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20. décembre 2007

LES DIFFÉRENCES DANS LA NOTION DE CULTE – LA SCIENCE CHRÉTIENNE

Par Bryan Wilson

Quatrièmement : au sein du Christianisme, l’idée de Dieu a tendance à être exprimée en termes de plus en plus abstraits, aussi bien par les églises traditionnelles que par une variété de groupes apparus relativement récemment.
Certains fameux théologiens modernes ont redéfini les concepts divins, éliminant souvent l’idée que Dieu est une personne, les anciennes conceptions relatives au culte apparaissent à certains, comme anachroniques.
Les sondages d’opinion révèlent qu’une proportion de plus en plus grande des personnes croyant en Dieu, ne croient pas pour autant que Dieu est une personne : elles déclarent plutôt croire que Dieu est une force.
Dans le cadre des mouvements religieux récemment apparus, on trouve parfois des formes de culte adaptées à ces perceptions plus modernes et abstraites de la déité. On peut prendre en exemple la science chrétienne.

Ce mouvement est antérieur à la Scientologie de plus de soixante dix ans, et a de nombreuses caractéristiques en commun avec elle mais comme la science chrétienne a été reconnue depuis un certain temps comme une religion, la pratique de son culte fut étudiée plus en profondeur.

Dans la science chrétienne, Dieu est défini en tant que « Principe », « Vie », « Vérité », « Amour », « Esprit», « Âme ». Ces abstractions impersonnelles ne nécessitent pas d’attitudes de soumissions ou de vénération et il n’est accordé à ces attitudes, lors des services de l’église de science chrétienne, qu’une expression limitée.
L’opinion de Mary Baker Eddy (la fondatrice de la science chrétienne) sur le culte peut être trouvée dans les extraits suivants tirés, de son manuel, Science and Health with Key to the Scriptures ;

« La prière à haute voix ne peut jamais égaler le travail de la compréhension spirituelle…. Les longues prières, les superstitions et les credos érodent la puissance de l’amour et donne à la religion des formes humaines. Tout ce qui matérialise le culte entrave la croissance spirituelle de l’Homme et l’empêche de faire preuve de sa puissance sur l’erreur. »[pages 4-5]

Aimez-vous « le Dieu tout puissant de tout votre cœur et de toute votre âme et de tout votre esprit » ? Ce commandement recouvre tant de choses, même le don de toute sensation, affection et vénération, purement matérielles. » [p. 9]

« L’histoire de Jésus aboutit à la création d’un nouveau calendrier que nous appelons l’ère chrétienne ; mais elle n’a pas établit de culte rituel. » [p. 20]

« Il est triste que l’expression service divin en soit venue à signifier si généralement, vénération publique, au lieu d’actions journalières. » [p. 40]

« On ne vénère spirituellement que lorsque l’on cesse de vénérer matériellement. La dévotion spirituelle est l’âme de la chrétienté. Vénérer au travers du matériel constitue du paganisme. Les rituels judaïques et autres sont les traces et les ombres de la vraie vénération. » [p140]

« Les israélites concentrèrent leur pensée sur le matériel dans leur tentative de vénération du spirituel. Pour eux, la matière était substance et l’Esprit était ombre. Ils pensèrent à vénérer l’Esprit à partir d’un point de vue matériel, mais c’était impossible. Ils peuvent plaire à Jéhovah, mais leurs prières ne leur donnèrent pas la preuve d’avoir été entendus car ils n’avaient pas une compréhension suffisamment grande de Dieu pour être capables d’en reconnaître son pouvoir d’apaisement. » [p. 351]

Même si les scientistes chrétiens prient Dieu en communauté, ce rite de prières est traduit en un nombre d’affirmations, en conformité aux enseignements d’Eddy. La prière silencieuse dans la science chrétienne est une affirmation de « vérité » et non pas une supplication : Dieu est un « Principe » devant être démontré, et non pas un « Être » devant être apaisé. En conséquence, le culte de la science chrétienne diffère en forme, en ambiance et en expression du culte établit par les églises traditionnelles.

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17. décembre 2007

LA COMMUNICATION EN TANT QUE CULTE

Par Bryan Wilson

La Scientologie présente une conception réellement abstraite de l’Être suprême, en sa qualité de Huitième Dynamique.
Les scientologues cherchent à élargir leur conscience et leur compréhension afin de pouvoir embrasser toutes les dimensions de l’être, dans l’optique d’aider à et de faire partie de la survie de l’Être suprême ou Infinité.
Les scientologues révèrent la vie et considère Dieu comme une ultime raison d’être, mais cette considération n’implique pas des pratiques spécifiques qui se rapprocheraient des pratiques de culte telles que considérées par les églises chrétiennes traditionnelles.
La Scientologie est un mouvement qui rassemble des personnes de confessions diverses ; qui met l’accent sur les nouvelles conceptions de la création, de la raison d’être et du salut et ses enseignements s’inspirent de plusieurs grandes traditions religieuses et de larges orientations scientifiques.
Il est donc parfaitement normal que la Scientologie présente ses théories sous forme de termes abstraits et universels et que sa conception du culte soit en conformité avec de telles perspectives.
Le postulat général fut exprimé de la façon suivante : « En Scientologie, la dévotion s’établit en terme de communication. Celui qui vénère efficacement est celui qui se considère capable de parcourir la distance nécessaire à la communication avec l’Être suprême » [Scientology as a Religion p. 30].
L’essence de la Scientologie réside dans la compréhension par la communication – communication avec le propre passé du thétan et avec l’environnement et dans le sens comparable à la communication qui a lieu dans le cadre du culte chrétien, la communication avec la déité que l’individu recherche dans la prière et le service eucharistique quant il se comporte, comme le disent les églises traditionnelles, comme un « communiant ».
En grande partie, le propos est le même – la purification de l’individu, la réhabilitation de son âme, ce qui en fait, fait partie du processus à long terme de salut. Dans la Scientologie, une telle communication prend deux formes fondamentales : l’audition et la formation.
L’audition qui a lieu sous la forme d’une communication privée entre l’individu et son passé (celui du thétan), passe par l’intermédiaire de l’auditeur et de l’électromètre. Mais il s’agit essentiellement d’un processus permettant à l’individu d’avoir un meilleur rapport avec son Moi réel et originel et en ce sens, de le mettre en contact avec une réalité spirituelle fondamentale.
La formation, selon les Écritures de la Scientologie, représente une communication avec les vérités fondamentales et la raison d’être. Au travers de l’augmentation de sa compréhension, l’individu recherche une plus grande communication avec son Moi fondamental, avec les autres et avec la vie dans son ensemble. Ces activités sont également marquées des caractéristiques du culte, même si des aspects tels que la vénération (d’une déité), l’ancienne forme d’abnégation et les procédures de dévotion se trouvent, dans ce contexte moderne, supplantés.

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29. novembre 2007

LA SCIENTOLOGIE COMPORTE UN CULTE

Par Jacques Robert

La religion scientologique comme toutes les autres religions comporte un culte.
C’est un critère qui a été notamment relevé par le Révérend U.E. SIMON, professeur de littérature chrétienne au King’s collège de Londres qui écrivait le 15 juin 1975 : « Les critères essentiels sur lesquels je me base pour savoir si c’est ou non une religion est de savoir s’il y a un culte de Dieu et s’il existe un code d’éthique qui s’adresse à l’homme.
Ces deux critères sont remplis par la pratique scientologique ».
L’archimandrite KALLISTOS WARE, conférencier en études orthodoxes orientales à Oxford et membre du Pembroke College, écrivait à ce sujet : « Le fait de rendre un culte est fondamental au concept de religion ». C’est « l’attitude et l’action de rendre un culte qui distinguent une corporation religieuse d’autres formes d’association, comme un club social, une société philanthropique ou un groupe de discussion philosophique. Je constate que l’Eglise de Scientologie s’adonne à des actes de culte parmi lesquelles des prières à « l’Etre Suprême », « Dieu », l’auteur de l’univers ; « l’Etre Suprême » ne semble pas être envisagé en termes personnels mais il existe plusieurs religions telles que le Bouddhisme qui n’ont pas un Dieu « personnel ».

A.    CÉRÉMONIES RÉGULIÈRES

Il existe d’abord des cérémonies religieuses régulières, des services, comme dans toutes les religions. A cet égard, M. Maurice CORDIER, prêtre catholique écrit à propos du siège de l’église : « Il existe une chapelle dans l’établissement ; sa décoration fait appel à des symboles religieux et sa disposition rappelle celle des lieux de prières et de recueillement offerts par les différents cultes. Un office y est organisé régulièrement » (2 novembre 1977).

Pour ces cérémonies régulières, un certain nombre de prières ont été composées suivant un rituel prévu.

a)    Le chapelain souhaite la bienvenue aux fidèles puis leur présente l’objet du service en citant certains textes qui se trouvent dans un manuel et qui rappellent certains principes de Scientologie, affirmation de l’immortalité de l’âme, relation avec l’Etre Suprême, libération de l’âme par la sagesse, amour du prochain, etc.

b)    Puis le chapelain suit un rituel dont voici l’ordonnancement :

•    Prière pour la liberté totale
•    Prière silencieuse
•    Récitation du Credo de l’Eglise
•    Lecture par exemple d’un extrait d’ouvrage du fondateur
•    Sermon
•    Lecture au choix des prières suivantes :
•    Prière pour la justice
•    Prière pour la compréhension de l’Etre Suprême
•    Prière pour une plus grande compréhension
•    Prière pour la paix
•    Prière pour la liberté de religion
•    Prière pour l’avancement spirituel
•    Prière pour l’illumination religieuse

c) La fin du service est consacrée à prier pour une série d’intentions particulières : les besoins spirituels de ceux que nous aimons, nos semblables, notre pays, ceux qui sont dans la détresse et le développement des droits et des croyances de l’ensemble des Eglises et des groupes religieux.
Si l’on établit un bref rapprochement avec les services d’autres religions, les différences sont minimes : on retrouve notamment l’enseignement de la religion dans le sermon, le rappel de la croyance partagée dans le credo, les différentes prières caractère général dont l’objet est commun à toutes les religions ; enfin les intentions spéciales aux membres de la communauté : les proches, les pauvres, les autres Eglises et la Patrie.

B.    CÉRÉMONIES EXCEPTIONNELLES

Il existe par ailleurs des cérémonies solennelles, exceptionnelles, qui correspondent aux rites de passage de la vie humaine, comme dans toutes les autres religions.
Ces cérémonies se déroulent sous l’autorité des ministres du culte de l’Eglise de Scientologie. On pourra citer, à titre d’exemple, le certificat délivré par le juge de la Cour de  district de Colombia le 4 mai 1969 autorisant le Révérend BEVIS JOHN LESLIE FUDGE à célébrer le mariage dans le district de Colombie. Dans le même sens, des autorisations similaires pour la Révérende Jane POCKI en Colombie britannique et pour la Révérende ELSIE F. GRIFFITH dans le même pays.
A titre d’exemple de cérémonie solennelle, on citera le mariage scientologique au cours duquel le pasteur, comme les ministres des autres religions, rappelle aux époux leurs obligations : fidélité, assistance réciproque, entretien des enfants et assiste à l’échange des consentements matérialisé par celui des alliances. Ces rites existent aussi dans les religions chrétiennes.
La deuxième cérémonie solennelle, celle de l’attribution d’un nom aux enfants, se rapproche beaucoup du baptême encore que son objet soit différent. Le parrain et la marraine prennent l’engagement que l’enfant recevra toute l’instruction nécessaire à la réalisation de son patrimoine, entendu dans son sens spirituel.
Troisième rite de passage que la religion scientologique prend en charge comme toutes les autres religions : c’est  la mort qui est marquée par un service funèbre à l’église.

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27. novembre 2007

LA RELIGION SCIENTOLOGIQUE A ADOPTE LA FORME JURIDIQUE IMPOSEE AUX RELIGIONS PAR LE LEGISLATIEUR FRANÇAIS : L’ASSOCIATION CULTUELLE

Par Jacques Robert

On sait que la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l’Etat a notamment prévu en son titre IV « Des associations pour l’exercice des cultes » qui sont les associations cultuelles. Ces associations culturelles sont des associations de droit privé dont l’objet est uniquement de subvenir aux frais, à l’entretien et à l’exercice public du culte. V.M. BAZOCHE Le régime légal des cultes en France (1948) pp. 10 et 11.

De même que les cultes israélites et protestants avaient formé des associations cultuelles, de même la religion scientologique a constitue le 8 août 1977 une association cultuelle déclarée régie par la loi du 9 décembre 1905, le décret du 16 mars 1906, la loi du 25 décembre 1942 et la loi du 1er juillet 1901.
Le caractère religieux de l’association transparaît dans ses statuts comme en témoignent les exemples suivants :

a) L’article 3 fixe ainsi la dénomination de l’association « Eglise de la Nouvelle Compréhension. Association cultuelle de Paris ». (1977).

b) L’objet de l’Association est « l’exercice du culte de l’Eglise de la Nouvelle Compréhension, tel qu’il est pratiqué dans la religion de Scientologie »… L’association vise à apporter à l’Homme une nouvelle compréhension de soi et des autres, de l’immortalité de l’âme et de son rapport avec Dieu le créateur de l’univers ».
En poursuivant cet objet, l’association encourage l’étude de « la religion de Scientologie »… (article 2).
Il sera observé que dans le texte des statuts, qui ont été déposés, l’expression « religion de Scientologie » est utilisée.

c) Dans le conseil d’administration qui comprend quatre membres « deux au moins doivent avoir la qualité de ministre du culte ayant reçu l’investiture spirituelle et disciplinaire de la Church of Scientology World Wide. Ils ne peuvent demeurer en fonctions qu’autant qu’ils sont en communion spirituelle avec cette église mère, soit directement, soit par l’intermédiaire de leurs supérieurs hiérarchiques. » (article 10 alinéa 2).
Ces deux ministres du culte sont obligatoirement président et vice-président du conseil d’administration (article 12).

La place des ministres du culte dans la hiérarchie de l’association renforce encore son caractère religieux ainsi d’ailleurs que la notion de communion spirituelle qui se rencontre également dans l’Eglise catholique : un curé qui n’est plus en communion avec son évêque ne peut plus être le desservant légal du point de vue du droit français. A.RIVET. Traité du culte catholique (1950) pp.57-60.
La nécessité de la communion spirituelle entre l’Eglise et ses prêtres a été notamment proclamée par la Cour de cassation en des termes qui sont très proches de ceux de l’article 10 précité des statuts de l’Eglise de Scientologie.
Dans un conflit opposant deux prêtres au sujet de la jouissance d’une Eglise dont l’un faisait partie d’une association cultuelle mais n’était pas en communion avec les supérieurs hiérarchiques religieux et l’autre qui reconnaissait la hiérarchie religieuse, la Cour suprême a déclaré que le législateur a entendu assurer « (…) l’exercice d’un culte pratiqué selon les préceptes de l’Eglise catholique par des prêtres reconnaissant la hiérarchie catholique ». COLONNA, 5 fév. 1912 (R.U.D 1912p. 80).

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25. octobre 2007

La question de la préservation de la connaissance sacrée

Par Michael Sivertsev

1- La connaissance ésotérique et la technologie de Scientologie

Il y a deux systèmes de connaissance ésotérique. Le premier implique des méthodes permettant d’écrire les choses de manière codée. La communication de cette connaissance cachée à tous ceux qui la souhaitent la transforme alors en connaissance profane qui a perdu tout pouvoir sacré de manière irréversible.

Le second système autorise l’accès et la mise à disposition de la connaissance. Mais la structure particulière de cette connaissance est telle que l’élève ne peut la comprendre s’il n’a pas suivi les étapes précédentes. En d’autres termes, le caractère ésotérique de cette connaissance provient du fait qu’il est nécessaire d’avoir suivi tous les niveaux de l’échelle précise menant à l’accomplissement personnel. Chaque étape comprend en elle-même toutes celles qui l’ont précédée, et n’est pas ésotérique par suite d’un quelconque désir de cacher et de coder cette connaissance, mais simplement parce que posséder le plus haut niveau de celle-ci ne suffit pas à la communiquer à quelqu’un qui n’airait pas vécu toutes les transformations internes de conscience. La seule chose que celui qui possède les plus hauts niveaux de connaissance puisse faire est de faire passer l’élève à travers toutes les étapes indispensables.

La connaissance ésotérique de la Scientologie est de la seconde essence. Lorsque l’on voit le mot « confidentiel » sur les documents d’une étape de la connaissance de Scientologie, c’est qu’il s’agit d’une connaissance qui ne peut être communiquée qu’à celui qui a suivi les étapes précédentes.

La Scientologie est fondamentalement un système religieux ouvert. Tous ceux qui ressentent le besoin intérieur d’accepter la voie et le message spirituel de la Scientologie peuvent compter sur l’attention et le soutien de celle-ci. Et le travail effectué avec l’élève le sera en réponse à ses propres recherches d’identité spirituelle. Il faut cependant rappeler que c’est l’expérience personnelle de la découverte de sa propre identité spirituelle, d’un soi spirituel infini, qui est au centre de la démarche de la Scientologie. C’est pourquoi l’ « histoire », le « récit » de cette expérience n’est possible que de manière assez limitée. Non parce que les instructeurs cachent cette expérience, mais parce qu’elle est pratiquement impossible à verbaliser, à exprimer. Il y a bien entendu une manière de « vérifier » la démarche et les transformations dans lesquelles la personne est engagée, en particulier lorsque les plus hauts niveaux de conscience d’un soi éternel sont atteints. Mais cette « vérification » (très importante et indispensable) ne remplace pas la connaissance sacrée. En lisant ou en écoutant ces témoignages, vous comprenez que cette personne veut décrire son expérience, mais ne peut communiquer la connaissance.

C’est de là que naît l’exigence d’une préservation et d’une reproduction de la technologie de la Scientologie, comme celle qui veut que l’on ne puisse passer à une étape ultérieure sans avoir entièrement compris la précédente. C’est la raison pour laquelle a été développée la procédure particulièrement pertinente consistant à clarifier le sens de chaque mot. Cette attention portée à la compréhension des mots rapproche également la Scientologie des grandes traditions religieuses et permet de considérer la connaissance de la Scientologie comme sacrée.

On peut considérer que cette insistance sur la clarification des mots pour l’acquisition de la connaissance sacrée fait partie du but général de la Scientologie : clarifier et recevoir (comprendre) la véritable nature spirituelle de l’être infini.

2- Les procédures d’acquisition de la connaissance : une technologie permettant d’atteindre les plus hauts niveaux de conscience. Les niveaux de découvertes de soi : du pré-clair au plus haut niveau d’existence spirituelle.

La nécessité d’atteindre une conscience claire et une conscience de soi (d’un réveil par rapport à l’endormissement habituel), d’atteindre la raison, organisée d’une manière telle qu’il est impossible d’accéder au plus haut niveau de conscience de soi sans être passé par, et avoir pris conscience, des niveaux inférieurs a amené d’une part à structurer la connaissance elle-même, et d’autre part à structurer la manière d’accéder à la connaissance sacrée. Dans un contexte de formation religieuse où on s’attend à des changements de conscience chez l’élève, mais où ces derniers sont impossibles à communiquer, cette structuration est essentielle. De là découle l’un des traits caractéristiques de la culture sacrée de la Scientologie : les textes, les Ecritures de l’Eglise (rédigés par Hubbard) constituent un moyen de transformation de la conscience de l’élève. Et, à cet égard, une partie axiomatique de ces textes est particulièrement importante. Il y a des textes courts, classiques, destinés à être étudiés de manière intense et longue, provoquant par là même des changements dans la conscience de l’élève. Grâce à des tentatives répétées de comprendre en profondeur les textes de Hubbard, l’Eglise permet à des groupes, à des équipes de deux élèves ou à des élèves seuls (solo) de pratiquer la contemplation. Cet aspect rapproche également la Scientologie des autres religions et, plus particulièrement, des religions structurées de manière ordonnée, au sein desquelles l’étude réfléchie des textes sacrés ne consiste pas simplement à glaner des informations, mais à changer en profondeur (pour l’élève) ou à clarifier (pour l’instructeur), restaurant par là grâce à un travail intense la conscience et la conscience de soi.

Ainsi, lorsque nous disons qu’il n’est pas possible de transmettre la connaissance et la conscience de soi, nous parlons de la nécessité d’une procédure grâce à laquelle on peut aider l’élève à atteindre cette connaissance et cet accomplissement. Cela signifie qu’il est nécessaire de développer un système de transitions d’un niveau à l’autre. Il faut souligner qu’on ne peut « informer » l’élève, mais seulement lui donner accès à la connaissance. Au terme d’un tel processus, il atteint véritablement la connaissance et un plus haut niveau de conscience.

Grâce à un enseignant (à part quelques niveaux qu’il passe seul), l’élève passe ainsi tous les niveaux d’initiation de pré-clair à OT.

Si l’on tient compte des paramètres de la connaissance ésotérique inhérente à la Scientologie, en particulier la hiérarchie, la rigueur, l’exactitude, l’impossibilité de sauter quelque niveau que ce soit, on se rend compte que la Scientologie a développé un système tout à fait impressionnant ainsi qu’une voie spirituelle qui est également le symptôme d’une culture spirituelle stable et en pleine expansion.

« Un Pont vers la Liberté Totale » au centre du système théologique de la Scientologie

Rarement un mouvement religieux spirituel a eu un système de doctrines lorsqu’il a atteint le stade où il pouvait devenir une véritable église organisée. L’existence d’un système de doctrines est l’indicateur de la maturité d’un mouvement religieux et donc cela montre que ce mouvement va durer très très longtemps dans le temps. Comme nous l’avons observé dans l’histoire des mouvements religieux, c’est pourtant très rapidement que la Scientologie s’est donné un Credo et un système de formation religieuse. Une telle maturité spirituelle et organisationnelle a pu être atteinte grâce à un système de niveaux de transformation et d’identité spirituelle développé de manière très formelle et détaillé. Ce système peut à peine se comparer aux systèmes d’édification et de purification spirituelles qui ont été au cœur des structures des nombreux ordres qui ont « nettoyé » et sauvé les églises traditionnellement reconnues.

Il existe deux types de systèmes théologiques : le système stafatitjesk et le système spofatitjesk.

Le premier considère que l’on peut et doit exprimer les expériences religieuses les plus élevées par les mots. Le second considère en revanche ces dernières comme inexprimables. Le premier système fournit donc une description large et détaillée d’un être divin et d’une structure divine du monde et de l’au-delà. Le second système ne donne aucune description de l’être suprême, car il considère que ceci est impossible. Mais il fournit un système permettant à celui qui suit les enseignements du maître d’accéder à la plus haute connaissance.

La Scientologie s’inspire certainement des deux systèmes, mais avec une nette prédominance du second. Pour la Scientologie, la description de la nouvelle condition en elle-même vaut moins que la description du parcours permettant d’atteindre la plus haute condition.

« Le Pont vers la Liberté totale » est une métaphore pour la voie vers la transformation spirituelle. Une telle voie existe dans la plupart des cultures religieuses et des systèmes théologiques. Mais c’est dans les structures les plus ordonnées qu’on insiste de manière aussi centrale sur une séquence formelle de changements de conditions de conscience de soi organisée de manière hiérarchique.
C’est avec ce message, littéralement le Pont vers la liberté totale, que l’Eglise s’adresse au monde et à ses adeptes.

On retrouve dans ce message quelques thèmes fondamentaux de la structure d’un pont. Tous les concepts théologiques principaux (relatifs aux absolus, aux états d’une personne, au salut), la mission d’un clergé et la structure organisationnelle suivent la structure d’un Pont compris comme la voie de la transformation personnelle et de la compréhension de son propre rôle et destin universels.

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19. octobre 2007

La compréhension de l’absolu : structures d’un nouvel état d’être, d’un ultime état d’être

Par Michael Sivertsev

La compréhension de l’absolu représente une caractéristique fondamentale de nombreux systèmes théologiques. Aussi nous trouvons-nous inévitablement dans un domaine admis, qui s’appuie non seulement sur des écrits mais également sur des témoignages vivants.

Comme elle ne précise pas de façon approfondie la notion d’absolu et qu’elle s’ouvre vers les autres cultures religieuses, elle présente un caractère relativement infini ; elle est toutefois parvenue à reconstituer des aspects de l’absolu et les compare à des concepts consacrés, tels qu’ils apparaissent dans d’autres systèmes théologiques.

Un être personnel ou impersonnel

L’état d’être suprême, ou absolu, a un caractère impersonnel, puisqu’il s’agit d’une condition d’existence spirituelle personnelle et de ces créations produites par le jeu de la création de l’être puissant et éternel.

Continuité ou discontinuité entre l’univers physique (MEST) et l’existence spirituelle

Même si cette question n’et pas d’une nature générale, et sans intérêt en ce qui concerne la pratique spirituelle, on peut cependant s’accorder sur le fait qu’il y a discontinuité entre le créateur et le monde créé. En ce qui concerne l’absolu, si cet aspect présent un intérêt pratique, il est considéré comme essence inhérente, que toute personne peut atteindre après avoir suivi les étapes du Pont vers la Liberté totale.

La question de la révélation en Scientologie

La révélation est donnée en Scientologie en totalité, et en une seule fois, par la personnalité, la vie et l’œuvre (les textes) de L. Ron Hubbard. De là la tâche restant aux fidèles de l’église : apprendre, savoir et accepter le message de Hubbard. C’est la raison de cette référence permanente aux écrits de Hubbard ; La fonction et le rôle des textes de Hubbard dans le sermon, dans le service religieux et la pratique de tous les jours des pasteurs et des fidèles contribuent à la révélation.

Compréhension verbale et non verbale de l’absolu

La compréhension non verbale de l’absolu est caractéristique en Scientologie. Il s’agit d’un trait typique du système apophatique. Cette compréhension non verbale est liée au caractère pratique de la tradition spirituelle de la Scientologie insistant plus sur la manière de l’atteindre que sur sa description. Le chemin strict et formellement précisé vers l’absolu est caractéristique de la Scientologie et des systèmes apophatiques, et s’oppose au système cataphatique qui, lui, cherche à décrire l’absolu.

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