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04. février 2011

L’Église de Scientologie salue le discours de M. Sarkozy sur la tolérance religieuse

L’Église de Scientologie salue le discours de M. Sarkozy sur la tolérance religieuse tout en regrettant que les bonnes intentions exprimées se heurtent à des foyers d’intolérance au sein même des institutions de la République.

L’Église de Scientologie a été très sensible au discours de Monsieur le Président de la République adressé aux autorités religieuses à l’occasion de ses vœux.
Nicolas Sarkozy a réaffirmé ses positions en faveur de la tolérance et du respect de toutes formes de spiritualité.
Il a rappelé que « la liberté de culte, et son corollaire immédiat, la liberté de conscience, sont au même titre que la liberté d’expression, que la liberté d’opinion, consubstantielles de la démocratie ».

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14. septembre 2010

Les informations révélées au cours des séances d’audition restent-elles toujours confidentielles ?

Absolument. Sans exception.

Par nature, toutes les communications en­tre un ministre du culte et un paroissien sont secrètes et confidentielles. C’est assurément le cas dans la religion de Scientologie et cette confiance n’est jamais trahie. En fait, l’Église invoquerait toutes les protections légales concernant les confessions d’un pénitent pour préserver cette confidentialité.

Le respect du Code de l’auditeur exige d’un ministre de ne jamais utiliser les secrets divulgués par un paroissien lors d’une séance d’audition. L’information donnée en toute confiance au cours d’une séance d’audition par un paroissien à un ministre est considérée comme sacro-sainte par l’Église et ses ministres. Toutes ces informations sont considérées comme strictement confidentielles par les ministres de Scientologie et par l’Église.

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08. mai 2008

Scientologie, une nouvelle religion

Consultation de Darrol Bryant

Scientologie, une nouvelle religionDarrol Bryant, docteur es lettres, est professeur de religion et de culture au Collège Renison de l’Université de Waterloo, Ontario, Canada.

Darrol Bryant a été consulté en tant qu’universitaire spécialisé dans les questions de religion, afin de répondre aux deux questions suivantes :

  • La Scientologie est-elle une religion ?
  • Les églises de Scientologie sont-elles des  » lieux de culte  » ?

Le Pr Bryant rappelle les observations faites par les universitaires lors de l’émergence des nouveaux mouvements religieux dans la seconde moitié du siècle, puis répond aux deux questions posées en étudiant le message et les pratiques de culte de la Scientologie.

Télécharger la Consultation de Darrol Bryant

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20. février 2008

LA NOMENCLATURE « EMPRUNTÉE »

Par Bryan Wilson

Les premières définitions et descriptions des éléments religieux utilisent fréquemment des termes empruntés aux traditions religieuses de personnes les formulant. Il est maintenant admis que l’emploi de termes spécifiques à une religion déforme la représentation de toute autre religion et peut fréquemment aboutir à de fausses hypothèses. Les concepts qui ont été développés au sein d’une tradition spécifique culturelle et religieuse, engendreront une mauvaise représentation, dans le cadre d’une autre religion, des éléments religieux, équivalents en fonction mais distincts en forme. Parmi les exemples de ces emplois non appropriés, on peut citer « l’Église Bouddhique » ; « la Prêtrise Musulmane » et, dans le contexte de la Trinité, « les Dieux Chrétiens ». De plus, même si les actes de vénération, d’hommage, de contemplation ou de consécration sont présents dans toutes les religions développées, les commentateurs ne leur ont pas toujours donné une valeur de culte, car dans le contexte occidental, l’emploi de ce terme est chargé d’idées préconçues et normatives vis-à-vis des attitudes et des actions appropriées. Par exemple, l’équivalent fonctionnel du culte Chrétien, en ce qui concerne le conditionnement des comportements des fidèles, est présent dans le Bouddhisme mais sa forme en est différente et il est généralement décrit en des termes différents. Par conséquent, si l’on désire une véritable égalité des religions, il est nécessaire pour les définir, d’adopter des termes abstraits reflétant la diversité du phénomène religieux.

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09. février 2008

LE CAS DU TAOÏSME

Par Bryan Wilson

Le Taoïsme est également reconnu comme une religion et on le trouve généralement dans les manuels de religion comparative, en dépit des difficultés rencontrées lors d’une mise en forme cohérente de ses croyances principales. Par opposition aux religions révélées, le taoïsme vient de la vénération de la nature, du mysticisme, du fatalisme, du quiétisme politique, du culte des ancêtres et de la magie. Il fut reconnu officiellement en Chine pendant des siècles, en tant que religion organisée ayant des temples, un culte et un clergé. Il acquit des concepts d’êtres surnaturels, comme l’Empereur de Jade, Lao-Tseu, Ling Po (le maréchal des êtres surnaturels) et entre autres, les huit immortels du folklore chinois, le Dieu de la cité, le Dieu de la terre, suivis d’innombrables esprits. Néanmoins, le taoïsme n’a ni créateur suprême, ni Dieu sauveur de type chrétien, ni de théologie bien exprimée ou de cosmologie.

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24. décembre 2007

LE CULTE UN CONCEPT CHANGEANT

Par Bryan Wilson

Les religions théistes – dont le Christianisme – attachent de l’importance au culte qui constitue une expression formalisée de l’hommage et de la vénération à l’égard d’une déité, de l’humilité, de la soumission à cette déité, de la prière (la communication avec la déité), de la proclamation de ses louanges et des actions de grâce pour ses bontés. (Les conceptions de culte plus anciennes intégraient également le sacrifice – animal ou humain – et des actes de propitiation à des déités vengeresses ou jalouses.
Mais, les concepts de culte ont changé et certaines de ses formes, autrefois jugées indispensables, seraient maintenant contraires à la loi.
L’idée de culte continue à changer actuellement, à la fois au sein des églises traditionnelles et parmi les nouveaux mouvements).
La conception traditionnelle du culte est généralement associée avec le postulat d’une déité (ou déités) ou d’un personnage qui suscite des attitudes et de actions de vénération.
La définition du culte qui s’accorde avec celles récemment employées devant la justice anglaise, est basée de façon étroite sur le modèle de la pratique historique judéo – chrétienne – islamique
Néanmoins, tel que le démontrent les preuves empiriques, le culte pris en ce sens, n’est pas présent dans toutes les religions et quant il l’est, il manifeste des différences significatives.

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23. décembre 2007

LES DIFFÉRENCES DANS LA NOTION DE CULTE – LE BOUDDHISME HINAYANA

Par Bryan Wilson

Premièrement le Bouddhisme Hinayana – dans la pureté de sa forme – et certaines autres religions, posent le principe non pas d’une déité suprême, mais d’un principe ou d’une loi ultime qui ne commande pas le respect, les louanges ou le culte des croyants, ni n’en dépend.
Il est généralement accepté que la présence d’une déité ne constitue pas une condition sine qua non de religion, et donc – si l’on retient ce concept – il faut adopter une plus large définition du culte que celle donnée dans la tradition chrétienne.

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22. décembre 2007

LES DIFFÉRENCES DANS LA NOTION DE CULTE – LE BOUDDHISME NICHIREN

Par Bryan Wilson

Deuxièmement il existe des mouvements religieux, comme par exemple au sein du Bouddhisme Nichiren, qui nient la notion d’Être suprême, mais qui relève du culte d’un objet.
Les bouddhistes Soka Gakkai, qui constituent un mouvement ayant à peu près 15 millions d’adhérents, dont environ six mille en Angleterre, vénèrent le Gohonzon, un mandala sur lequel sont inscrits les symboles vitaux ou formules de l’ultime vérité. En retour de la vénération du Gohonzon, ces bouddhistes espèrent des bénédictions. Ainsi, une notion proche du concept de culte, tel que compris dans les contextes chrétiens peut exister, même lorsqu’il y a une dénégation explicite d’un Être suprême.

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21. décembre 2007

LES DIFFÉRENCES DANS LA NOTION DE CULTE – LES QUAKERS

Bryan Wilson

Troisièmement : même dans la tradition chrétienne au sens large, les attitudes de respect et d’humilité n’ont pas besoin de s’exprimer par des formes spécifiques de comportement, telles qu’observées lors des services orthodoxes, catholiques romain ou de la Haute Église anglicane, pendant lesquels les fidèles se courbent, s’agenouillent, se prosternent, prononcent des mots de louange, d’actions de grâce, de bénédiction et en espèrent en retour des bénédictions.
Au sein de la chrétienté, il existe de nombreux mouvements qui suivent des pratiques différentes : les Quakers en sont un parfait exemple. Les Quakers se rassemblent dans un esprit de respect mais ne procèdent pas à des actes formels de culte, telles que des prières établies ou récitées, que le chant d’hymnes ou de psaumes : souvent tout le service se déroule en silence.

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20. décembre 2007

LES DIFFÉRENCES DANS LA NOTION DE CULTE – LA SCIENCE CHRÉTIENNE

Par Bryan Wilson

Quatrièmement : au sein du Christianisme, l’idée de Dieu a tendance à être exprimée en termes de plus en plus abstraits, aussi bien par les églises traditionnelles que par une variété de groupes apparus relativement récemment.
Certains fameux théologiens modernes ont redéfini les concepts divins, éliminant souvent l’idée que Dieu est une personne, les anciennes conceptions relatives au culte apparaissent à certains, comme anachroniques.
Les sondages d’opinion révèlent qu’une proportion de plus en plus grande des personnes croyant en Dieu, ne croient pas pour autant que Dieu est une personne : elles déclarent plutôt croire que Dieu est une force.
Dans le cadre des mouvements religieux récemment apparus, on trouve parfois des formes de culte adaptées à ces perceptions plus modernes et abstraites de la déité. On peut prendre en exemple la science chrétienne.

Ce mouvement est antérieur à la Scientologie de plus de soixante dix ans, et a de nombreuses caractéristiques en commun avec elle mais comme la science chrétienne a été reconnue depuis un certain temps comme une religion, la pratique de son culte fut étudiée plus en profondeur.

Dans la science chrétienne, Dieu est défini en tant que « Principe », « Vie », « Vérité », « Amour », « Esprit», « Âme ». Ces abstractions impersonnelles ne nécessitent pas d’attitudes de soumissions ou de vénération et il n’est accordé à ces attitudes, lors des services de l’église de science chrétienne, qu’une expression limitée.
L’opinion de Mary Baker Eddy (la fondatrice de la science chrétienne) sur le culte peut être trouvée dans les extraits suivants tirés, de son manuel, Science and Health with Key to the Scriptures ;

« La prière à haute voix ne peut jamais égaler le travail de la compréhension spirituelle…. Les longues prières, les superstitions et les credos érodent la puissance de l’amour et donne à la religion des formes humaines. Tout ce qui matérialise le culte entrave la croissance spirituelle de l’Homme et l’empêche de faire preuve de sa puissance sur l’erreur. »[pages 4-5]

Aimez-vous « le Dieu tout puissant de tout votre cœur et de toute votre âme et de tout votre esprit » ? Ce commandement recouvre tant de choses, même le don de toute sensation, affection et vénération, purement matérielles. » [p. 9]

« L’histoire de Jésus aboutit à la création d’un nouveau calendrier que nous appelons l’ère chrétienne ; mais elle n’a pas établit de culte rituel. » [p. 20]

« Il est triste que l’expression service divin en soit venue à signifier si généralement, vénération publique, au lieu d’actions journalières. » [p. 40]

« On ne vénère spirituellement que lorsque l’on cesse de vénérer matériellement. La dévotion spirituelle est l’âme de la chrétienté. Vénérer au travers du matériel constitue du paganisme. Les rituels judaïques et autres sont les traces et les ombres de la vraie vénération. » [p140]

« Les israélites concentrèrent leur pensée sur le matériel dans leur tentative de vénération du spirituel. Pour eux, la matière était substance et l’Esprit était ombre. Ils pensèrent à vénérer l’Esprit à partir d’un point de vue matériel, mais c’était impossible. Ils peuvent plaire à Jéhovah, mais leurs prières ne leur donnèrent pas la preuve d’avoir été entendus car ils n’avaient pas une compréhension suffisamment grande de Dieu pour être capables d’en reconnaître son pouvoir d’apaisement. » [p. 351]

Même si les scientistes chrétiens prient Dieu en communauté, ce rite de prières est traduit en un nombre d’affirmations, en conformité aux enseignements d’Eddy. La prière silencieuse dans la science chrétienne est une affirmation de « vérité » et non pas une supplication : Dieu est un « Principe » devant être démontré, et non pas un « Être » devant être apaisé. En conséquence, le culte de la science chrétienne diffère en forme, en ambiance et en expression du culte établit par les églises traditionnelles.

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