dépendance, fréquentes dans le Christianisme jointes à celles de supplication, vénération, louanges et intervention, deviennent non appropriées. Elles ne le seraient également pour les Chrétiens qui adhèrent à la formulation de la définition de l’Être suprême, avancée par les théologiens modernes (voir Les récentes réévaluations théologiques de Dieu).
Le respect ne manque pas aux scientologues qui considèrent la création en elle-même, comme une chose en étant digne, mais sans un Dieu conçu en des termes anthropomorphes, les éléments et la forme du culte, présents dans la tradition judéo – chrétienne – islamique, sont inapplicables.
Quand l’essence du culte est considérée comme son propos et ses objectifs et non pas comme sa forme extérieure, il n’est pas difficile d’admettre que les pratiques scientologues constituent une forme de culte.

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30. novembre 2007

LA SCIENTOLOGIE COMPORTE UN CORPS DE DOCTRINE

Une religion se caractérise par une loi c’est-à-dire une croyance commune partagée par les adeptes de la religion cette croyance a été dans la plupart des cas exprimée par le fondateur de la religion auquel les croyants se réfèrent. Il suffit de citer à titre d’exemple l’évangile et le Coran.

À cet égard, la Scientologie possède également un corps de doctrine qui a été exprimée et développée par RON HUBBARD dans de nombreux ouvrages paru à la suite de son ouvrage fondamental : La Dianétique, la puissance de la pensée sur le corps.

De même que dans les autres religions, le message originel du fondateur est explicité, développé et étudié, ces recherches paraissent dans des brochures, livres ou publications variées. Il existe à Copenhague une maison d’édition qui diffuse dans le monde entier la pensée scientologique. Il existe aussi dans toutes les religions des maisons d’éditions spécialisées dans la diffusion de la pensée religieuse. La « propagation de la foi » est une œuvre majeure de l’Eglise Catholique. Bref, toute religion à vocation universelle cherche à raffermir la foi de ses fidèles et à en accroître le nombre par la diffusion de sa doctrine. Actuellement, la vocation universelle de la Scientologie ne cesse de s’affirmer, puisqu’il existerait environ 50 églises, plus de 100 centres missionnaires en quinze langues qui regroupent des millions d’adeptes et de sympathisants.

Quel est le contenu de la croyance scientologique ?

Cette croyance ressort en particulier des livres et publications du fondateur L. RON HUBBARD dont les principaux titres sont : Science de la survie (1951), Les Fondements de la pensée (1956), Axiomes et Logiques (1953), Les Conférences de Phoenix (1968) qui ont suivi la parution de l’ouvrage fondamental de 1950, La Dianétique. Voici les principaux traits de la croyance de la Scientologie.

A.    CROYANCE EN L’ÊTRE SUPRÊME

Cette croyance de caractère déiste porte cependant sur un Dieu créateur. Cette caractéristique doit être soulignée car ce Dieu créateur est différent du Dieu « grand architecte » ou « grand horloger » des philosophes du XVIIIème. Le Dieu des scientologues n’est pas confiné dans un rôle de régulateur ; il est créateur. Ce critère permettait au Père CHENU (professeur de la faculté de théologie catholique de Paris, d’écrire, le 9 février 1977 :  « la Scientologie est-elle une religion ? Oui, car le terme « religion » couvre toute attitude humaine qui implique un dépassement de l’homme vers « un Etre Suprême considéré comme créateur ». C’est un monothéisme.

B.    CROYANCE EN L‘IMMORTALITÉ DE L’ÂME ET SA RÉINCARNATION

Cette croyance partagée par la quasi-totalité des religions confère à la Scientologie, outre son caractère métaphysique, une résonance morale sociale puisque la croyance en l’immortalité de l’âme conduit les croyants à mener une vie conforme à certains préceptes moraux afin d’obtenir une réincarnation meilleure. L’existence individuelle n’est qu’un moment dans le cycle des réincarnations. Comme pour les bouddhistes, les réincarnations futures sont déterminées par le KARMA, croyance selon laquelle tout acte bon ou mauvais, entraînera des conséquences dans la vie présente ou future. Une réincarnation heureuse se mérite par une discipline morale.

C.    CROYANCE A LA NÉCESSITÉ DE LA VIE SPIRITUELLE ET DE SON DÉVELOPPEMENT

C’est ici sans doute que réside l’originalité de la Scientologie définie par son fondateur comme « une philosophie religieuse appliquée ». Celle-ci s’organise autour des trois direct directions suivantes :

L’accès à la philosophie et la sagesse pour tous par une formation religieuse et un enseignement qui, il est vrai, recourt à des pratiques mettant en oeuvre des connaissances scientifiques modernes. Ces pratiques dont les plus connues sont l’utilisation d’un appareil appelé « électromètre » et le recours à « l’audition » requiert des prestations individualisées de la part d’animateurs ou de formateurs et sont payantes. Ceci ne doit pas surprendre si l’on considère que l’audition peut durer une heure et qu’il faut rémunérer les animateurs qui pratiquent « l’audition ». II n’appartient pas au présent exposé d’analyser ce procédé qui par certains aspects semble se rapprocher de la confession ; on dira seulement que le principe de la confidence de son intimité à une « personne spécialisée » est une méthode reconnue de développement spirituel ; c’est une forme d’examen de conscience assisté.
Est-ce que l’Eglise catholique, par exemple pourrait faire face matériellement et bénévolement à la demande régulière de pénitents qui réclameraient des confessions qui dureraient une heure et davantage ? La réponse est évidemment négative : le nombre de prêtres n’y suffirait pas et ceci est si vrai que l’Eglise catholique a généralisé des cérémonies pénitentielles à caractère collectif.
Ces traits ne sont ici évoqués que pour faire apparaître que le principe de l’audition et celui de la confession semblent identiques et que la durée de l’audition (1 heure et davantage) justifie une contrepartie financière.
La formation religieuse s’acquiert également dans la Scientologie par l’assistance à des cours et des conférences, la lecture d’ouvrages, ce qui a fait écrire au Professeur Michel de Certeau S.J. qui enseigne la théologie à l’institut catholique de Paris et l’anthropologie religieuse à l’Université de Paris VII : « j’ai d’ailleurs admiré cette articulation entre des soucis éthiques, une recherche de sagesse et un apprentissage technique » (lettre du 22 mai 1967).
Ces exercices sont également payants mais cela doit-il surprendre ? Toute formation spirituelle requiert les soins permanents de formateurs et les bénéficiaires de la formation doivent naturellement participer à leur entretien. Ceci se vérifie dans toutes les religions. Il ne s’agit ici de la formation reçue dans le cadre des cérémonies liturgiques (homélie) qui est évidemment gratuite, encore que celui qui demande une intention de messe paie une somme forfaitaire ; il s’agit d’une formation personnalisée, au cours d’un enseignement suivi qui se rapproche des conférences et retraites dispensées également dans les autres religions et pour laquelle les participants sont toujours invités, et d’ailleurs très naturellement, à participer aux frais (rémunération du prédicateur de la retraite ; utilisation de locaux et du matériel ; frais de chauffage et d’électricité, etc. ).
Bref, la formation religieuse « spécialisée » est payante dans toutes les religions.
La deuxième direction de la vie spirituelle doit apporter bonheur et joie. Voici encore des buts communs à bien des religions. Sans doute la religion chrétienne a-t-elle longtemps soutenu qu’elle apportait seulement la joie : joie de nature essentiellement intérieure alors que le bonheur n’était pas réputé possible dans ce monde. Mais depuis, le nouveau rituel de la messe catholique a en quelque sorte sacralisé le bonheur, puisque le célébrant le déclare en s’adressant à Dieu, pendant la messe « dans cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets ». Rien, ici encore, qui s’écarte d’une croyance partagée par des religions acceptées.
Enfin la troisième direction : celle-ci plus anglo-saxonne, voudrait que la vie spirituelle comportât des incidences pratiques. Son développement doit conduire à une certaine efficacité. Ce trait tient aux origines de la religion scientologique mais fait-on grief aux vieilles chrétientés d’Europe de compter beaucoup de « chrétiens engagés » qui tiennent que le royaume de Dieu commence, hic et nunc, sur la terre ?
Rien dans le corps de doctrine de l’Eglise scientologie ne le distingue de celui d’une autre croyance et, cet examen l’a démontré, rien dans les croyances professées ne heurte l’ordre public français.

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27. novembre 2007

LA RELIGION SCIENTOLOGIQUE A ADOPTE LA FORME JURIDIQUE IMPOSEE AUX RELIGIONS PAR LE LEGISLATIEUR FRANÇAIS : L’ASSOCIATION CULTUELLE

Par Jacques Robert

On sait que la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l’Etat a notamment prévu en son titre IV « Des associations pour l’exercice des cultes » qui sont les associations cultuelles. Ces associations culturelles sont des associations de droit privé dont l’objet est uniquement de subvenir aux frais, à l’entretien et à l’exercice public du culte. V.M. BAZOCHE Le régime légal des cultes en France (1948) pp. 10 et 11.

De même que les cultes israélites et protestants avaient formé des associations cultuelles, de même la religion scientologique a constitue le 8 août 1977 une association cultuelle déclarée régie par la loi du 9 décembre 1905, le décret du 16 mars 1906, la loi du 25 décembre 1942 et la loi du 1er juillet 1901.
Le caractère religieux de l’association transparaît dans ses statuts comme en témoignent les exemples suivants :

a) L’article 3 fixe ainsi la dénomination de l’association « Eglise de la Nouvelle Compréhension. Association cultuelle de Paris ». (1977).

b) L’objet de l’Association est « l’exercice du culte de l’Eglise de la Nouvelle Compréhension, tel qu’il est pratiqué dans la religion de Scientologie »… L’association vise à apporter à l’Homme une nouvelle compréhension de soi et des autres, de l’immortalité de l’âme et de son rapport avec Dieu le créateur de l’univers ».
En poursuivant cet objet, l’association encourage l’étude de « la religion de Scientologie »… (article 2).
Il sera observé que dans le texte des statuts, qui ont été déposés, l’expression « religion de Scientologie » est utilisée.

c) Dans le conseil d’administration qui comprend quatre membres « deux au moins doivent avoir la qualité de ministre du culte ayant reçu l’investiture spirituelle et disciplinaire de la Church of Scientology World Wide. Ils ne peuvent demeurer en fonctions qu’autant qu’ils sont en communion spirituelle avec cette église mère, soit directement, soit par l’intermédiaire de leurs supérieurs hiérarchiques. » (article 10 alinéa 2).
Ces deux ministres du culte sont obligatoirement président et vice-président du conseil d’administration (article 12).

La place des ministres du culte dans la hiérarchie de l’association renforce encore son caractère religieux ainsi d’ailleurs que la notion de communion spirituelle qui se rencontre également dans l’Eglise catholique : un curé qui n’est plus en communion avec son évêque ne peut plus être le desservant légal du point de vue du droit français. A.RIVET. Traité du culte catholique (1950) pp.57-60.
La nécessité de la communion spirituelle entre l’Eglise et ses prêtres a été notamment proclamée par la Cour de cassation en des termes qui sont très proches de ceux de l’article 10 précité des statuts de l’Eglise de Scientologie.
Dans un conflit opposant deux prêtres au sujet de la jouissance d’une Eglise dont l’un faisait partie d’une association cultuelle mais n’était pas en communion avec les supérieurs hiérarchiques religieux et l’autre qui reconnaissait la hiérarchie religieuse, la Cour suprême a déclaré que le législateur a entendu assurer « (…) l’exercice d’un culte pratiqué selon les préceptes de l’Eglise catholique par des prêtres reconnaissant la hiérarchie catholique ». COLONNA, 5 fév. 1912 (R.U.D 1912p. 80).

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