Imprimer cet article Imprimer cet article

29. janvier 2008

LA RELATION ENTRE LA RELIGION ET LA MORALITÉ

Par Bryan Wilson

Nombre de religions recommandent à leurs adhérents l’observation de règles plus ou moins spécifiques. Leur nature, la vigueur avec laquelle celles-ci sont recommandées et la rigidité des sanctions leur étant attachées, varient largement. Dans le Judaïsme, on identifie des règles dirigeant la minutie du rituel et de nombreux aspects de la vie de tous les jours. Dans l’Islam, les règles religieuses affectent de nombreuses situations de la vie et fournissent un système de réglementation légale pour la société. Ailleurs, le règlement moral n’a pas explicitement de racines religieuses, comme dans le cas de la société japonaise. Il n’existe pas de relation normale entre un système de doctrine religieuse et un code de moralité. La conjonction de la religion et de la moralité, présente dans le Christianisme, constitue un exemple de relation, mais celui-ci n’est pas typique des autres systèmes religieux et ne doit pas être considéré comme le modèle nécessaire d’une telle relation.

Imprimer cet article Imprimer cet article

28. janvier 2008

LE BOUDDHISME ET LA MORALITÉ

Par Bryan Wilson

Par exemple, dans le cadre du Bouddhisme Hinayana, on trouve des obligations imposées aux moines et quelques règles générales à destination des laïcs.
Un bouddhiste a pour devoir de ne pas tuer, voler, mentir, perpétuer des actes sexuels injustifiés et de ne pas boire des liquides enivrants. Le Bouddha donne des conseils moraux relatifs aux devoirs domestiques, aux comportements à l’égard des amis et aux soins mutuels dus aux époux mais il s’agit d’encouragements qui relèvent plutôt du sens commun social.
L’individu se doit d’être prudent, économe, travailleur et juste envers ses serviteurs et doit choisir pour amis des individus qui l’empêcheront de faire le mal et qui l’encourageront à bien se conduire. Ces vertus sont perçues comme relevant d’un intérêt personnel, elles ne reposent pas sur un concept de péché comme on le voit dans le Christianisme.
Ne pas respecter ces vertus n’aboutit pas à des punitions spécifiques, sauf dans le sens que cela crée un mauvais karma.
Pour les bouddhistes, éviter les mauvaises actions relève d’un intérêt personnel supérieur (au moins à long terme).
La religion en elle-même n’impose pas de sanctions. Il n’existe pas de déité vengeresse. Cependant, les actions étant supposées déterminer le statut des réincarnations futures, les bonnes actions sont recommandées comme étant en conformité aux huit étapes présentes sur la voie de la connaissance, puisqu’elles produiront des renaissances dans de meilleures circonstances et d’une manière putative, une éventuelle transcendance de toutes les renaissances et l’obtention du Nirvana.
Ainsi, si le Bouddhisme encourage certainement des valeurs morales, il est laissé à l’individu une considérable liberté de comportement moral et celui-ci n’est pas soumis au type de censure morale qui prédomine dans les contextes chrétiens.

Imprimer cet article Imprimer cet article

27. janvier 2008

LE CHRISTIANISME ET LA MORALITÉ

Par Bryan Wilson

De façon vraiment contrastée, le Christianisme, parmi les divers degrés d’enseignement afférent aux valeurs morales, renferme un code élaboré d’interdictions qui si elles sont transgressées aboutissent à des péchés.
Les commandements minimum des premiers temps du Judaïsme, relatifs aux offenses les plus importantes, se virent augmentés d’obligations à la teneur de plus en plus astreignante, en particulier dans le domaine de la sexualité, formulées par Jésus et par Paul.
Il y eut aussi des encouragements à la perfection, probablement de nature non réalisable ( « Soyez parfaits en cela » ; et plus particulièrement, les commandements d’aimer ses ennemis ; de pardonner « soixante-dix-sept » fois ; de tendre l’autre joue, etc.) Mais c’est dans le cadre du concept de péché que le Christianisme à élaborer un code de morale astreignant.
L’homme fut considéré comme ayant le péché en lui, une sinistre condition dont seuls une vertu exemplaire et le sacrifice surhumain du Christ pouvaient le sauver. Les fautes indiquées dans l’Ancien Testament (manquement au rite, fausse motivation, injustice, idolâtrie, désobéissance en Dieu) furent étendues aux fautes de responsabilité et à une déficience fondamentale du caractère et de la conscience humaine. Même si Augustin, ne considérait pas l’univers créé comme marqué du péché, l’homme lui l’était et le caractère du péché était essentiellement privé. Cette vision des choses fut à l’origine du catholicisme médiéval.
L’institution de la confession orale, le développement d’une procédure élaborée de pénitences et plus tard l’élaboration du concept de Purgatoire, indiquèrent la sévérité avec laquelle le péché était considéré. Mais alors que le catholicisme, tout en se prononçant vigoureusement contre le péché, n’en reconnaissait pas moins la faiblesse de l’humanité et l’accommodait par l’institution du confessionnal, le protestantisme rejetait ce dispositif visant au soulagement de la culpabilité. Le calvinisme intensifiait l’anxiété personnelle des pécheurs et a, à son crédit, le développement d’un système théologique qui aboutit à l’intériorisation du contrôle moral et à la formation de la conscience.

Imprimer cet article Imprimer cet article

26. janvier 2008

LES CHANGEMENTS DANS L’ATTITUDE CHRÉTIENNE VIS-A-VIS DU PÉCHÉ

Par Bryan Wilson

C’est seulement au cours du XIX ème siècle que la préoccupation chrétienne vis-à-vis du péché a commencé à se calmer. De façon constante, tout au long de ce siècle, les chrétiens se virent moins préoccupés par l’enfer et la damnation mais en retour la moralité séculière acquit une influence autonome sur la vie publique.
Au cours du XX ème siècle, la sévérité de la morale victorienne s’atténua sérieusement jusqu’à ce que dans les années soixante, de fortes demandes, particulièrement dans le domaine du comportement sexuel, ouvrent la porte de la permissivité morale. Ainsi, il est évident que le modèle formulé à l’égard de la relation entre l’église et la moralité, fut loin d’être constant, même dans le cas du Christianisme. Et cette variété n’existe pas seulement dans le temps. Elle peut être également identifiée parmi les dénominations contemporaines.
Les attitudes morales identifiées parmi les évangélistes de notre époque (que l’on trouvent au sein de plusieurs dénominations, y compris au sein de l’Église anglicane) continuent à apporter la preuve d’une forte préoccupation, vis-à-vis du péché personnel, dans de nombreux domaines de conduite. En contraste, l’idée de péché est presque dépassée pour de nombreux hommes d’église libéraux, certains d’entre eux allant même jusqu’à complètement rejeter les obligations présentées par un code de morale absolue, tel que traditionnellement adopté par les églises chrétiennes, y préférant un engagement envers une situation de valeurs morales dont les implications n’entrent pas radicalement en conflit avec les préceptes chrétiens et moraux précédemment reçus. Une autre attitude, totalement différente, est adoptée par la science chrétienne. Le péché y est simplement considéré comme une erreur découlant d’une mauvaise perception de la réalité qui. de même que la maladie, peut éventuellement être éliminée, en passant d’une perception matérielle à une perception spirituelle des choses.

Imprimer cet article Imprimer cet article

25. janvier 2008

LES ASPECTS SACRAMENTELS ET SACERDOTAUX DU CHRISTIANISME

Par Bryan Wilson

Les croyances et les valeurs religieuses trouvent fréquemment leur expression dans les symboles, les procédures et les institutions établies. La forme de ces symboles, procédures et institutions varient largement mais cependant et une fois de plus, le modèle fourni par les églises chrétiennes – un modèle si facilement adopté dans la société chrétienne – ne constitue pas un guide adéquat pour les autres fois.
Le Christianisme par lui-même présente une large variété de formes d’expression. Il ne s’agit pas là seulement de différences fortuites, relevant du hasard et dictées par l’esthétique ou par une pure facilité. Les différences relèvent souvent en elles-mêmes d’une profonde conviction, touchant le coeur même de la foi religieuse.
Les principales traditions religieuses du monde révèlent des orientations largement divergentes, allant du sacerdoce, d’une volonté de sacrifice et de sacrements, d’une profusion d’auxiliaires sensuels relatifs à la foi (tels que l’encens, la danse et l’imagerie), à l’ascétisme et à une sujétion particulière à l’expression verbale et la prière.
On rencontre ces deux extrêmes au sein de l’Hindouisme, du Bouddhisme et du Christianisme alors que dans son expression orthodoxe, l’Islam est plus uniformément ascétique – ses manifestations d’extase se produisant en marge. Il peut suffire d’illustrer la diversité qui prévaut au sein de la tradition chrétienne. L’Église romaine, dans son développement traditionnel, est l’illustration de l’utilisation élaborée d’un auditoire, des sensations visuelles et olfactives, au service de la foi.
La liturgie catholique – bien qu’abjurant l’emploi de danses et de drogues, utilisées dans d’autres traditions – a élaboré des rituels, des vêtements sacerdotaux et des sacrements dans le cadre d’une profusion de cérémonies, destinées à marquer le calendrier et la hiérarchie de l’Église et les rites de transition des individus.
Le Quakerisme est en total contraste avec le catholicisme romain. Le concept de la prêtrise, le déroulement des rituels (même en ce qui concerne les rites commémoratifs et non sacramentaux, communs au sein des Églises protestantes) et l’utilisation de l’imagerie et des vêtements sacerdotaux, y sont rejetés. L’accent mis sur la suffisance des célébrations laïques, le rejet du sacré, qu’il s’agisse de bâtiments, d’endroits, de saisons ou de cérémonies et celui des accessoires de la foi, comme les rosaires et les talismans, constituent, dans une plus ou moins grande mesure, une caractéristique commune à la plupart des religions protestantes. Les évangélistes (des différentes dénominations) rejettent l’idée de prêtrise et les Quakers, les Brethrens, les Christadelphiens et les chrétiens scientistes rejettent même le concept d’un ministère rémunéré. Les Baptistes ont gardé le baptême et la plupart des autres dénominations ont conservé une cérémonie de partage du pain mais souvent, seulement en tant qu’acte commémoratif de respect des Saintes Écritures et non en tant que célébration chargée d’un mérite intrinsèque. La religion protestante insiste beaucoup plus sur les Écritures Saintes que la foi catholique, même parfois au risque de tourner la Bible en un objet de fétichisme. Des coutumes et pratiques persistent dans toutes les religions mais elles sont d’importance minime, les Quakers n’insistant par exemple que sur le choix d’un lieu et d’une heure pour leur réunion et les Christadelphiens essayant d’éviter tous les titres et positions au sein d’une communauté où ils sont tous supposés être, à titre égal, au service de Dieu.

Imprimer cet article Imprimer cet article

15. janvier 2008

LA DOCTRINE SCIENTOLOGUE : THÉRAPIE ET COMMUNICATION

Par Bryan Wilson

Comme dans les autres religions, la toute première préoccupation de la majorité de ceux qui sont attirés par la Scientologie, repose dans un secours relatif à la souffrance et aux peines intenses.
C’est là l’attirance exercée par l’élément thérapeutique que l’on identifie dans de nombreuses religions, et notamment dans les débuts du Christianisme, à côté des enseignements plus mystiques, métaphysiques et spirituels que les croyants devront assimiler, au fur et à mesure que leur foi grandit (voir Hébreux, 5 :12-14).
La plupart des scientologues ont commencé par prendre conscience de la possibilité qui leur était offerte d’améliorer leur vie de tous les jours et de rehausser leur niveau d’intelligence (en gagnant de plus en plus le contrôle de leur mental réactif).
La possibilité d’obtenir de tels résultats, grâce à l’audition, est représentée dans la formulation connue sous l’abréviation A-R-C. A veut dire Affinité qui représente l’expérience émotionnelle de l’individu et son sens des relations avec les autres au travers des émotions. R veut dire Réalité qui est représentée comme un consensus intra-subjectif, à propos des phénomènes objectifs. C veut dire Communication et la Scientologie attache une grande importance à la communication.
Lorsque que l’affinité est présente, lorsqu’un accord existe sur la nature objective du phénomène, alors la communication peut avoir lieu beaucoup plus facilement.

Associée au concept triadique de l’A-R-C, il y a l’échelle des émotions humaines, connue des scientologues comme l’ « échelle des tons ».
Lorsque que le ton émotionnel décroît, la communication devient difficile et la perception de la réalité est mauvaise. La communication en elle-même est un moyen d’augmenter la compréhension et si on l’utilise avec efficacité et précision, elle devient le principal moyen de thérapie, permettant à l’individu de se libérer de l’emprisonnement qui le fait souffrir dans le monde matériel.
Le thétan peut arriver à communiquer avec son propre passé, de façon à identifier la nature des expériences passées et traumatiques et ainsi obtenir suffisamment de connaissance de lui-même pour lui permettre d’échapper à ces fardeaux.

Imprimer cet article Imprimer cet article

13. janvier 2008

LA DOCTRINE SCIENTOLOGUE : MOYENS RATIONNELS DU SALUT

Par Bryan Wilson

La philosophie religieuse décrite ci-dessus est partie de la pratique de la Scientologie.
Hubbard la considérait lui-même, en certains aspects, similaire à la philosophie des religions orientales.
En particulier, il cita le Vedas, les hymnes de création qui font partie de la tradition hindouiste, comme renfermant un concept très similaire au « Cycle d’Action de la Scientologie. Le Cycle d’Action constitue l’ordre apparent de la vie, partant de la naissance, à travers la croissance, pour aboutir au déclin et à la mort.
Mais, au travers de la connaissance, mise à disposition par la Scientologie, les effets néfastes du déroulement de ce cycle peuvent être évités. On peut faire que le cycle de la création, de la survie et de la destruction devienne un acte créatif : la Scientologie est engagée dans la valorisation et l’augmentation de la créativité et dans la défaite du chaos et de la négativité.
Elle reconnaît l’existence d’une voie ou d’une ligne de transmission de la sagesse, partant des Vedas et du Bouddha Gautama, pour aboutir au message chrétien et admet certaines affinités avec tous ces enseignements.
Mais si la sagesse, par exemple dans le Bouddhisme, permettait parfois à quelques individus d’obtenir le salut pendant leur vie, il n’existait pas, alors, un ensemble de pratiques précises assurant ce résultat. C’était pratiquement impossible à reproduire. L’obtention du salut restait soumis au hasard et à des facteurs non contrôlés.
Le salut était obtenu par quelques individus, ici et là, de temps en temps, ou pas du tout.
Ce qu’Hubbard a entendu faire, fut de standardiser la pratique religieuse, allant à en faire pratiquement une routine et d’augmenter la probabilité des résultats sotériologiques.
L’application aux buts spirituels, de telles méthodes techniques, indique combien la Scientologie adhère aux techniques modernes, pour la réalisation de buts qui, autrefois, étaient atteints sporadiquement et occasionnellement quand ils l’étaient. Elle tente par là d’introduire de l’ordre et de la certitude au sein des conquêtes et des exercices spirituels.
La Scientologie désire mettre de l’ordre et de la discipline au sein de la quête religieuse, par l’emploi de procédures rationnelles. En ce sens, elle a fait, dans l’ère de la technologie, ce que le Méthodisme tenta de faire en un stade moins avancé du développement social quand ils tentèrent de convaincre les gens que le salut devait être recherché par l’intermédiaire de moyens contrôlés, disciplinés et méthodiques. Alors que les méthodes des méthodistes furent exprimées dans le langage encore relativement conventionnel du Christianisme de l’époque, les méthodes avancées par la Scientologie sont profondément marquées par une société plus engagée dans les procédures rationnelles et technologiques.
Les moyens employés par la Scientologie ont été comparés au upaya ( «la bonne méthode») de la Septième étape du Chemin Bodhisattva, menant au salut dans le Bouddhisme Mahayana. Selon cette version du Bouddhisme, à la septième étape, le croyant devient un Bodhisattva transcendental, désormais détaché du corps physique (comme le thétan opérant, dans la Scientologie).

Imprimer cet article Imprimer cet article

02. janvier 2008

LA SOTERIOLOGIE DE LA SCIENTOLOGIE

Par Bryan Wilson

Ce procédé est en lui-même une sotériologie, une doctrine de salut.
Si l’état final semble dépasser le salut normalement énoncé par la religion chrétienne, c’est parce que les sotériologues se préoccupent plutôt souvent du salut proche que de l’ultime.
Le Christianisme renferme également des concepts qui considèrent l’homme comme co-héritier avec le Christ.
Même l’Église et la laïcité furent fréquemment satisfaites par la perspective plus limitée qui permet à l’âme de finalement atteindre le paradis.
Dans certains mouvements – le Mormonisme par exemple – l’idée que l’homme atteigne un statut déiste est explicitement reconnue.
Les termes suivant lesquels le salut doit être accompli sont différents dans la Scientologie, mais l’idée à long terme du salut de l’âme est facilement identifiable dans ses enseignements.
Il est souligné que les proches desseins de sauvegarde de la santé mentale d’un individu passent par la guérison de sa détresse psychique et par la l’acceptation d’une aide pour qu’il puisse surmonter sa dépression. Mais ils sont justifiés en référence à la sotériologie décrite ci-dessus.

Imprimer cet article Imprimer cet article

30. décembre 2007

LA MORALITÉ DANS LA SCIENTOLOGIE

Par Bryan Wilson

Il est parfois suggéré qu’une des caractéristiques de la religion est de prescrire un code moral, même si la force avec laquelle les religions s’engagent vis-à-vis d’un code spécifique de morale, varie considérablement.
La Scientologie commença avec l’expression de buts généraux d’amélioration du potentiel de chaque individu. Quand elle se mit à insister sur la liberté, elle adopta une approche de la moralité, plus permissive que celle exprimée par les églises chrétiennes traditionnelles. Cependant, dès le tout premier exposé sur la Dianétique, Hubbard établit clairement que l’individu était responsable de ses propres limitations : qu’un thétan était fondamentalement bon et qu’il diminuait ses propres pouvoirs en se permettant de commettre des actions néfastes.
L’audition oblige l’individu à confronter ses problèmes et à assumer la responsabilité de son propre bien-être. Il doit reconnaître les actions néfastes qu’il a commises dans sa vie présente et dans ses vies antérieures.
Dans une importante publication, Introduction à l’éthique de la Scientologie, L. Ron Hubbard établit les standards éthiques requis d’un scientologue et dit clairement qu’un engagement vis-à-vis des valeurs morales, est fondamental à la foi.
Le but de l’individu est la survie – à savoir la survie dans l’ensemble des huit dynamiques, partant de la préoccupation de soi-même et de la famille et finissant avec la préoccupation afférente à l’aspiration ardente à une existence sous forme d’infini, la dénommée dynamique de Dieu [voir le paragraphe «la doctrine de Scientologue : les huit dynamiques »].
La survie, en tant que concept scientologue, se conforme à la préoccupation principale de toutes les religions le salut. Une action éthique est sensée refléter un comportement rationnel servant ce dessein. En conséquence, Hubbard insiste sur le besoin que l’individu a de se conduire suivant des standards éthiques et de se comporter rationnellement, s’il veut obtenir son propre salut et faciliter celui de l’humanité.
Ainsi, d’une manière analogue à celle que les bouddhistes ont de s’engager personnellement à faire des bonnes actions, car c’est là le moyen d’améliorer leur futur karma, le scientologue apprécie un comportement rationnel – à savoir éthique – relatif à l’obtention de la survie, pour lui-même et pour les groupes embrassés par les huit dynamiques.
Hubbard déclara dans ses écrits : « L’éthique est l’ensemble des actions que s’impose l’individu pour amener les autres et lui-même à la survie optimale sur toutes les dynamiques. Les actions éthiques sont des actions de survie. Sans éthique nous ne survirons pas. [p. 17].
La survie n’est pas seulement une survie. Il s’agit plutôt d’une survie dans une condition d’à propos. « La survie se mesure par le plaisir» [p. 301. Ainsi, comme dans le Christianisme, le salut entraîne un état de bonheur. Mais «seuls un coeur pur et des mains propres sont le moyen de survivre et d’être heureux [p. 29] en conséquence et en pratique, parvenir à survivre demande le maintien de standards moraux.
Hubbard écrit : «Quant aux idéaux, à l’honnêteté, à l’amour du prochain, ce sont des choses sans lesquelles une bonne survie n’est pas possible. [p. 23].
Les valeurs morales de la Scientologie intègrent les codes moraux, mais vont plus loin en affirmant la rationalité essentielle des valeurs morales scientologiques. L’application de celles-ci est considérée comme la seule possibilité de redressement et de rédemption de la dégradation de la moralité contemporaine et des activités des personnalités anti-sociales.
En 1981, Hubbard formula un ensemble de préceptes moraux, soi-disant basés sur le sens commun. Il décrivit la brochure dans laquelle ils furent présentés « comme un travail individuel … ne faisant pas partie d’une quelconque doctrine religieuse et voulut que ceux – ci fussent largement diffusés car ils représentaient une solution au déclin des standards moraux de la société moderne. Ce code fait largement écho au Décalogue et aux autres préceptes de la moralité chrétienne, mais il est exprimé dans une langue moderne et renferme une justification sociale, fonctionnelle et pragmatique de la plupart des principes présentés.
Le code interdit le meurtre, le vol, le mensonge, les actes illégaux, les mauvaises actions envers les gens de bonne volonté. De plus, il implique également la fidélité envers les partenaires sexuels, le respect des parents, l’aide aux enfants, la modération, le soutien d’un juste gouvernement ; la réalisation des obligations le respect des autres croyances religieuses, le soin de la santé et de l’environnement, le travail et la compétence. Il renferme en termes positifs et négatifs une version de la règle d’or qui est souvent traduite dans la tradition chrétienne comme ne faites pas aux autres ce que vous ne voulez pas qu’ils vous fassent.
La brochure recommande avec insistance à ses lecteurs de la faire connaître aux personnes dont le bonheur et la survie les préoccupent.

Imprimer cet article Imprimer cet article

29. décembre 2007

LES PRÉTENTIONS RELIGIEUSES DE LA SCIENTOLOGIE

Par Bryan Wilson

En dépit des divers éléments décrits ci-dessus qui se rapportent à la religion, la Scientologie ne prétendait pas à l’origine au statut de religion.
Même en 1954, lors de l’enregistrement officiel de trois églises de Scientologie (sous des titres quelque peu différents), les implications religieuses de la Scientologie restèrent non explorées.
Cependant, Hubbard affirmait que la Scientologie avait des propos religieux. Il écrivit : « La Scientologie a atteint le but de la religion, but exprimé dans toute l’histoire écrite de l’Homme : l’affranchissement de l’esprit par la sagesse. C’est une religion bien plus intellectuelle que celle connue par l’Occident avant 1950. Si nous enseignions simplement nos vérités, sans thérapie, nous apporterions la civilisation à un occident barbare ». [Creation of Human Ability. 1954, 1968, p. 180].
Par certains égards, Hubbard considérait vraiment le Christianisme comme moins évolué que le Bouddhisme, parlant du jugement dernier chrétien comme « …une interprétation barbare de ce dont parle le Bouddha Gautama, à savoir l’émancipation de l’âme du cycle des naissances et des morts ». [Phoenix Lectures, 1968, pages 29-30].
La Scientologie est en elle-même une religion « au sens total et le plus ancien » [ibid, p. 35]. Dans The Character of Scientology, 1968, Hubbard réitéra certains de ses premiers points et affirma que les références de la Scientologie incluaient le Veda, le Tao, Bouddha, les Hébreux et Jésus, tout comme de nombreux philosophes.
La Scientologie a amené la première technologie religieuse, à même de prendre en charge «l’incroyable accumulation de l’abandon spirituel » [p. 10] et il concevait ceci comme la combinaison de l’honnêteté et de la précision de Bouddha Gautama avec l’esprit pratique, productif et rapide d’Henry Ford [p. 12].
Il envisagea l’auditeur comme quelqu’un qui serait formé aux techniques de l’audition et envisagea la formation scientologue comme une éducation religieuse.

Entrees suivantes   Entrees precedantes