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16. octobre 2010

Comment la Scientologie fonctionne-t-elle ?

La religion de Scientologie offre des réponses à de nombreuses questions sur la vie et la mort. Elle définit une voie exacte et jalonnée de façon précise. En développant la Scientologie, L. Ron Hubbard a découvert une technologie pour libérer l’esprit humain et ainsi permettre à l’Homme de se connaître véritablement lui-même. Il a testé précisément chacune de ces procédures. Puis il a consigné toutes celles qui se sont avérées les plus aptes à produire systémati­que­ment des résultats prévisibles. Ces procédures constituent la technologie standard de la Scientologie.

Grâce à l’application des principes et de la technologie de Scientologie dans le cadre de séances d’audition, on peut se débarrasser de ses entraves et de conditions indésirables et devenir ainsi davantage soi-même. À mesure qu’on progresse, on exprime généralement le désir d’aider les autres, comme on a soi-même été aidé.

La seule chose que l’on demande à quelqu’un d’accepter en Scientologie, c’est ce qui est réel pour lui. Aucune croyance n’est imposée. Par la formation et l’audition, chacun peut découvrir par lui-même les réponses aux questions qu’il se pose sur la vie.

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28. février 2008

L’UTILISATION ORIGINELLE DU CONCEPT DE RELIGION

Par Bryan Wilson

Dans le passé, le concept de « religion » fut souvent identifié avec les manifestations concrètes des croyances et pratiques présentes dans la société occidentale. Sauf en ce qui concernait les Chrétiens, les Israélites et les Musulmans, il était généralement admis que les membres d’un groupe n’avaient pas, à proprement parlé de religion. Ils étaient « païens ».

Les théologiens qui emploient le terme « religion » ont tendance à impliquer par là, le Christianisme, et en Angleterre, mentionner le « Christianisme » voulait souvent dire la foi telle que spécifiquement établie par l’Église d’Angleterre. L’emploi de cette notion restreinte s’est estompé de façon constante, au fur et à mesure de la découverte des systèmes de croyance orientaux, et l’étude de la religion a depuis transcendé les étroites restrictions de perception normative de la théologie chrétienne traditionnelle. La religion est depuis devenue un objet d’étude dans les disciplines académiques (en particulier pour les sciences sociales) qui approchent ce sujet de manière objective et neutre et sans implication quelconque, vis-à-vis d’une éventuelle affiliation à une religion spécifique ou d’une possible préférence de l’une par rapport à l’autre.

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26. février 2008

L’EMPLOI CONTEMPORAIN DU CONCEPT DE RELIGION

Par Bryan Wilson

Aujourd’hui, les scientifiques sociaux, suivis de plus en plus par les théologiens, emploient le concept comme une expression neutre n’impliquant plus aucun a priori sur la plus grande véracité d’une religion par rapport à une autre. Il n’est plus assumé que la croyance en une seule divinité représente nécessairement une forme de religion plus élevée que celle de la croyance en plusieurs divinités ou en aucune d’entre elles. Il est admis qu’une religion puisse reposer sur le principe d’un Dieu anthropomorphe, d’une autre forme quelconque de divinité, d’un Être suprême, d’un ensemble d’esprits ou d’ancêtres, d’un principe ou loi universelle ou d’une quelconque autre expression de croyance ultime. Certains théologiens chrétiens tels que Blutant, Taillis, van Buren et Robinson ont abandonné la représentation traditionnelle des divinités et préfèrent mentionner la « raison d’être » ou la « préoccupation ultime ».

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21. février 2008

APPROCHES RELIGIEUSES NORMATIVES ET NEUTRES

Par Bryan Wilson

En règle générale, une religion établit certaines histoires (mythes) et propositions qui respectent le surnaturel et qui sont censées imposer la croyance. Elle formule des actions rituelles. Elle est à la base d’institutions (au sens large des relations institutionnelles, que ce soit à un niveau rudimentaire et personnel ou en tant qu’un complexe système de comportement, de procédures et de conservation de la propriété). Parfois elle stipule également des règles de conduite morale, même si la rigueur de telles stipulations et sanctions attachées à la moralité, varie considérablement. Mais, du moins, la religion définit des obligations et promet des récompenses sous forme de bénéfices de source surnaturelle, si l’on s’y conforme. La religion constitue un système normatif. Les personnes responsables de l’instruction religieuse (ou « théologiens » pour le Christianisme, mais ce terme n’est pas approprié dans le cadre d’autres religions) appuient et apprécient bien sûr de telles normes. En contraste, les sociologues ne considèrent les valeurs qu’une religion reconnaît, que comme des faits, n’appuyant, ni ne déniant leur raison d’être ou leur mérite. Cette approche ressemble aux formulations de la loi qui la déclarent comme ne discriminant pas entre les religions. La religion étant normative et ayant intellectuellement et principalement constitué le domaine réservé des théologiens, on trouve dans toutes les sociétés développées un héritage du langage parlé à propos de la religion qui porte le sceau normatif de l’engagement religieux. Il est ici jugé essentiel d’éviter les préférences de valeur implicites dans un tel langage, et de plutôt employer la terminologie neutre des sciences sociales tout en s’efforçant de ne pas froisser la sensibilité de personnes engagées dans des activités religieuses.

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18. février 2008

LES PRINCIPALES CARACTÉRISTIQUES D’UNE RELIGION

Par Bryan Wilson

Conformément aux précédentes considérations, nous allons maintenant indiquer, en termes abstraits et généraux, les principales caractéristiques religieuses. Ce qui suit n’a pas la prétention de constituer une définition applicable universellement, mais plutôt l’énumération des caractéristiques et des fonctions fréquemment trouvées dans les religions et qui sont identifiées comme telles. Il s’agit :

(a) de la croyance en une entité (ou déités) qui transcende(nt) la perception normale des sens, croyance qui peut même inclure le principe d’un ordre entier d’êtres ;

(b) de la croyance qu’une telle entité affecte non seulement le monde naturel et l’ordre social mais opère directement sur lui et fut même éventuellement l’origine de sa création ;

(c) de la croyance qu’à un certain point dans le passé, une intervention surnaturelle explicite s’est produite dans les affaires humaines ;

(d) du fait que les entités surnaturelles sont regardées comme ayant dirigé l’histoire et la destinée humaine ; lors de la représentation anthropomorphe de ces entités, on leur accorde généralement des propos définis ;

(e) de la croyance entretenue que la fortune d’un homme, au cours de sa vie et au cours de sa ou ses vies futures, dépend des relations établies, avec ou en conformité avec de telles agences transcendantales ;

(f) du fait qu’il est souvent (mais pas toujours) cru qu’alors que les agences transcendantales dirigent éventuellement la destiné d’un individu, celui-ci peut, en se comportant suivant les normes prescrites, influencer les événements qu’il rencontre dans cette vie ou dans sa ou ses vies futures ou dans les deux ;

(g) du fait qu’il y a des actions prescrites pour les performances individuelles, collectives et représentatives ou, autrement dit, des rituels ;

(h) du fait que des éléments d’actions d’apaisement persistent (même dans les religions développées), au travers desquels des individus ou des groupes peuvent implorer l’assistance spéciale des entités surnaturelles ;

(i) des expressions de dévotion, de gratitude, d’hommage et d’obédience sont offertes par les croyants ou dans certains cas, leur sont imposées, généralement en présence des représentations symboliques de l’agence ou des agences surnaturelles de la foi ;

(j) du fait que le langage, les objets, les endroits ou les saisons, particulièrement identifiés avec le surnaturel, deviennent sacralisés et peuvent devenir en eux-mêmes des objets de vénération ;

(k) du fait que, régulièrement, des rites ou expositions, des expressions de dévotion, des célébrations, des jeûnes, des pénitences collectives, des pèlerinages et des reconstitutions ou commémorations d’épisodes de la vie terrestre des divinités, des prophètes ou des guides spirituels sont accomplis ;

(1) du fait que les situations de vénération et d’exposition aux enseignements aboutissent à l’établissement d’un sens communautaire et de relations de bienveillance, de camaraderie et de commune identité;

(m) du fait que des règles morales sont souvent en vigueur parmi les croyants, même si les domaines de leur préoccupation varient ; il se peut qu’elles soient formulées en des termes légalistiques ou ritualistes ou qu’elles soient plutôt exprimées en tant que conformité à l’esprit d’une plus haute moralité moins spécifique ;

(n) du fait qu’il soit requis de façon normative un sérieux de propos, un engagement maintenu et une dévotion à vie ;

(o) du fait que suivant leur conduite, les croyants accumulent des mérites ou des blâmes auxquels un système économique moral de récompenses ou de punitions, est rattaché. Le lien précis entre l’action et la conséquence va des effets automatiques de causes données, à la croyance que l’on peut annuler un démérite personnel par des actes de dévotion ou des actes rituels, par la confession et le repentir ou par une intervention spéciale des agents surnaturels ;

(p) du fait qu’il existe généralement une classe spécifique de fonctionnaires religieux en charge de la garde des objets, des écritures et des endroits sacrés ; des spécialistes dans la direction doctrinale, rituelle et pastorale ;

(q) du fait que de tels spécialistes sont habituellement payés pour leurs services, que ce soit par tribut, par récompense pour des services spécifiques ou par traitement institutionnel ;

(r) du fait que lors de la dévotion des spécialistes à la systématisation de la doctrine, il est régulièrement prétendu que la connaissance religieuse apporte une solution à tous les problèmes et une explication à la signification et au propos de la vie, incluant souvent des explications aux buts précis sur l’origine et le fonctionnement de l’univers physique et de la psychologie humaine ;

(s) du fait que la connaissance et les institutions religieuses sont déclarées légitimes, par référence à la révélation et à la tradition : l’innovation est habituellement justifiée sous forme de restauration ; et

(t) du fait que la prétention à la vérité de l’enseignement et de l’efficacité des rituels est en dernière analyse transcendante, et que la foi est requise en ce qui concerne à la fois des buts et des moyens arbitraires recommandés à cause de leurs résultats.

Les points mentionnés ci-dessus ne doivent pas être considérés comme des conditions sine qua non, mais comme des probabilités. Ils constituent un phénomène fréquemment identifié empiriquement. Il convient de les considérer comme un inventaire de probabilités.

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14. février 2008

LE BOUDDHISME : UNE RELIGION NON THÉISTE

Par Bryan Wilson

Le Bouddhisme ne constitue pas un système de croyance théiste mais est cependant généralement reconnu comme une religion, même s’il contraste réellement avec le Christianisme. Alors que le Bouddhisme ne nie pas l’existence des Dieux, il n’accorde pas à ces êtres de rôle d’Être suprême ou de créateur. Même au sein des sectes de la Terre Pure du Japon (Jodo et Jodoshin) où l’on rencontre un engagement emphatique envers l’idée que Bouddha est en lui-même un sauveur, cette conception est loin de considérer Bouddha comme un Dieu créateur.

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10. février 2008

L’INADAPTATION DU CRITÈRE THÉISTE


Par Bryan Wilson

Rien qu’en se fondant sur les exemples précédant de systèmes de croyance religieuse, il est apparent que l’existence d’une croyance en un Être suprême ou en une forme de théisme est un critère religieux inadéquat. En dépit d’idées préconçues et obsolètes mais persistantes de certains commentateurs chrétiens, ce point est généralement immédiatement adopté par les spécialistes en religion comparative et les sociologues spécialisés en religion. Malgré l’absence de tout concept d’Être suprême ou de Dieu créateur, le statut de religion ne saurait être refusé au Bouddhisme, au Jaïnisme ou à l’Hindouisme de l’école Sankhya.

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22. janvier 2008

LA DIANETIQUE LA GENÈSE DE LA SCIENTOLOGIE

Par Bryan Wilson

Quand, en mai 1950, M. L, Ron Hubbard diffusa pour la première fois le prospectus relatif à la Dianétique, à partir duquel devait se développer par la suite la Scientologie, rien n’indiquait qu’il présentait le modèle d’une croyance et d’une pratique religieuse. La Dianétique, une thérapie semi-active, était décrite dans le langage de la foi. Il n’y a pas de raison de penser qu’à ce moment-là, Hubbard envisageait que la Dianétique devienne un système de croyance et de pratique ou que son enseignement en vienne à être décrit sous forme d’Église et à s’organiser en tant que telle.

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19. janvier 2008

LA DOCTRINE DE LA SCIENTOLOGIE : LE DÉVELOPPEMENT DE LA MÉTAPHYSIQUE

Par Bryan Wilson

Il est nécessaire, même au risque de se répéter en ce qui suit, d’établir en des termes génériques une description exhaustive des principaux enseignements de la Scientologie et d’indiquer dans quelle mesure ces principes de croyance constituent un système religieux cohérent.
La Scientologie provient d’un système thérapeutique plus concentré, la Dianétique. Ce terme résulte de la combinaison de dia = au travers et de nous = esprit ou âme, et cela constitue, même si ce n’était pas conscient à l’origine, une perspective religieuse.
Avec l’association de la Dianétique dans le contexte plus large de la Scientologie, la conception d’un système métaphysique global fut élaborée, tendant ainsi évidente la nature fondamentalement religieuse de cette philosophie. Alors que l’application immédiate de la Dianétique se fit – tout comme les enseignements du Christ pendant sa vie – dans le domaine de la guérison mentale, la portée des enseignements qui suivirent et qui apportèrent l’explication de l’activité thérapeutique amenèrent une confrontation grandissante des idées et valeurs spirituelles.

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27. décembre 2007

LA RELIGION ET L’ORGANISATION DE L’ÉGLISE

Par Bryan Wilson

Il n’est pas du tout nécessaire qu’une religion ou un système religieux soit organisé sous la forme d’une église.
Les éléments spirituels incorporés au système scientologue étaient visibles avant que le mouvement ne procède à l’enregistrement officiel d’églises et ces éléments pris dans leur ensemble, permettent certainement de désigner ce système de croyance de la Scientologie comme constituant une religion.
Mais, si le critère d’une religion était son organisation sous forme d’église, la Scientologie passerait ce test.
Dans les années cinquante, l’Église fut officiellement enregistrée et un credo fut formulé et la forme de certaines cérémonies fut établie.
Le credo et les cérémonies donnent une forme institutionnelle aux engagements implicites, présents au sein du système de croyance de la Scientologie. La structure ecclésiastique de la Scientologie est hiérarchique et reflète le système progressif d’enseignement et d’illumination spirituel requis dans la maîtrise de ses enseignements.
Les organisations d’ordre inférieur sont dirigées sous forme de missions conçues comme des entités évangélistes. Les églises d’ordre inférieur se chargent de ce qui peut être désigné comme la formation élémentaire des ministres, en vue de leur ordination et de celle des congrégations locales de paroissiens « cette couche de l’organisation de l’église représente le noyau du système.
Au-dessus de ce niveau, il existe des échelons supérieurs dans l’organisation de l’église qui assument la responsabilité de la formation et l’audition supérieures des auditeurs. Les organisations de niveau supérieur guident les institutions de niveau inférieur.
Copiant cette structure, l’Église a mis en place un ministère volontaire, composé de laïcs qui sont formés en vue d’assumer des travaux sociaux et communautaires. Le ministère est en lui-même organisé en hiérarchie, chaque niveau de formation étant sanctionné par l’achèvement de cours certifiés.
Quand il n’a qu’un bas niveau de formation, le volontaire va, entre autres, visiter les hôpitaux et les prisons, alors que les ministres de plus haut niveau, tentent de former des congrégations de scientologues.
La structure ecclésiastique formelle, dans son ensemble, ressemble quelque peu aux dénominations chrétiennes, aussi différents que soient ses enseignements et ses pratiques.
Le ministère volontaire est vaguement parallèle au diaconate laïc de l’église anglicane et des autres églises.

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