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17. janvier 2008

LA DOCTRINE SCIENTOLOGUE RÉINCARNATION ET « KARMA »

Par Bryan Wilson

Il est dit des thétans qu’ils ont occupé d’innombrables corps depuis l’éternité des temps.
Ainsi la Scientologie embrasse une théorie, qui si elle en diffère sur certains points, partage les principales hypothèses de la théorie de la réincarnation telle que maintenue dans l’Hindouisme et le Bouddhisme.
L’importance donnée par la Scientologie aux conséquences présentes et futures des actions passées, ressemble au concept du karma.
De fâcheux résultats découlent des actes néfastes qui constituent un aspect de l’implication dans l’univers matériel.
L’idéal pour un thétan est de n’effectuer que des actions rationnelles et d’être cause : c’est-à-dire qu’il doit déterminer le cours des événements dans son environnement immédiat.
Cette idée est une analogie évidente avec le concept oriental de la création de bon karma par les actions salutaires, pour le futur, même si les scientologues n’utilisent ni ces termes, ni ces concepts.
Les événements des vies antérieures affectent le présent, mais au moyen des techniques développées par la Scientologie, il est possible de se les rappeler, de les confronter et les sources spécifiques des problèmes actuels peuvent ainsi être localisées.
Ceci est à la base de la guérison spirituelle – à savoir qu’on a l’opportunité de modifier les effets « karmiques » des actions passées.

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13. janvier 2008

LA DOCTRINE SCIENTOLOGUE : MOYENS RATIONNELS DU SALUT

Par Bryan Wilson

La philosophie religieuse décrite ci-dessus est partie de la pratique de la Scientologie.
Hubbard la considérait lui-même, en certains aspects, similaire à la philosophie des religions orientales.
En particulier, il cita le Vedas, les hymnes de création qui font partie de la tradition hindouiste, comme renfermant un concept très similaire au « Cycle d’Action de la Scientologie. Le Cycle d’Action constitue l’ordre apparent de la vie, partant de la naissance, à travers la croissance, pour aboutir au déclin et à la mort.
Mais, au travers de la connaissance, mise à disposition par la Scientologie, les effets néfastes du déroulement de ce cycle peuvent être évités. On peut faire que le cycle de la création, de la survie et de la destruction devienne un acte créatif : la Scientologie est engagée dans la valorisation et l’augmentation de la créativité et dans la défaite du chaos et de la négativité.
Elle reconnaît l’existence d’une voie ou d’une ligne de transmission de la sagesse, partant des Vedas et du Bouddha Gautama, pour aboutir au message chrétien et admet certaines affinités avec tous ces enseignements.
Mais si la sagesse, par exemple dans le Bouddhisme, permettait parfois à quelques individus d’obtenir le salut pendant leur vie, il n’existait pas, alors, un ensemble de pratiques précises assurant ce résultat. C’était pratiquement impossible à reproduire. L’obtention du salut restait soumis au hasard et à des facteurs non contrôlés.
Le salut était obtenu par quelques individus, ici et là, de temps en temps, ou pas du tout.
Ce qu’Hubbard a entendu faire, fut de standardiser la pratique religieuse, allant à en faire pratiquement une routine et d’augmenter la probabilité des résultats sotériologiques.
L’application aux buts spirituels, de telles méthodes techniques, indique combien la Scientologie adhère aux techniques modernes, pour la réalisation de buts qui, autrefois, étaient atteints sporadiquement et occasionnellement quand ils l’étaient. Elle tente par là d’introduire de l’ordre et de la certitude au sein des conquêtes et des exercices spirituels.
La Scientologie désire mettre de l’ordre et de la discipline au sein de la quête religieuse, par l’emploi de procédures rationnelles. En ce sens, elle a fait, dans l’ère de la technologie, ce que le Méthodisme tenta de faire en un stade moins avancé du développement social quand ils tentèrent de convaincre les gens que le salut devait être recherché par l’intermédiaire de moyens contrôlés, disciplinés et méthodiques. Alors que les méthodes des méthodistes furent exprimées dans le langage encore relativement conventionnel du Christianisme de l’époque, les méthodes avancées par la Scientologie sont profondément marquées par une société plus engagée dans les procédures rationnelles et technologiques.
Les moyens employés par la Scientologie ont été comparés au upaya ( «la bonne méthode») de la Septième étape du Chemin Bodhisattva, menant au salut dans le Bouddhisme Mahayana. Selon cette version du Bouddhisme, à la septième étape, le croyant devient un Bodhisattva transcendental, désormais détaché du corps physique (comme le thétan opérant, dans la Scientologie).

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04. janvier 2008

L’EVOLUTION DES IDÉES SCIENTOLOGUES : LE THETAN ET LE CORPS

Par Bryan Wilson

L’individu ne peut pas dire « mon thétan » puisqu’en essence, l’individu est le thétan occupant un corps ; en ce sens, le thétan est perçu comme ayant encore plus d’importance que l’âme, dans le sens d’une interprétation chrétienne conventionnelle.

Le thétan rentre dans un corps (au moment, avant ou après la naissance) à la recherche d’une identité. En ce sens, la Scientologie a certaines similitudes avec les concepts embrassés par la théorie bouddhiste sur la réincarnation. Mais la représentation d’Hubbard concernant le transfert des thétans à l’intérieur des corps est plus précise et plus ferme qu’aucune autre mentionnée dans les Écritures Saintes du Bouddhisme.

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01. janvier 2008

LES SIMILITUDES AVEC LE BOUDDHISME ET L’ECOLE DU SANKHYA

Par Bryan Wilson

Les mécanismes de la vie, tels que caractérisés par la Scientologie, sont considérablement similaires à ceux embrassés, à la fois par le Bouddhisme et l’école Sankhya de l’hindouisme.
L’accumulation d’une banque réactive dans l’esprit est en quelque sorte similaire à l’idée du karma.
Le concept des vies antérieures a beaucoup de choses en commun avec les théories de la réincarnation, présentes dans les religions orientales.
L’idée de pouvoir accéder à des niveaux de conscience se trouve dans le Yoga (l’école du Yoga est très proche de celle du Sankhya), et il est dit du yogin qu’il peut parvenir à une puissance surnaturelle.

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29. décembre 2007

LES PRÉTENTIONS RELIGIEUSES DE LA SCIENTOLOGIE

Par Bryan Wilson

En dépit des divers éléments décrits ci-dessus qui se rapportent à la religion, la Scientologie ne prétendait pas à l’origine au statut de religion.
Même en 1954, lors de l’enregistrement officiel de trois églises de Scientologie (sous des titres quelque peu différents), les implications religieuses de la Scientologie restèrent non explorées.
Cependant, Hubbard affirmait que la Scientologie avait des propos religieux. Il écrivit : « La Scientologie a atteint le but de la religion, but exprimé dans toute l’histoire écrite de l’Homme : l’affranchissement de l’esprit par la sagesse. C’est une religion bien plus intellectuelle que celle connue par l’Occident avant 1950. Si nous enseignions simplement nos vérités, sans thérapie, nous apporterions la civilisation à un occident barbare ». [Creation of Human Ability. 1954, 1968, p. 180].
Par certains égards, Hubbard considérait vraiment le Christianisme comme moins évolué que le Bouddhisme, parlant du jugement dernier chrétien comme « …une interprétation barbare de ce dont parle le Bouddha Gautama, à savoir l’émancipation de l’âme du cycle des naissances et des morts ». [Phoenix Lectures, 1968, pages 29-30].
La Scientologie est en elle-même une religion « au sens total et le plus ancien » [ibid, p. 35]. Dans The Character of Scientology, 1968, Hubbard réitéra certains de ses premiers points et affirma que les références de la Scientologie incluaient le Veda, le Tao, Bouddha, les Hébreux et Jésus, tout comme de nombreux philosophes.
La Scientologie a amené la première technologie religieuse, à même de prendre en charge «l’incroyable accumulation de l’abandon spirituel » [p. 10] et il concevait ceci comme la combinaison de l’honnêteté et de la précision de Bouddha Gautama avec l’esprit pratique, productif et rapide d’Henry Ford [p. 12].
Il envisagea l’auditeur comme quelqu’un qui serait formé aux techniques de l’audition et envisagea la formation scientologue comme une éducation religieuse.

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23. décembre 2007

LES DIFFÉRENCES DANS LA NOTION DE CULTE – LE BOUDDHISME HINAYANA

Par Bryan Wilson

Premièrement le Bouddhisme Hinayana – dans la pureté de sa forme – et certaines autres religions, posent le principe non pas d’une déité suprême, mais d’un principe ou d’une loi ultime qui ne commande pas le respect, les louanges ou le culte des croyants, ni n’en dépend.
Il est généralement accepté que la présence d’une déité ne constitue pas une condition sine qua non de religion, et donc – si l’on retient ce concept – il faut adopter une plus large définition du culte que celle donnée dans la tradition chrétienne.

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14. décembre 2007

L’ERREUR DE SEGERDAL

Par Bryan Wilson

La Scientologie est une religion, dont l’organisation n’est pas celle de communautés traditionnelles.
En une époque, où les églises établies commencent, à la lumière de la révolution contemporaine de la communication, à reconnaître les limites de la structure de congrégation et à tenter d’autres schémas de culte, la Scientologie, elle a déjà évoluée en une nouvelle procédure plus intensive de ministère spirituel.
La relation personnelle requise par l’audition et le système intensif de formation des auditeurs, représente un schéma de soins destinés à l’intention du progrès spirituel de chaque individu qui dépasse de loin toute pratique pastorale pouvant être offerte, par n’importe quelle forme conventionnelle de ministère religieux.
Contrairement à l’idée populaire, le statut des pratiques de la Scientologie, en leur qualité de culte, n’a pas encore été adressé à la justice.
Au cours d’une première affaire, Regina V Registrar-General Ex parte Segerdal and Another, en 1970, la question centrale fut de déterminer si un bâtiment que l’Église de Scientologie possédait à East Grinstead, pouvait bénéficier de la qualification de « lieu de rencontre pour le culte religieux », conformément au fait que les services que l’Église y tenait, étaient conformes aux critères présentés pour la détermination de ce qui constitue un culte, Parmi ces services, il y avait des sermons hebdomadaires et d’autres réunions, des baptêmes, des services funéraires et des cérémonies de mariage.
Même si, en cette affaire Lord Denning jugea que ces services spécifiques n’étaient pas constitutifs de culte, en réalité, le noyau de la pratique religieuse de l’Église de Scientologie réside dans les procédures d’audition et de formation.
Pour les scientologues, c’est lors de ces activités que le culte est célébré – lors de la communication avec la réalité spirituelle – et non pas lors des services considérés par la justice dans l’affaire Segerdal.
Bien sûr, de telles activités de culte, qui ne respectent pas une déité, peuvent ne pas être en conformité avec le modèle invoqué par la Cour, celle-ci ayant un culte chrétien à l’esprit, mais pour leurs praticiens, il s’agit bien de culte.
Il est apparent, au travers de ce qu’il fut suggéré ci-dessus, qu’en tout état de cause, les religions ne posent pas toutes le principe d’un Être suprême.
Dans l’affaire Segerdal, Lord Denning fit mention du Bouddhisme comme d’une exception au principe qu’il acceptait et admit la possibilité d’autres cas. Pourquoi la Scientologie n’en serait – elle pas un ? S’il y a des exceptions, est-ce que cela ne remet pas en question le principe en lui-même et est-ce que la définition alors employée ne s’en trouve pas annulée ?
La tendance qu’il y a à revenir, en dépit de la discussion d’exceptions, au concept d’un Être suprême comme d’un élément constitutif nécessaire d’un culte, indique dans quelle mesure les préjugés culturels persistent, même en présence de preuves contraires provenant d’autres cultures.
En fait, il est certain que la Scientologie reconnaît un Être suprême mais elle conçoit cette entité comme quelque chose qui ne peut pas être facilement appréhendée et avec qui la communication, en l’état actuel de connaissance humaine est rare.
Ainsi, alors que la Scientologie pose le postulat d’un Être suprême, elle ne présume pas que les hommes puissent normalement prétendre à avoir une connaissance intime de cet être.
Cette attitude constitue en elle-même une forme d’humilité qui parfois manque dans les religions où les individus sont encouragés à déclarer effrontément qu’ils connaissent la volonté et l’esprit de Dieu.
Dans l’optique de cette approche limitée de l’Être suprême, les attitudes de dépendance, fréquentes dans le Christianisme jointes à celles de supplication, vénération, louanges et intervention, deviennent non appropriées. Elles ne le seraient également pour les Chrétiens qui adhèrent à la formulation de la définition de l’Être suprême, avancée par les théologiens modernes (voir Les récentes réévaluations théologiques de Dieu).
Le respect ne manque pas aux scientologues qui considèrent la création en elle-même, comme une chose en étant digne, mais sans un Dieu conçu en des termes anthropomorphes, les éléments et la forme du culte, présents dans la tradition judéo – chrétienne – islamique, sont inapplicables.
Quand l’essence du culte est considérée comme son propos et ses objectifs et non pas comme sa forme extérieure, il n’est pas difficile d’admettre que les pratiques scientologues constituent une forme de culte.

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09. décembre 2007

DOUBLE ADHÉSION

Par Bryan Wilson

La Scientologie présente une caractéristique particulière : ses membres ne sont pas tenus de renoncer à leurs croyances religieuses avant d’adhérer au mouvement scientologique.
Cela porte à croire que la Scientologie se contente tout simplement d’être une croyance complémentaire ou supplémentaire, mais une telle conclusion serait injustifiée.
J’ai discuté de cet aspect de la Scientologie avec certains dirigeants de l’église, de même qu’avec des scientologues, et ils me répondirent que l’exclusivité, quoique non exigée, devient tout simplement une question de pratique.
Selon eux, au fur et à mesure qu’un membre s’implique dans la Scientologie, il a tendance à abandonner sa croyance antérieure. Par exemple, l’expérience m’a démontré qu’un Israélite qui devient scientologue pourrait demeurer affilié au judaïsme pour des raisons culturelles et célébrer les fêtes juives en famille et entre amis, mais il ne pratiquera pas sa religion et n’adhérera pas à la théologie juive.
Cette explication m’apparaît valable de mon point de vue d’homme érudit. Les scientologues perçoivent leur croyance comme une religion à part entière qui exige le dévouement de ses membres.
De plus, tandis que la tradition judéo-chrétienne-musulmane considère que l’engagement religieux doit être exclusif et ne tolère pas la double ou multiple adhésion, ce principe est loin d’être universel parmi les religions.
Le Bouddhisme et l’hindouisme ne l’exigent point. Bouddha ne défendait pas l’adoration de dieux locaux.
L’hindouisme est tolérant en ce qui a trait aux allégeances multiples. Au Japon, un grand nombre de citoyens sont à la fois bouddhistes et shintoïstes.
La symbiose des religions constitue un phénomène bien connu et à certains égards, cela s’est déjà produit dans l’histoire du Christianisme (par exemple, la tolérance du Spiritualisme ou du Pentecôtisme par certains évêques anglicans, bien que ces croyances ne fussent pas reconnues officiellement par la doctrine).
Le fait que la Scientologie adopte une position différente de celle des chrétiens de l’Occident à l’égard des affiliations doubles ou multiples ne constitue pas un motif valable pour lui refuser son statut de religion.

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05. décembre 2007

L’INDICE RELIGIEUX APPLIQUE A LA SCIENTOLOGIE

Par Bryan Wilson

Nous comparons maintenant les qualités de la Scientologie à un inventaire possible des caractéristiques et des fonctions d’une religion, telles qu’énoncées au paragraphe « élimination du préjugé culturel ».
Nous avons noté les aspects correspondant à la Scientologie comme étant Accord ou Accord limité ; et ceux ne correspondant pas comme étant Désaccord, ou Désaccord limité et les autres aspects comme étant Indéterminé.

(a) Les thétans sont des entités qui transcendent la perception normale des sens, Il est à noter également que la Scientologie affirme l’existence d’un Être suprême. D’accord.

(b) La Scientologie considère comme admis que les thétans ont créé l’ordre naturel. D’accord.

(c) Les thétans occupent des corps humains, ce qui entraîne une intervention continue dans le monde matériel. D’accord.

(d) Les thétans opéraient déjà avant le cours de l’histoire humaine. On dit qu’ils ont créé l’univers physique et qu’ils occupent les corps pour leur propre plaisir, pour avoir une identité, et que pour eux il s’agit d’un jeu. Toutefois, le but en est indéfini, et l’Être suprême en Scientologie n’est pas représenté comme ayant des buts définis. Accord limité.

(e) L’activité des thétans et l’activité des êtres humains sont identiques. Les vies futures du thétan seront profondément affectées dans la mesure où il se libère du mental réactif, de plus il sera profondément affecté par le même processus au cours de sa vie actuelle. D’accord.

(f) Un individu peut influencer sa destinée, au cours de cette vie et au cours des vies ultérieures, grâce à l’audition et à la formation. D’accord.

(g) Les cérémonies symboliques dans le sens traditionnel du culte (par exemple, la Messe Catholique) sont minimales et rudimentaires en Scientologie, telles qu’elles le sont chez les Quakers, mais elles existent. Néanmoins, pour adopter une position prudente, nous pouvons considérer ce point comme étant Indéterminé.

(h) Les actions propitiatoires (comme le sacrifice ou la pénitence, par exemple) ne figurent pas dans la Scientologie. L’individu recherche la sagesse et la connaissance spirituelle. En désaccord.

(i) Les manifestations de dévotion, de gratitude, de révérence et d’obéissance à l’égard d’entités surnaturelles sont pour ainsi dire non existantes, sauf dans les rites de passage prescrites en Scientologie. En désaccord.

(j) Bien que la Scientologie ait un langage distinctif lui donnant les moyens de renforcer les valeurs internes au groupe, et bien que l’écriture ou les enseignements de L. Ron Hubbard soient considérés comme sacrés dans le sens général du terme, on ne peut pas dire que ce soit conforme au sens technique de sacré en tant que choses à part et défendues . En désaccord.

(k) Les cérémonies à l’occasion d’une célébration ou d’une pénitence collective ne sont pas une caractéristique importante de la Scientologie, mais au cours des dernières années le mouvement a créé un nombre de fêtes commémoratives, telles que la célébration de l’anniversaire de la naissance d’Hubbard, la date de la fondation de l’Association Internationale des Scientologistes, et une journée célébrant le ministère des auditeurs. Accord limité.

(1) Les scientologues se livrent à relativement peu de rites collectifs, mais les enseignements du mouvement fournissent une conception philosophique du monde, et ainsi attirent des membres leur donnant un sentiment de camaraderie et d’identité commune. Accord limité.

(m) La Scientologie n’est pas une religion très moraliste, mais le souci des convenances morales s’est amplifié à mesure que la portée de ses conclusions métaphysiques est devenue apparente. Depuis 1981, les attentes des scientologues sur le plan moral ont été clairement énoncées : ces dernières ressemblent aux 10 Commandements, et réaffirment le besoin formulé depuis longtemps de réduire les « actes néfastes ». Les doctrines relatives au mental réactif et à la réincarnation adoptent des orientations morales semblables à celles du Bouddhisme. D’accord.

(n) La Scientologie insiste sur le caractère sérieux du but, l’engagement continu et la loyauté envers l’organisation et ses membres. D’accord.

(o) En Scientologie, les enseignements relatifs à la réincarnation sont entièrement conformes à ces critères. Un mental réactif en accroissement dessert le thétan, et cela peut être résolu en appliquant les techniques de la Scientologie. D’accord.

(p) La Scientologie a des permanents qui ont principalement le rôle de ministres (auditeurs), certains d’entre eux sont également aumôniers et remplissent essentiellement le rôle de superviseur et de pasteur. Les auditeurs, les responsables des cours et les aumôniers (en fait tous les membres du personnel) cherchent à protéger la théorie et la pratique de la Scientologie de toute déviation et, en ce sens, ils en sont les gardiens. D’accord.

(q) Les auditeurs, les responsables des cours et les aumôniers sont rémunérés. D’accord.

(r) La Scientologie a un fond de doctrine métaphysique qui offre une explication sur le sens de la vie et sur son but, et une théorie élaborée sur la psychologie humaine, ainsi que sur l’origine et le fonctionnement de l’univers physique. D’accord.

(s) La légitimité de la Scientologie se présente sous forme d’une révélation de L. Ron Hubbard. Les propres sources d’Hubbard font mention de l’ancienne sagesse de l’Orient, mais prétendent être presque entièrement les résultats de recherches. Ce mélange d’attraction vers la tradition, le charisme, et la science se retrouve dans d’autres mouvements religieux contemporains, comme, la Science Chrétienne. Accord limité.

(t) Les prétentions à la vérité de certaines des doctrines de la Scientologie ne peuvent pas être soumises à un test empirique, mais l’efficacité de l’audition est dit être démontrable pragmatiquement. Les buts de la Scientologie dépendent de la foi dans les aspects métaphysiques de la doctrine, même si toutefois les moyens sont dits susceptibles d’être soumis à un test empirique. Accord limité.

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29. novembre 2007

LA SCIENTOLOGIE COMPORTE UN CULTE

Par Jacques Robert

La religion scientologique comme toutes les autres religions comporte un culte.
C’est un critère qui a été notamment relevé par le Révérend U.E. SIMON, professeur de littérature chrétienne au King’s collège de Londres qui écrivait le 15 juin 1975 : « Les critères essentiels sur lesquels je me base pour savoir si c’est ou non une religion est de savoir s’il y a un culte de Dieu et s’il existe un code d’éthique qui s’adresse à l’homme.
Ces deux critères sont remplis par la pratique scientologique ».
L’archimandrite KALLISTOS WARE, conférencier en études orthodoxes orientales à Oxford et membre du Pembroke College, écrivait à ce sujet : « Le fait de rendre un culte est fondamental au concept de religion ». C’est « l’attitude et l’action de rendre un culte qui distinguent une corporation religieuse d’autres formes d’association, comme un club social, une société philanthropique ou un groupe de discussion philosophique. Je constate que l’Eglise de Scientologie s’adonne à des actes de culte parmi lesquelles des prières à « l’Etre Suprême », « Dieu », l’auteur de l’univers ; « l’Etre Suprême » ne semble pas être envisagé en termes personnels mais il existe plusieurs religions telles que le Bouddhisme qui n’ont pas un Dieu « personnel ».

A.    CÉRÉMONIES RÉGULIÈRES

Il existe d’abord des cérémonies religieuses régulières, des services, comme dans toutes les religions. A cet égard, M. Maurice CORDIER, prêtre catholique écrit à propos du siège de l’église : « Il existe une chapelle dans l’établissement ; sa décoration fait appel à des symboles religieux et sa disposition rappelle celle des lieux de prières et de recueillement offerts par les différents cultes. Un office y est organisé régulièrement » (2 novembre 1977).

Pour ces cérémonies régulières, un certain nombre de prières ont été composées suivant un rituel prévu.

a)    Le chapelain souhaite la bienvenue aux fidèles puis leur présente l’objet du service en citant certains textes qui se trouvent dans un manuel et qui rappellent certains principes de Scientologie, affirmation de l’immortalité de l’âme, relation avec l’Etre Suprême, libération de l’âme par la sagesse, amour du prochain, etc.

b)    Puis le chapelain suit un rituel dont voici l’ordonnancement :

•    Prière pour la liberté totale
•    Prière silencieuse
•    Récitation du Credo de l’Eglise
•    Lecture par exemple d’un extrait d’ouvrage du fondateur
•    Sermon
•    Lecture au choix des prières suivantes :
•    Prière pour la justice
•    Prière pour la compréhension de l’Etre Suprême
•    Prière pour une plus grande compréhension
•    Prière pour la paix
•    Prière pour la liberté de religion
•    Prière pour l’avancement spirituel
•    Prière pour l’illumination religieuse

c) La fin du service est consacrée à prier pour une série d’intentions particulières : les besoins spirituels de ceux que nous aimons, nos semblables, notre pays, ceux qui sont dans la détresse et le développement des droits et des croyances de l’ensemble des Eglises et des groupes religieux.
Si l’on établit un bref rapprochement avec les services d’autres religions, les différences sont minimes : on retrouve notamment l’enseignement de la religion dans le sermon, le rappel de la croyance partagée dans le credo, les différentes prières caractère général dont l’objet est commun à toutes les religions ; enfin les intentions spéciales aux membres de la communauté : les proches, les pauvres, les autres Eglises et la Patrie.

B.    CÉRÉMONIES EXCEPTIONNELLES

Il existe par ailleurs des cérémonies solennelles, exceptionnelles, qui correspondent aux rites de passage de la vie humaine, comme dans toutes les autres religions.
Ces cérémonies se déroulent sous l’autorité des ministres du culte de l’Eglise de Scientologie. On pourra citer, à titre d’exemple, le certificat délivré par le juge de la Cour de  district de Colombia le 4 mai 1969 autorisant le Révérend BEVIS JOHN LESLIE FUDGE à célébrer le mariage dans le district de Colombie. Dans le même sens, des autorisations similaires pour la Révérende Jane POCKI en Colombie britannique et pour la Révérende ELSIE F. GRIFFITH dans le même pays.
A titre d’exemple de cérémonie solennelle, on citera le mariage scientologique au cours duquel le pasteur, comme les ministres des autres religions, rappelle aux époux leurs obligations : fidélité, assistance réciproque, entretien des enfants et assiste à l’échange des consentements matérialisé par celui des alliances. Ces rites existent aussi dans les religions chrétiennes.
La deuxième cérémonie solennelle, celle de l’attribution d’un nom aux enfants, se rapproche beaucoup du baptême encore que son objet soit différent. Le parrain et la marraine prennent l’engagement que l’enfant recevra toute l’instruction nécessaire à la réalisation de son patrimoine, entendu dans son sens spirituel.
Troisième rite de passage que la religion scientologique prend en charge comme toutes les autres religions : c’est  la mort qui est marquée par un service funèbre à l’église.

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