LE DÉCLIN DU MODE POÉTIQUE DE CULTE
Par Bryan Wilson
Dans les sociétés aux religions multiples, il faut définir le concept de ce qui constitue le culte, en des termes abstraits, si l’on veut vraiment prendre en compte la diversité religieuse.
Les tendances récentes et progressives en matière de religion, visent à une expression plus abstraite et plus universelle. Ceci est vrai, non seulement entre les théologiens et le clergé, mais aussi au sein de nombreux nouveaux mouvements religieux.
Dans l’ère de la science et de la technologie, la conception humaine de la déité ou de l’ultime, a tendance à être exprimée en des termes qui s’accordent mieux d’eux-mêmes, avec l’expérience scientifique et technique, même si ce type de langage et de conceptualisation, contraste avec l’imagerie poétique traditionnelle qui était autrefois typique de l’expression religieuse.
De plus en plus, on constate l’abandon du mode poétique, non seulement par les nouveaux mouvements mais aussi par les églises soi-disant traditionnelles, tel que le prouve les réformes liturgiques de l’Église catholique romaine depuis Vatican II et le remplacement du Livre des prières commune de l’Église anglicane par des formes d’expression plus prosaïques et familières.
En dehors de ces églises, au sein des mouvements n’ayant pas, qui n’ont pas la moindre obligation envers le respect de la tradition, la création d’un nouveau langage et de nouvelles formes liturgiques est même encore plus libre.
Parmi ces mouvements, on trouve la Scientologie.
